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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 21:19

31 - Le poète nous fait voir des trucs qu'on pense pas...

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

30 - Les aventure de Huckleburry Finn de Marc Twain

« C’est chic de vivre sur un radeau. On a le ciel au dessus de soi tout parsemé d’étoiles. On se couche sur le dos et on regarde les étoiles ; on discute pour savoir s’il y a quelqu’un qui les a faites, ou si elles se sont trouvées là comme ça. Jim disait qu’il y avait quelqu’un qui les avait faites, moi je prétendais qu’elles s’étaient trouvées là comme ça, parce que s’il avait fallu les faire, ça aurait pris trop de temps ; Jim pensait que c’était peut-être la lune qui les avait perdues, et ça me paraissait assez raisonnable, car j’ai vu une grenouille pondre des œufs en quantité – donc ça peut se faire. »

 

29 - Livre à vendre de Roland Dubillard et Philippe de Cherisey, éditions Jean-Claude Simoëns, collection l’éventail à bourrique

« Entre le cul de la poule et l’omelette finale, qu’il fut court sur terre le séjour de vos petits oiseaux. Seigneur ! Et comment bien venu sera le jour où vous nous sortirez de la bêtise, de la misère et de la crotte où vous nous précipitâmes pour des raisons connues de vous seul ! Heureux le poussin que Dieu sera distinguer de l’omelette ! Alors vos anges l’emmèneront dans vos villégiatures célestes, chargé de prix, d’accessits et de roudoudous. »

 

 

28 -  Le bœuf clandestin de Marcel Aymé, Gallimard

«Il est certain qu’un monocle ne remplace pas exactement une épouse, mais c’est quand même une habitude. Les premiers temps, c’est même un souci. Et puis je m’étais acheté une peau de chamois que j’avais toujours dans ma poche. Quand je pensais au mariage et à celle qui aurait pu être ma fiancée, j’ôtais mon monocle,  je l’essuyais avec ma peau de chamois et je le remettais. C’était extrêmement apaisant. »

 

27 - Les tiroirs de l’inconnu de Marcel Aymé, nrf

« J’ai le côté puritain qu’ont souvent les gens pauvres ayant fait quelques études et s’étant attachés à retrouver dans un enseignement qui les a dépaysés, la rigueur de cet autre enseignement qu’a d’abord été pour eux la pauvreté. »

 

26 - Le livre de l’émeraude d’André Suarès, éditions Christian Pirot

« Et la même humeur, qui fait des poètes, fait des ivrognes avec ces hommes-ci : car, frissonnant d’ennui, et ne sachant que faire, ils vont secouer tous leurs brouillards à la lumière de l’auberge. »

 

25 - Le chat Murr de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, éd Phébus 

« Un bon et fidèle époux ? Oui ! Car il ne courait après d’autres chattes que lorsqu’elles étaient plus jeunes et plus jolies que son épouse, et qu’un désir irrésistible l’y poussait… Un père aimant ? Oui ! Car on n’a jamais entendu dire qu’il ait dévoré un seul de ses petits ; au contraire, il était enchanté lorsque leur mère les emportait tous et qu’il ignorait absolument où ils étaient élevés par la suite. »

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 20:56

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

21 - L’arrêt de mort  de Maurice Blanchot, l’imaginaire Gallimard

« Avoir perdu le silence, le regret que j’en éprouve est sans mesure. Je ne puis dire quel malheur envahit l’homme qui une fois a pris la parole. »

 

20 - L’homme élastique de Jacques Spitz, Marabout.

La Science Fiction française des années 30 contient nombre de petits trésors tel cet ouvrage.

« C’était bien la peine d’être au milieu même du champ de bataille dans l’instant historique qui devait décider de son passage à la postérité ! Mon opinion était faite maintenant : on ne voyait rien, on ne voit jamais rien. Il faut attendre que les imaginations et la légende recréent, ou plutôt créent les choses pour qu’elles deviennent perceptibles. »

 

19 - Je viens de passer une heure de ciné façon Rémi Gendarme, fils de Michel Gendarme. Et ça me fait mettre quelques bémols à la citation du 16 de Jean-Bernard Pouy. Regardez quelques uns de ses films faits mains et on voit le monde un peu pas pareil comme après un bon film. Enfin il me semble.

« Je vis chez moi. Un peu comme n'importe qui. J'ai besoin de manger, j'ai de l'humour, j'aime le cinéma, j'ai besoin d'aller aux toilettes, j'aime tomber amoureux... Un peu comme n'importe qui.

Par ailleurs, j'ai un handicap. Alors, j'ai des auxiliaires de vie pour m'aider à vivre, m'aider à faire. Ce dont j'ai besoin, et ce dont j'ai envie... Et depuis que j’habite en Charente, ceux d'en face, ceux qui s'occupent de handicap, veulent m’imposer le “quoi” et le “où” : Pour quelles raisons mes auxiliaires de vie interviennent ? Pour quels gestes ? Et à quels moments ? Qu’est-ce qui est légitime, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qui est essentiel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Selon eux. Alors, ils veulent restreindre mes heures.

Je prends une caméra pour dire, pour voir, pour faire. Faire ce qu'il n'est pas prévu que je fasse... »

Bande annonce : 

https://www.youtube.com/watch?v=g2827dd6fNw

ma page cinéma de presque critiques : http://seenthis.net/people/unvalide 

et quelques films faits mains : https://www.youtube.com/channel/UCMOWLYsRU3SwBex-d5jsbsA 

 

18 - Une adoration de Nancy Huston, babel poche

"Nous sommes tous des romans ambulants, foisonnants de personnages principaux et secondaires, ponctués par des ellipses, des moments de suspense et de drame, de longues descriptions ennuyeuses, des apogées et des dénouements. Tu me racontes ton histoire et je te raconte la mienne, ton histoire fait désormais partie de la mienne..."

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 21:08

17 - Avec Mac Orlan, quand je n’allais pas bien, je me rendais chez lui; alors il me racontait des voyages qu’il n’avait jamais fait, comme il se doit, et il me remontait le moral. »      

Simone Bartel

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/. (rappel)

 

16 - 1280 âmes de Jean-Bernard Pouy, point seuil

Eric Dejaeger m’avait conseillé ce bouquin en écho à 1275 âmes de Jim Thomson signalé plus bas.

« Je ne pleure jamais au cinoche, puisque c’est en deux dimensions, c’est plat…

Un livre, qu’on lit tout seul, c’est autre chose. C’est déjà un travail incroyablement compliqué qui se fait au millième de seconde. D’abord, on décrypte des signes cabalistiques qu’on transforme en sons et, de syllabes en mots, de mots en phrases, on repère du sens. Et tout ça en parlant. En parlant de façon muette. Dans sa tête, on joue, on fait toutes les voix, et puis on imagine le décor et la musique, on crée les images. Tout ça en un millième de seconde. C’est pas du boulot ça ? »

 

15 - Mémoires sauvées du vent de Richard Brautigan 10/18

« Bientôt du jus de tomate vint se mêler au jus de chique dans sa barbe qui se mit à ressembler à un arc-en-ciel du pauvre. »

Et aussi…

« – Je ne sais pas ce qui pousse tout le temps les gens à bouger, tu sais, Papa. »

 

14 - Le cri d’os, poésie etc.  comme un cri d’os, Jacques Simonomis par Christophe Dauphin n° 41/42 et ultime dernier.

http://www.leshommessansepaules.com/livre-Comme_un_cri_d_os,_Jacques_Simonomis-9782912093424-1-1-0-1.html

Un remarquable et inattendu hommage au maître d’œuvre de la revue le cri d’os qui parut de 1993 à 2003, soit la même époque que Gros Textes. Ce numéro met également l’accent sur le poète Simonomis. L’ensemble est une passionnante page d’histoire littéraire de la marge et nous donne à lire quelques échantillons de la langue riche d’un qui apprit le métier chez Corbière, Couté ou Richepin.

« Trempe ton calame waterman / dans le crâne à boire / où bouent le sang des vaincus / et la liqueur d’amour / qui nous tient debout // Le pétrole fourbit ses unisuaires / poète insultant ses pairs / coagulés au cordeau / des ahans sans solution // Ton cœur résiste / trublion à dos large / sous le sarcasme des corbeaux / qui charbonnent en rafales // Sauvez la donne / amoureuses tissant l’échelle »

Ultime poème du dernier livre de Jacques Simonomis, Simples comme…(2005)

 

13 - Ma plus grande pièce c’est dehors de Claire Rengade, éditions espace 34, théâtre. Un théâtre du réel sans réalisme. Une sorte d’OVNI. Un choc comparable à celui que j’avais ressenti en écoutant Novarina au tout début des années 80…

« Personne s’arrête hein // là je suis à l’arrêt tu vois / je bouquine voyez j’ai un bouquin / je fume pas parce que des fois ça occupe comme on dit / y’a peut-être un autre train derrière // pourquoi le jeune vous le mettez à côté du pont vous pouvez pas le laisser tout seul / c’est pas un poids mais si tu veux dans l’équipe quand t’as une équipe de 10 avec deux jeunes hein ça fait 8 // les livres j’en ai lu 130 parce que je les note / je note tous les livres que j’ai lus parce que sinon je ne sais plus si je l’ai lu / y’en a je sais plus // je traîne ma caisse / j’ai les deux pieds sur le frein c’est mortel ça fait inertie / j’en pleure de rester / ça me dérange pas de faire 12 à 14 h par jour plutôt que de rester à la caravane / y’a un malaise quoi moi le mal des transport je l’ai à l’arrêt… »

 

12 Microbe n°89, Mai-Juin 2015, L'avorton de la littérature, Microbe est du rikiki modeste ou du minus sommaire. Au choix.

http://courttoujours.hautetfort.com/sport/

"L'absurdité a-t-elle un bout

l'infini est-il pluriel

combien d'angles a un rêve

combien d'éclat dans un rire" (Yve Bressande)

 

11 - Encore une petite plaquette trouvée sous le bureau suite à cette histoire de chat qui coursant une souris renverse une étagère de vieilleries. Là c'est un polder, le numéro 76 que j'ai relu agréablement.

La baleine morte de Denys Louis Colaux

"Ne craignez rien / ni la mort ni l'ennui / Ne craignez pas l'ennui / Ne redoutez jamais / de n'avoir rien à dire / Exercez sur le millimètre / votre droit de mesure / Regardez dans les yeux / le bord de l'infini / Décidez d'une fleur / et d'un point cardinal / Sabotez l'incident / Éclairez tout / Régnez sur votre sceptre / Allez à la clausule /Revenez à la chose / Magnifiez les horloges / Repeignez votre spectre / Asseyez-vous partout / Ordonnez qu'on se taise / Subjuguez la beauté / et soyez revenu / à 16 HEURES précises"

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 21:08

9 - Lu dans Le Moi Chronique de Jean-Pierre Georges, éd. Les Carnets du Dessert de Lune :

""Elle est belle! Elle y va, elle y va, elle y va... "(joueurs de boules)"

 

8 - Les 21 jours d’un neurasthénique d’Octave Mirbeau, éditions l’Arbre vengeur

« J’épaule mon fusil, je tire… mon fusil ne part pas… mon fusil ne part jamais… J’ai beau presser la gâchette… En vain… Il ne part pas… Bien souvent les lièvres s’arrêtent dans leur course et me regardent curieusement… Les perdreaux s’arrêtent dans leur vol devenu immobile, et me regardent aussi… Je tire… Je tire… Mon fusil ne part pas… Il n’est jamais parti. »

 

7 - Feuilles volantes de Georges Hyvernaud, Le dilettante

"Ils. C’est ainsi que les pauvres types désignent les auteurs inconnus de leurs maux. Les puissants. Les volontés maléfiques et inaccessibles d’où naissent l’esclavage, la peur, la mort.

Mais les types qui ne sont pas de pauvres types, eux aussi, ont peur. Les patrons, les ministres ont peur. Les gens qui se cachent derrière des journaux, des flics, des portiers d’hôtel, derrière des milliards, ces gens-là ont peur. Peur de nous.

Nous sommes ils pour ces gens-là. Le ils qui prépare les défilés, les grèves, les révoltes. Qui prépare férocement on ne sait quoi. L’adversaire sans visage, la secrète menace au cœur de leur prospérité, l’insaisissable danger qui guette les manteaux de fourrure, les grosses autos, les grosses villas, qui investit patiemment les beaux quartiers, les usines, les banques, les forteresses immenses et fortifiées du pouvoir."

 

6« Tous les jours (ou presque) un instant où je me sens traversé par la beauté des choses ou un bien-être proche d’une certaine forme d’ivresse de vivre – suite, par exemple, à la lecture d’une jolie phrase, la découverte d’une pensée lumineuse, une séquence d’écriture fertile, la sensation d’un rapport à soi et au monde qui fait intensément et profondément sens… Et tous les jours un instant où j’ai le sentiment que rien ne sert à rien, une impression de vacuité et d’inutilité terrible, qui s’applique à tout et qui me vaut angoisse et boule au ventre. »

Lu dans le blog de Cyril C. Sarot. J’ai déjà signalé ce blog que je déguste à petites doses avec gourmandise. Et puis je me sens naturellement proche de tout admirateur d’Hyvernaud.

https://lautrementdit.wordpress.com/2015/04/27/lad-xxi-dabsence-et-de-regret/

 

5- Œuvre 4 1957-1961 d’Achille Chavée, Les amis d’Achille Chavée

« Derrière moi n’est que poussière

dans laquelle peut-être en vain

chacun de ceux que j’ai aimés

chacune de celles qui furent

qui furent temps de mon baiser

ont tracé de leur doigt d’oubli

les traits de ma secrète image »

 

4 - Le dieu manchot de José Saramago, point seuil

"L'on châtie nègres et roturiers afin que la valeur de l'exemple ne se perde pas mais l'on honore les gens de bien et à biens, l'on n'exige pas d'eux qu'ils payent leurs dettes, qu'ils renoncent à la vengeance, qu'ils cessent de haïr et une fois que des progrès sont engagés, car il est impossible de les éviter complètement, à nous la chicane, le dol, les procédures d'appel, la coutume, les circonlocutions, pour que vainque le plus tard possible celui qui, si justice était juste, vaincrait sans plus attendre, et pour que perde le plus tard possible celui qui devrait perdre sur-le-champ. Et pendant tout ce temps l'on extraira des mamelles tout ce bon lait qu'est l'argent, caillebotte sans prix, fromage suprême, morceau friand pour officier de justice et avoué, avocat et enquêteur, témoin et juge."

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

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Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.