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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 20:41

1 - Lény Escudéro est mort le 9 octobre. 

Je garde un souvenir extrêmement puissant des concerts auxquels j'ai assisté. Un formidable compositeur et interprête qu'on n'aura pas reconnu à sa juste valeur. 

Si vous avez le temps : https://www.youtube.com/watch?v=ECcx1h-Rx40

Sinon, je trouve cette vidéo bouleversante...

 

31 - Les jours où l'on est pressé, penser à plonger dans quelques lignes de Scutenaire :

"Il faut vivre dangereusement, au coin du feu."

 

30 - Ilarie Voronca Le poète intégral par Christophe Dauphin, Rafael de Surtis / Editinter

"On les verra certes, ce crépuscule

Et ce printemps, aux portes ouvertes d'un nuage,

Sans jamais s'arrêter et regrettant toujours

Ce bonheur qu'on a cru saisir, insaisissable."

 

29 - Ilarie Voronca Le poète intégral par Christophe Dauphin, Rafael de Surtis / Editinter

http://www.leshommessansepaules.com/livre-Ilarie_Voronca,_Le_po%C3%A8te_int%C3%A9gral-67-1-1-0-1.html

"Ce sera peut-être comme dans cette vie :

Je m'écrierai: c'est ici que je veux demeurer,

Comme je m'exclamais autrefois devant un beau domaine,

C'est ici que je veux vivre, je dirai : dressez une tombe ici..."

 

28 - Ilarie Voronca :

"...Ah ! j’ai peut-être été entraîné dans ce passage terrestre

Comme un qui se trouve involontairement mêlé

À quelque histoire honteuse

Il valait mieux que je fusse méconnu

Que personne ne puisse dire :

“Il était comme cela !”

Non rien de particulier dans le visage

Je n’ai été ni champion de force ni chanteur, ni meneur d’hommes

Quelle chance d’être passé inaperçu

Et quand les juges chercheront les noms

Ils ne trouveront le mien ni dans les cadastres des mairies

Ni parmi les titulaires de chèques, ni parmi les porteurs de titres

Non, pas même sur une croix ou sur un morceau de pierre

Quelque part se mêlant aux blancheurs d’un ciel bas

Mes os seront pareils aux herbes arrachées."

 

27 - Un dessin d'humour du grand Chaval

Un jour après l'autre - octobre 3

26 - Un article de Frédéric Lordon sur le blog du monde diplo commence ainsi :

"... un pays où les hommes du capital finissent en liquette est un pays qui a cessé de décliner, un pays qui commence à se relever. Car, dans la tyrannie du capital comme en toute tyrannie, le premier geste du relèvement, c’est de sortir de la peur."

à lire : http://blog.mondediplo.net/2015-10-09-Le-parti-de-la-liquette

 

 

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:43

16 - et jours suivants.

Les "Un jours après l'autre" font une pause d'une dizaine de jours. Je pars sur les routes vivre un rêve de gamin.

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

15 - Dans l'Atelier du jour de Francis Krembel, éd. Donner à Voir, accompagnement graphique Marc Alessandri

http://www.donner-a-voir.net/

"N'être que le jardinier de son lopin de terre.

N'être que la foumi, ouvrière qui exécute un travail défini, artisan impassible d'un possible.

N'être que la quantité négligeable, luftmensch, piéton de l'air, taoïste, celui qui cherche la voie.

La distance, la non-empreinte pourraient être le poème. 

Naître à l'écriture.

Blancheur, c'est tout."

 

14 - Roissy d’Alain Boudet, éd. Donner à Voir, dessins de Huguete Cormier

http://www.donner-a-voir.net/

De petits bijoux ces livres accordéons...

Le bien le mal / oubliez il y a pire » / dit-on sur le panneau publicitaire / « Le dernier homme bon » (c’est le titre) / un roman d’Anders & Jacob Kazinski / coup de cœur international / déjà traduit dans 15 pays // - le choc //

L’a-t-il lu celui qui est assis tout près et qui fait l’inventaire de ses sacs en plastique ? // Un sac Relay / dans un sac La mie câline / dans un sac Décathlon // -le choc - // à fond la forme. 

...

" La mine si fragile / et qui attend six heures / que l'agent de sécurité / l'invite à pousser dehors sa misère // - le choc - / et qui s'en va / emportant avec lui son silence // - à fond la forme..."

 

13 - Sans envie de rien de Jean-Louis Massot, Cactus Inébranlable éditions, illustrations Gérard Sendrey,

http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com/

« J’aurais aimé être le fond d’un trou de mémoire.

*

J’aurais aimé être la chair jaune et sucrée d’une pêche d’enfer.

*

J’aurais aimé être un Monsieur Météo qui annoncerait des averses de neiges éternelles sous un ciel de traîne savate poussées par des rafales de vent de folie. »

 

12 - Sans envie de rien de Jean-Louis Massot, Cactus Inébranlable éditions, illustrations Gérard Sendrey,

http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com/

Il a un petit air d’ancien temps ce recueil, Jean-Louis tourne autour de ces « Sans envie de rien » depuis pas mal de temps et réédite des versions augmentées, celle-ci est illustrée par Gérard Sendrey. C’est tout simple, ça fonctionne sur le mode de l’accumulation à la Pérec et c’est un genre de livre cacahouètes, quand on commence à picorer dedans, on peut plus s’arrêter.

« J’aurais aimé être les rides soucieuses d’un front de mer.

*

J’aurais aimé être une fausse note dans l’hymne à la joie exécuté par un orchestre militaire. »

*

J’aurais aimé être le fond d’un trou de mémoire. »

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 19:57

11- Ce pote à Michel Buhler est un sacré parolier

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

10 - Les misérables de Victor Hugo, livre de poche

Tiens tiens Victor Hugo est donc du côté des barbares qui déchirent les chemises des DRH, c’est bon à savoir…

"En 93, selon que l’idée qui flottait était bonne ou mauvaise, selon que c’était le jour du fanatisme ou de l’enthousiasme, il partait du faubourg Saint-Antoine tantôt des légions sauvages, tantôt des bandes héroïques.

Sauvages. Expliquons-nous sur ce mot. Ces hommes hérissés qui, dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire, déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute, se ruaient sur le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils ? Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l’homme, l’instruction pour l’enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l’égalité, la fraternité, le pain pour tous, l’idée pour tous, l’édénisation du monde, le Progrès ; et cette chose sainte, bonne et douce, le progrès, poussés à bout, hors d’eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche. C’étaient les sauvages, oui ; mais les sauvages de la civilisation.

Ils proclamaient avec furie le droit ; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit.

En regard de ces hommes, farouches, nous en convenons, et effrayants, mais farouches et effrayants pour le bien, il y a d’autres hommes, souriants, brodés, dorés, enrubannés, constellés, en bas de soie, en plumes blanches, en gants jaunes, en souliers vernis, qui, accoudés à une table de velours au coin d’une cheminée de marbre, insistent doucement pour le maintien et la conservation du passé, du moyen-âge, du droit divin, du fanatisme, de l’ignorance, de l’esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi-voix et avec politesse le sabre, le bûcher et l’échafaud. Quant à nous, si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares." 

 

9- Il faut repeindre le moteur (suite)

"J’ÉCRIS AU RÉVEIL HISTOIRE DE DIRE QU’ON TROUVE PARFOIS DANS CETTE VIE,

UN CLÉBARD POUR NOUS RAMENER UNE BABALLE

On a réveillé les animaux, les sauvages, les domestiques, les migrateurs et les peluches, les poupées de chiffons, les chiffons de l'enfance. On serre bien fort ce qu'on a pu sauver. Presque rien. Un arbre décharné à la source des révoltes. Des mains de maçon. Le cristal d'une rencontre s'éclatant dans cette herbe à poète. J'y reviens souvent brouter les vieilles lézardes avec mes yeux de fièvre. Il parait qu’Oedipe a balancé son complexe au fond du puits qui s'appelait maman ou beau crocodile ou bien encore anguille reine de la vase.  Une ombre, sous peu, gagnera la partie, serrera notre gorge. Au commencement bien sûr, était l'air du temps. J’écris pour tenter de siffloter cette mélodie d’un air dégagé. J’écris pour envoyer quelque chose qui rebondit contre une barrière invisible. Avec les animaux bien sûr."

 

8- Les coups de Jean Meckert, folio

Un autre auteur méconnu de sensibilité libertaire comme on dit. Il signait également des polars drôlement bien fichus sous le nom de Jean Amila.

« Ils passaient leur vie à ne rien dire, mais bon Dieu ils le disaient bien.
*
Descendre, c’est toute la vie, sans doute. » 

 

7- On reste avec Georges Navel et ce témoignage remarquable de lucidité à l'attention de mes copains anars...

"C’est un peu difficile d’être anar, tu sais. Le changement soudain de la société, on a autant de mal à y croire qu’au mythe de l’Immaculée Conception. Faut avoir la foi. Pas d’autorité, d’accord, mais s’il y a mésentente, qu’est-ce qu’on fait ? Moi, cette question m’a toujours intéressé. L’Etat se reconstitue toujours, tu comprends. Ça peut être sous une forme syndicale. La FAI a dû recréer sa police. Et puis les anarchistes se font toujours avoir et, quand ils sont confrontés au pouvoir, ils deviennent ministres. Moi, je n’étais pas théoricien, j’étais attiré par le mouvement libertaire, mais je sentais ses faiblesses latentes. C’est une famille par la sensibilité libertaire, une façon de réagir, le goût de la liberté… Maintenant, sur le plan de la transformation
sociale… Récemment, j’ai entendu May Picqueray à la radio. Elle disait : « Ni dieu ni maître, quoi de plus beau ? » D’accord… Renvoyer son livret militaire, rien de plus beau… Comment ? Hein ? Allez, au trou…Tu vois, t’as le sentiment du drame, quoi… Moi, je suis libertaire, par nature, mais il faut bien battre monnaie. La société ne se passe pas de droits écrits, elle ne se passe pas de systèmes répressifs. Tout est une question de mesure. Ou t’es dans le système mécaniste du matérialisme, qui est un déterminisme où il n’y a pas de valeurs morales. Ou t’es dans l’anarchie qui, elle, est une doctrine morale qui part d’autres données… mais, bon, je ne suis pas philosophe…" 

L'intégralité ici : http://acontretemps.org/IMG/pdf/AC14et15Navelentretien.pdf

 

6 - Travaux de Georges Navel, éd. folio

"Je savais maintenant qu'on est sur la terre pour gagner seulement sa croûte, que la vie ne répond pas à cette attente de merveilleux qui donne aux enfants envie de grandir plus vite." 

 

5- Un fanal pour le vivant de Christophe Dauphin, Poèmes décantés, Les hommes sans épaules éditions

"Pendant que la pluie rouille dans la nuit
pendant qu’un monde décousu de ses rêves
s’effondre au bout d’une potence

Voici venu le temps des pillards
langage technocratique langue de plomb
d’invisibles voleurs veillent dans les poignets de l’aube
d’invisibles voleurs font les poches de la vie
les barbares sont venus aujourd’hui
quelque chose tremble et meurt en moi en nous"
(les oracles de l'ouzo)

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.