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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 20:19

29- Deux chansons par Paule-Andrée Cassidy, chanteuse du Québec. Elle a obtenu le prix Jacques Douai cette année. "Ma maison" est une reprise de Barbara. 

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

28 - Ecrits sans papier Pour la route, entre Marrakech et Marseille de Mireille Disdero, La Boucherie littéraire, collection sur le billot. http://laboucherielitteraire.eklablog.fr/

« C’est rapide. Ça vient comme le vent / On s’éveille un jour avec un cœur, / un instrument qui bat. // On évalue sa densité à hauteur d’insomnie. / Talons très hauts, on découvre le vide / en chancelant de plaisir. / Piquant et fuselé, le vide et / les jambes longues / c’est beau comme un vertige. »

 

27 - Le porte-voix n°1, paroles poétiques, Mots Nomades Production,

"quand la civilisation me strangule me rend gorge me goître me force la muqueuse / quand le confort l’irrespirable me serre le kiki m’estouffe quand le stress me trépane / alors je m’en vais m’en vo incognito / me réfugie dans quelque marais montagne steppe désert réel ou imaginaire / j’habite alors dans quelques poverina mazurka une cabanette voir « un guitoun » / seul je m’retrouve au plus près de moi-m’aime / je reprends mon corps recouvre pieds jambes bras récupèrent / mes mains / et leur merveilleuse polyvalence de tant de gestes / pour quelque temps simple quelques jours je me suis retrouvé… " Daniel Biga

 

26 - L'homme qui rit de Victor Hugo, poche

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"

 

25 - L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera, folio

"Vivre dans la vérité, ne mentir ni à soi-même ni aux autres, ce n'est possible qu'à la condition de vivre sans public. Dès lors qu'il y a un témoin à nos actes, nous nous adaptons bon gré mal gré aux yeux qui nous observent, et plus rien de ce que nous faisons n'est vrai."

 

24 - L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera, folio

"La vie humaine n'a lieu qu'une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce que, dans toute situation, nous ne pouvons décider qu'une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième, une quatrième vie pour que nous puissions comparer différentes décisions."

 

23 - Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoaéd. Christian Bourgois

"Nous n'aimons jamais vraiment quelqu'un. Nous aimons uniquement l'idée que nous nous faisons de ce quelqu'un. Ce que nous aimons, c'est un concept forgé par nous — et en fin de compte, c'est nous-mêmes."
 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 20:17

22- Ceci m'a amusé...

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

19-20-21- Je pars à Montpellier. La citation du jour est un peu longue mais elle fait 3 jours. Voire 65 ans...

LE DESTIN DE L’HOMME SE JOUE PARTOUT ET TOUT LE TEMPS !

Stig Dagerman 1950

Parler de l’humanité, c’est parler de soi-même. Dans le procès que l’individu intente perpétuellement à l’humanité, il est lui-même incriminé et la seule chose qui puisse le mettre hors de cause est la mort. Il est significatif qu’il se trouve constamment sur le banc des accusés, même quand il est juge. Personne ne peut prétendre que l’humanité est en train de pourrir sans, tout d’abord, constater les symptômes de la putréfaction sur lui-même, sans avoir lui-même commis de mauvaises actions. En ce domaine, toute observation doit être faite in vivo. Tout être vivant est prisonnier à perpétuité de l’humanité et contribue par sa vie, qu’il veuille ou non, à accroître ou à amoindrir la part de bonheur et de malheur, de grandeur et d’infamie, d’espoir et de désolation, de l’humanité.

C’est pourquoi je puis oser dire que le destin de l’homme se joue partout et tout le temps et qu’il est impossible d’évaluer ce qu’un être humain peut représenter pour un autre. Je crois que la solidarité, la sympathie et l’amour sont les dernières chemises blanches de l’humanité. Plus haut que toutes les vertus, je place cette forme que l’on appelle le pardon. Je crois que la soif humaine de pardon est inextinguible, non pas qu’il existe un péché originel d’origine divine ou diabolique mais parce que, dès l’origine, nous sommes en butte à une impitoyable organisation du monde contre laquelle nous sommes bien plus désarmés que nous pourrions le souhaiter.

Or, ce qu’il y a de tragique dans notre situation c’est que, tout en étant convaincu de l’existence des vertus humaines, je puis néanmoins nourrir des doutes quant à l’aptitude de l’homme à empêcher l’anéantissement du monde que nous redoutons tous. Et ce scepticisme s’explique par le fait que ce n’est pas l’homme qui décide, en définitive, du sort du monde, mais des blocs, des constellations de puissances, des groupes d’Etats, qui parlent tous une langue différente de celle de l’homme, à savoir celle du pouvoir.

Je crois que l’ennemi héréditaire de l’homme est la macro-organisation, parce que celle-ci le prive du sentiment, indispensable à la vie, de sa responsabilité envers ses semblables, réduit le nombre des occasions qu’il a de faire preuve de solidarité et d’amour, et le transforme au contraire en co-détenteur d’un pouvoir qui, même s’il paraît, sur le moment, dirigé contre les autres, est en fin de compte dirigé contre lui-même. Car qu’est-ce que le pouvoir si ce n’est le sentiment de n’avoir pas à répondre de ses mauvaises actions sur sa propre vie mais sur celle des autres ?

Si, pour terminer, je devais vous dire ce dont je rêve, comme la plupart de mes semblables, malgré mon impuissance, je dirais ceci : je souhaite que le plus grand nombre de gens possible comprennent qu’il est de leur devoir de se soustraire à l’emprise de ces blocs, de ces Églises, de ces organisations qui détiennent un pouvoir hostile à l’être humain, non pas dans le but de créer de nouvelles communautés, mais afin de réduire le potentiel d’anéantissement dont dispose le pouvoir en ce monde. C’est peut-être la seule chance qu’ait l’être humain de pouvoir un jour se conduire comme un homme parmi les hommes, de pouvoir redevenir la joie et l’ami de ses semblables.

Stig Dagerman 1950

transmis par Alternative Libertaire Belgique

Piqué sur http://1libertaire.free.fr

 

18 - Cette citation dans un mail de Roger Lahu :

"La vie nait par les mots et la mort habite le silence. C’est pourquoi il nous faut continuer d’écrire, de conter, de marmonner des vers de poésie et des jurons, ainsi nous maintenons la faucheuse à distance, quelques instants."

 (Jon Kalman Stefansson – D’ailleurs les poissons n’ont pas de pied  - trad. de l’islandais  Gallimard    2015)

 

17 - Bestioleries poétique de Georges Cathalo, éditions Les Carnets du Dessert de Lune

http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com/tag/georges+cathalo

« La poésie est une belle maison sans murs et sans toiture. De plus, on n’est pas sûr qu’elle ait des fondations. »

 

16 - Poèmes bleus de Georges Perros, Gallimard (1962)

« Toi qui dans la halte d’une journée peut-être difficile / As choisi de lire / Plutôt que d’écouter ou de voir / N’as-tu pas la télévision / Je veux que ce soit donc par amour / De ce pays à l’extrême-ouest de l’Europe / De cette Europe fatiguée / Dans les restes prestigieux de laquelle / Les hommes se tuméfient / Se heurtent, se font mal / Comme papillons en folie / Que menace l’obscurité / Les lampes du bonheur d’être homme / S’éteignent une à une / Soufflées par le mauvais vent de la mort / D’une mort que nous ne voulons pas / Puisque nous respirons toujours / Puisque nous avons des amis / Avec lesquels ne pas tuer le temps / Cet immortel / Mais le fondre / A la rare chaleur humaine… »

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 19:47

15 -

Un jour après l'autre - novembre 2

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

14 - Les Cerveaux brûlés de Norge

"Jamais vu le ciel, cet enfant élevé au fond de la mine. Pas de saison, pas de soleil. La beauté du charbon et la beauté des lampes, oui. Et la beauté des visages. Mais le ciel : jamais vu, jamais vu. Et toi, tu as vu le ciel, toi ?"
 

13 - Les Cerveaux brûlés de Norge, poésie gallimard

"Enfin le malheur arriva. Guillaume l’attendait depuis toujours. Logis, pitance et amour, le malheur trouva tout à son gré. Il s’installa chez Guillaume qui l’entoura de mille soins. Et le malheur en fut si touché qu’il rendit Guillaume très heureux."
 

12 - Les Cerveaux brûlés de Norge, poésie gallimard

"On allait pendre Louis quand survinrent des prodiges. Le gibet s’ouvrit comme une vigne, laissant tomber des raisins. Un cercle de roses germa tout autour du condamné. On mordit ces belles grappes, on respira ces parfums. Et puis l’on pendit Louis."

 

11- Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal, point seuil

"C'est ainsi que, pendant trente-cinq ans, je me suis branché au monde qui m'entoure : car moi, lorsque je lis, je ne lis pas vraiment, je ramasse du bec une belle phrase et la suce comme un bonbon, je la sirote comme un petit verre de liqueur jusqu'à ce que l'idée se dissolve en moi comme l'alcool ; elle s'infiltre si lentement qu'elle n'imbibe pas seulement mon cerveau et mon cœur, elle pulse cahin-caha jusqu'aux racines de mes veines, jusqu'aux radicelles des capillaires."

 

10 - Microbe n°92, Le vermisseau chez les pachydermes, Novembre-Décembre 2015

http://courttoujours.hautetfort.com/sport/

« Quatre chômeurs en fin de droits ? Un groupe sans gains ! 

*

Il est mort comme un chien… Abattu par un tir de lance-croquettes.

*

Il était athée comme une tasse.

*

Quatre-vingts années s’écoulèrent entre sa première et sa dernière couche. »

 

9 - Microbe 91, la revue forgée à la force du poignant, septembre-octobre 2015

http://courttoujours.hautetfort.com/archive/2015/08/24/microbe-91-5674028.html

« Avec patience / Je laisse ma trace / Dans l’écorce / D’un vieil arbre / Mort

*

J’ai enterré un caillou / Sous la fenêtre / Son cri / Ne me réveille plus » (Ysabelle Vascoroudis)

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 20:35

8 - Bruno Ruiz, un compatriote de Georges Cathalo à qui j'adresse un petit salut en passant

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

6 et 7 - Ils bossent à ma placehttps://www.youtube.com/watch?v=_RsFU3R9ghg

 

5 - Le métier de vivre de Cesare Pavese, folio

"Je connais un idiot qui, dans sa jeunesse, a refusé d'apprendre les règles du jeu, perdu qu'il était derrière des chimères, et maintenant les chimères s'évanouissent et le jeu le broie."  

 

4 - Le métier de vivre de Cesare Pavese, folio

"Pourquoi celui qui est vraiment amoureux demande-t-il la continuité, la durée (lifelongness) des rapports ? parce que la vie est douleur et l’amour partagé un anesthésique, et qui est-ce qui voudrait se réveiller au milieu d’une opération ?"

 

3 - Le métier de vivre de Cesare Pavese, folio

"Parmi les signes qui m'avertissent que ma jeunesse est finie, le principal, c'est de m'apercevoir que la littérature ne m'intéresse plus vraiment. Je veux dire que je n'ouvre plus les livres avec cette vive et anxieuse espérance de choses spirituelles que, malgré tout, je ressentais jadis. Je lis et je voudrais lire toujours davantage, mais je n'accueille plus maintenant comme jadis mes diverses expériences avec enthousiasme, je ne les fonds plus en un serein tumulte pré-poétique."

 

2 - Les carrefours du labyrinthe, tome 6 : Figures du pensables de Cornélius Castoriadis, point seuil essais

"Les objectifs derniers de la production ne sont jamais « fonctionnels », puisqu’il n’y a aucune société humaine qui produise uniquement pour se conserver. Les chrétiens ont construit des églises. Les primitifs souvent se peignent des dessins sur le corps ou le visage. Ces églises, peintures ou dessins ne servent à rien, elles appartiennent au poiétique. Certes, elles « servent » à beaucoup plus qu’à « servir à quelque chose » : ce à quoi elles servent, beaucoup plus important que tout le reste, est que les humains puissent donner un sens au monde et à leur vie. C’est cela, le rôle du « poiétique »."

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dans un spectacle Gaston Couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.