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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:23

chouissa

68 pages au format 14 x 21, 8 €

 

 

Les esquimaux peuplent délicieusement le grand nord. Leurs chants rauques les protègent, ils sont différents, on les sauvegarde sous l’appellation d’Inuits, qu'ils préfèrent selon l'Encyclopédie Universalis.

Le lynx ne peut pas s'exprimer en cage, il croupit. Il n'en reste qu'une image délabrée, presque de la viande. Je ne pourrais d'ailleurs faire figurer l'image à mon album sans extraire l'animal de sa cage.

Le moi lui-même dont on se gargarise quotidiennement n'est que le support d'exercices de simulation. Très vite l'homme est inutile. Je l'avais oublié mais l'écho des morts honteuses de l'animal m'est revenu. Chat écrasé négligemment, hérisson éclaté, chien que l'on pique. Un pressentiment.

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:14

frangelik.jpg

au format CD 14 x 14 (mais sans CD)

68 pages, 7 €

 

 

Après avoir partagé une partie de leur

 

enfance sur les rivages marocains,

Frank et Angélique se perdent de vue.

Ils se retrouvent trente ans plus tard

et l’envie de dire leur histoire en mots

et en musique s’impose : ils fondent

alors le groupe Frangélik.

Leur premier opus, Mots Nomades,

intégrale des textes du spectacle du

même nom, est une invitation au

voyage de l’enfance à l’âge adulte, de la

séparation aux retrouvailles, de Casa à

Paris, avec les escales incontournables

aux rives des grandes thématiques de

la vie : la filiation, le deuil, l’amour,

abordés avec tendresse, colère, dérision

ou nostalgie. Des mots nomades pour

nommer la peau de leurs rivages

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:06

nikitine.jpg

100 pages au format 10 x 15, 7 €

 

Légende

 

l’important

ce n’est pas le petit caillou blanc

qui repose à tes pieds

et dont la forme

façonnée par la nuit

et les couleurs

offertes par l’instant précaire du soleil

te renvoient l’image de ta propre misère

 

l’important

c’est de voir toutes les pierres du monde

réunies dans ce simple petit caillou blanc

que tu peux ramasser encore

et porter à ta bouche pour étancher ta soif

 

si tu as vraiment soif

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:01

cairn-7.jpg

n°7 de la revue Cairns

64 pages au format 14 x 21, 6 € abon. 10 €

 

*

Il avait dans sa boîte à lèvres

des mots pour chaque heure du jour

 

Des mots levés très tôt

en quête d’une voix

à réchauffer

 

Il avait des paroles

où glisser une main

 

Il avait des baisers

il avait des sourires

à déposer doucement sur les seuils

 

Il avait une boîte à lèvres

toujours ouverte à la douceur

 

Une boîte à être

ensemble.

 

 

Alain Boudet

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:47

bruyas-apprenti.jpg

 Il s'agit d'une réédition augmentée.

90 pages au format 14 x 21, 8 €

 

Je ne savais pas en écrivant ce texte que ce serait le dernier que Florence Brunet interprèterait.

Je ne savais pas que ma rousse préférée, mon soleil taché, quitterait ce monde aussi rapidement.

Le dessin général de ce récit théâtral a pris une dimension prémonitoire : de l’apprenti voyageur au maître vagabond, à sa dissolution aux confins méridionaux de l’Inde.

La fin de Florence est moins poétique. Un méchant cancer l’a consumée.

Je ne suis pas encore revenu de l’échange que j’ai eu en tant qu’écrivain avec mon actrice, tant la connivence et le mystère nous ont enveloppés.

En reviendrai-je ?

En tous cas j’ai décidé de faire voyager L’apprenti de par le monde.

Il a le format de mon passeport.

 

Jean-Luc Bruyas

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 10:59

Liqueur-72.jpgDes mots (5)

 

            J’eus l’été dernier (2008) quelques nouvelles de Raimundo Avelino, par l’entremise d’un grand quotidien qui m’apprenait que ce dernier ne pouvait plus communiquer dans sa langue maternelle, étant la dernière personne à parler le kaixna, langue originaire d’un village proche du rio Japura, au Brésil.

            Il y a deux ans c’était la langue eyak qui disparaissait avec la dernière personne la parlant (en Alaska).

            Deux cents langues sont mortes au cours des trois dernières générations et autant ne sont parlées que par moins de dix personnes. On a intérêt à ne pas être fâché avec son voisin ! Quant au lectorat de poésie dans ces idiomes… Ainsi, ce sont 2500 langues, sur les quelques 6000 qui se peuvent entendre sur notre bonne vieille Terre, qui sont menacées de disparition.

            On peut croire qu’un jour tout le monde parlera la même langue (l’Anglais ?) et que cela facilitera la « communication » -beurk. Pour ma part me manqueront les petits claquements de langue du swazi, les variations de lexique de la région Isan en Thaïlande par rapport au siamois officiel, la certitude qu’on échange encore en wintu-nomlaki quelque part même si j’ignore tout de cette dernière langue.

J’eus l’été dernier quelques nouvelles de Raimundo Avelino qui, lui aussi, n’a plus qu’à disparaître.

 

         JCB

 

 

Sommaire

 

 

3   Jean-Christophe Belleveaux : Des mots (5)

 

4   Dossier Bazoches-du-Morvan,

 « Samedi poésie, Dimanche aussi »

5   Entretien avec Geneviève Peigné et Jean-François Seron

11 Valérie Rouzeau

16 Claude Vercey

22 Jean-Pierre Georges

25 Françoise Ascal

 

30 Dossier Henry Chiparlart                                                              

 

65 Nicolas Jaen

75 Daniel Pozner

79 Jean-Baptiste Pedini

89 Jean-Christophe Belleveaux : Chérie va ouvrir…

93 Armand Dupuy

100 Roger Lahu : Nures de lectote 2009

103 JCB : J’veux le feuilleton à la place

 

Les illustrations de ce numéro sont de Henry Chiparlart

 

 

A cette heure personne ne sait quand paraîtra le prochain numéro de Liqueur 44. Il est possible mais pas certain que celui-ci soit le dernier.

Pour ne pas nous quitter comme ça,

on peut trouver un POD de Roger Lahu en tapant tout ça sans se tromper en haut de son ordinateur :

http://fr.calameo.com/read/000023214df141d6d4f57

des infos sur les éditions potentilles en procédant pareil

http://editionspotentille.blogspot.com/

ou sur gros textes

http://grostextes.over-blog.com/

 

108 pages au format A5. Il est en vente chez Gros Textes au prix de 8 € (+ 2 € de frais de port) 

 

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 10:56

Il s'agit d'une réédition d'un ouvrage publié en 2007Krembel

 

N’être plus de là, du lieu.

Sentir glisser lentement et partir

ce que fut sa vie

devenir l’étranger dans les villages.

 

 

N’être plus que l’être de passage

sentir se clore une époque et un lieu.

 

 

Etre l’être de l’errance

le marcheur hérissé de stridences

aller pourtant vers l’essentiel.

 

 

Etre nu, comme l’homme du siècle finissant.

Pas voulu, pas choisi, pas forcément subi.

 

 

Nous nous étonnons tout de même

de vivre ainsi dans un indéfini matin d’exil.

 

 

 

86 pages au format 13 x 21, 8 €

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 20:22
Petit clin d'oeil à Marie et à Frank
et aux autres bien sûr

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:51

GT2.jpg

Prendre le temps

 

G

ros Textes Arts et Résistances est une revue qui se cherche et qui prend son temps.

Gros Textes Arts et Résistances remercie ses lecteurs pour l’accueil réservé au premier numéro.

Tiré au départ à 200 exemplaires, il nous a fallu en retirer 50 par deux fois et je m’apprête à le faire une troisième pour avoir quelques exemplaires du numéro 1 à vendre cet été. Près de 80 lecteurs ont choisi de nous soutenir en s’abonnant.

Voici pour les chiffres. Ils dessinent nos limites en termes quantitatifs. Je ne discuterai pas les limites. Elles correspondent à notre histoire, l’histoire de Gros Textes (bientôt 20 ans).

Gros Textes Arts et Résistances est une revue qui se cherche dans sa forme. Il y a bien sûr les questions de mise en page auxquelles nous voudrions apporter une attention particulière considérant que la manière de porter un discours doit être en harmonie avec celui-ci.

Mais au-delà de la forme ? Nous voulons transmettre une forme de poésie qui s’autorise à intervenir dans cette critique radicale d’un système dont on refuse encore à considérer les limites bien qu’elles apparaissent de plus en plus évidentes. Nous voulons transmettre une poésie qui accompagne une critique radicale d’un capitalisme qui la refoule, la nie ou la méprise. Face à la toute puissance de l’économie et du chiffre, il pourrait sembler que la poésie ne pèse pas lourd. Et pourtant comme nous le rappelaient neuf intellectuels antillais il n’y a pas si longtemps « Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique ) ». Ces paroles élémentaires devraient être martelées jusqu’à ce qu’on les entende ou plutôt explorées jusqu’à ce qu’on s’en imprègne vraiment. C’est à ce type d’exploration que voudrait se livrer Gros Textes dans cette décolonisation de nos imaginaires évoquée chez certains alternatifs. Dépassé bien sûr le grotesque et caricatural « travailler plus pour gagner plus » avec lequel s’amuse Claude Vercey dans ce numéro. Jean-Claude Liaudet, lui, continue d’explorer les mythes et légendes de la sarkozie (et ce n’est bien sûr pas le personnage qui nous intéresse mais cet autre imaginaire qu’il symbolise). Pour résister, le peuple s’est longtemps appuyé sur ce qu’on appelle « la gauche », Jean Klépal et Alain Sagault nous esquissent à leur manière un état des lieux (nous y reviendrons nécessairement). Et si d’aventure nous partions chanter viva la revolution avec le portrait du Che sur la poitrine, on peut tendre l’oreille vers Jean-Paul Leroux avant le départ afin de garder intacte notre capacité de douter et ne céder à aucun dogme ou pensée préfabriquée. Et ne pas oublier de se moquer de nos adversaires avec pastiche et dérision. Ne pas oublier non plus que la vie est vaste et que la galerie des émotions, des sensibilités, de l’expérience personnelle exprimée et partagée constitue la matière première des résistances. Prêter main forte à ces pistes exploratoires est aussi une fonction de la poésie. Il s’agit quelque part d’une vieille tradition que Paul Ariès dans un éditorial très inspiré de son journal « Le Sarkophage », (n°15) remet au goût du jour en nous fourbissant des armes : « A-t-on assez pensé à l’importance de la poésie et des poètes dans la Résistance ? Qui se souvient que c’est le grand poète roumain, Mircéa Dinescu qui a lancé, sur les ondes radiophoniques, l’appel à l’insurrection contre les Ceausescu ? Écoutons ce que nous dit le poète militant guadeloupéen Patrick Chamoiseau : le principe d’une poétique, c’est de parier sur les formes invisibles qui se trouvent dans le réel. Cette dimension poétique du vivant, c’est celle des grands mythes, y compris révolutionnaires. Une vie simple, c’est déjà une vie qui rappelle l’urgence et la beauté de vivre. » Gros Textes se propose de s'insérer dans cette urgence mais en prenant son temps. Le temps de vivre les résistances partagées. 

 

Yves Artufel

 

Sommaire

 

1  Yves Artufel : Prendre le temps

2  Anne Poiré : Nathalie Potain 1966-2009

 

Maquis et Résistances

5  Claude Vercey : Ode au président S.

7  Jean-Claude Liaudet : Mythes et légendres de la Sarkozie, l’home africanus, archétype du français moyen

11 Jean Ganzhorn : Le cocopitalisme ou cacapitalisme

12 Stéphane Beau : le livre est mort, vive le livre

16 Jean Klépal : La gauche, une illusion poétique ?

18 Alain Sagault : La politique, un réalisme illusoire : pour un retour à la morale

23 Jean-Paul Leroux : Demain la révolution ?

28 Eric Simon : De la lettre au poème, le poème de la lettre : les lettres de Rimbaud de 1871 à 1872

29 Fernando Carreira : Si hier laborieusement je vous ai enlevé le bas…

31 Xavier Dupenlou / François Pecqueur : Les aphorismes de notre temps

 

Dossiers GT 

34 Christian Garraud / Angelo Verga : En conversation

36 Angelo Verga : Eloge pour ce qui reste

 

En vrac et poésie

51 Jean-Christophe Belleveau : Eprouver

53 Hervé Péchoux : Description d’une démarche artistique

57 Patrick Joquel : Saint-Paul Trois Châteaux

60 Christian Bulting : Au revoir grand gaillard qui le jour à peine levé…

61 Stéphane Beau : Ego-graphies

64 Jean-Claude Touzeil : Parloir

66 Thomas Vinau : Lettre ouverte au sale goût dans ma bouche

68 Wallonie chronique, André Stas, petit dossier « découverte » préparé par Eric Dejaeger

71 Lou Raoul : S’enfuir / s’enfouir

73 Dominique Forget : Lampes de poche

75 Marie Monguet : Du nouveau ! Encore du nouveau ! Ça ne change pas !

77 Raphaële Bruyère : Là donc, un hêtre de 43 mètres…

81 Anaïs Escot : Ce qui compte n’est pas de compter…

84 Fabrice Marzuolo : Autoportrait d’un autre… Nous le poètes ratés

87 Salvatore Sanfilippo : A tous les contrariés…

88 Mylène Joubert : Quelque part quelqu’un est fragile

 

            En vrac et en chroniques

93 Dominique Forget : Lectures à ciel-ouvert

95 Jean Foucault : Le verbe égaliter

96 Yves Artufel : En vrac et en dentelles

 

 

Ce numéro de 100 pages est vendu 9 € (+ 2 € de frais de port).

L'abonnement simple pour 2 numéros c'est 17 € 

 

 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 18:18

Harkness-polder-146.jpg

68 pages au format 10 x 15, couverture de Susie Harkness, 6 €

 

La somme de ce qui nous entoure

 

 

     Après Doublure, Valérie Harkness revient avec un nouveau polder, Sauve.    

 

     Dès les premières pages, l’espace-temps est défini, High Royds, en 1905, est un lieu sinistre où l’on enferme, un asile avec ses cellules / ses cellules d’isolement / son horloge / ses fenêtres fermées / à clef / ses portes fermées / à clef. L’auteur use volontiers de la répétition pour évoquer cet environnement dans lequel les boîtes de Doublure deviennent des pièces servant à cloisonner des individus.

 

     La folie. Dans la nudité blanche, les lèvres découpées / et pâles saignent sur des pétales entamant / de folles et lentes / dégringolades /  blanches. Vertige de la chute, du vide, et de l’absence de repères, car les allées sont interminables / les mouvements dans les allées sont interminables / les vides des allées sont interminables.

 

     Alors, les mosaïques, les bleus, jaunes, rouges, les losanges de la cravate, les rayures de la cravate, deviennent autant d’aspérités par où accrocher le regard, pour ne pas glisser tout à fait, sombrer tout à fait.

 

     Verticalité de la chute. Infinie. Au-delà de High Royds et de ses corps vivants aux esprits fous, et vivants / cerveaux mal assortis / taillés / trop petits ou trop gros, demeure une ligne directrice, comme un secret lisse et poli par le temps.

 

      Une femme-âme se promène dans les souvenirs de la narratrice, une autre soi-même à laquelle Valérie Harkness s’adresse parfois. Dans cette proximité entre soi et l’autre réside une forme d’universalité, une empathie qui révèle une approche sensible, ainsi que la notion d’incomplétude, en témoigne le dernier vers du recueil : tu me fais deux.

 

 

Valérie Canat de Chizy

 

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dans un spectacle Gaston Couté

couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.