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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 14:07

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"Le petit marin et autres tombeaux" de Jean-François Dubois" est la dernier livre que j'aurai fabriqué en 2009; fini de massicoté à 15 heures 30 le 31 décembre.

 

            C’était tout en haut du cimetière, bien après les victimes civiles des bombardements alliés de 43-44, parmi les déportés, les résistants, les maquisards, les morts militaires des années 40 à 60. Dans la dernière allée à droite. C’est là qu’il gisait. Derrière les croix de l’avant-dernier rang, face contre terre. Ou pour mieux dire, contre le sable qui confond ici les allées et les tumulus des tombes comme en un même linceul. (Du sable: plutôt bien à y repenser, s’agissant d’un col bleu.)

            L’ovale de porcelaine était marqué au milieu par le point de scellement qui l’avait fixé quelque part pendant des décennies. Je l’ai  pris en main en le retournant.

            Une petite gueule à faire damner Cocteau, Genet et Jean-Paul Gautier réunis. Le béret à ancre de marine rejeté en arrière (avec juste « commandant » visible sur le bandeau), dégageant largement le front et les cheveux séparés en deux vagues par une raie centrale. Un port rien moins que réglementaire, proclamant l’insouciance juvénile et un désir de séduction un peu canaille. La photo qu’on destine à un ami, à une fiancée.

 

 

 

(54 pages au format 13 x 21, 7 €)

Jean-François Dubois. Né le 28 octobre 1950 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Vit à Blain (ibid.). Professeur-correcteur au CNED. Une quinzaine de publications (vers, proses) depuis 1981, notamment aux éditions Le dé bleu et Plein Chant. Son dernier ouvrage, Mémoire d’hommes, paru chez Apogée en 2008, est un recueil de récits essayant de restituer la vie de quatre membres de sa parenté, mobilisés et tués durant la Grande Guerre. Des « présences remises à flot », selon l’expression de Michel Baglin à propos du recueil Le Cœur de faïence, en 1986. Une même démarche d’historiographie familiale et personnelle qui se poursuit; dont on trouve d’autres exemples dans le précédent recueil publié par Gros Textes (Comme si le temps ne mourait pas, 2002), et dans celui-ci.


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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 22:34

Si y'en a un qui s'amuse toujours comme un jeune fou versifiant,
c'est bien l'ami Paul Bergèse.
Son troisième bouquin chez Gros Textes est paru.
(50 pages, dessins de l'auteur,  
format 14 x 14, 7 €)

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 Ver en vers


 C’était un ver si solitaire

 qu’il ne savait à qui se fier.

 Ce ver si fier et solitaire

 prit le parti de versifier.

 Se fier aux vers

 pour un ver fier

 c’est bien vouloir se défier.

 Le ver sévère aima ses vers.

 Depuis, ce ver persévère

 et même ce dit ver s'y fie.

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:25

De Jacqueline et Claude Held, File0001.jpg
"Paroles d'Adam et Ève"
100 pages format 13 x 21, 8 €
                                                                 
EN GUISE D’INTRODUCTION

 

 J’ai interviewé Ève et Adam, le diplodocus et le brontosaure.  J’aurais aimé interviewer Dieu même. Hélas, il était absent.

Quand j’allais à l’Orient, il n’y était pas.

A l’Occident, je ne le trouvais guère.

Était-il occupé au Nord, je ne pouvais le voir.

Se cachait-il au Midi, je ne pouvais le découvrir.

C’était hier.

Le monde était à son commencement…

 

Dieu fit une lampe-tempête, une lanterne vénitienne, une lampe à souder le ciel, qu’il appela Soleil.

Il fondit pour le soleil quatre anneaux d’or, et mit les anneaux aux quatre coins pour l’empêcher de sortir du ciel. Mais le soleil n’en tourna pas moins.

C’était un bel ustensile, et Dieu en était fier. Mais quand il se vit à la tête d’un luminaire aussi réfractaire, il regretta amèrement ses investissements: vingt-neuf talents et sept cent trente sicles, selon le sicle du soleil.

 

Alors, à l’Orient, il fit un fleuve. Et il divisa le fleuve en quatre bras. Il remonta les quatre bras jusqu’aux quatre sources. Aux quatre sources il mit quatre oiseaux qu’il appela paradisiers.

 

Puis il planta un homme en Éden à l’Orient. Et dans l’homme il mit un jardin.

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 19:59

Le-Blavec.jpg

  "Encore un coup du radeau de la méduse" vient de sortir chez Gros Textes
  (44 pages au format 10 x 21,  + 3 pages couleurs, 7 € )

"Le matin n’existe pas plus que la guerre. Pas moins, autant. Si on le bouscule d’un revers de la main, est-ce un vrai matin ? Pour le franchir, on force la terre à s’ouvrir. Les morts s’éveillent, le matin sait déterrer. Ils frottent leurs ongles sur le granit, les allument, apprennent l’espoir de briller. Même pas de semblant de vie, juste se donner l’air d’arriver. Ce n’est pas un art, ce n’est pas une habitude, rien que le rayonnement de la fourmilière. Ils peuvent revenir chaque jour, le matin est souple comme un roseau"


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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 22:41
Ben oui, je suis lauréat du prix Jacques Bertin décerné en 2000 par le printemps de Durcet, seul prix dont je me vante (bon j'en n'ai pas reçu tant que ça non plus) mais là c'est un prix qui récompense "un poète qui à peu de chose à dire au fond". et voilà Jacques Bertin. Du Gros Textes dans le texte.  


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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 22:04
C'est Roger Lahu qui m'avait signalé cette chanson il y a déjà quelques années. C'est pas tombé dans l'oreille d'un aveugle. A écouter un dimanche pluvieux de novembre à 19 heures 17, 17 minutes après que ta femme ou ton mari t'ait annoncé qu'il ou qu'elle allait se barrer avec....(peu importe)  Le bonheur.
La bise à Roro barbu bien sûr (autre bonheur).
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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 22:59
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L


a revue Gros Textes revient après 5 ans d’arrêt

S’agit-il d’une autre revue ?

Nouveau format certes (100 pages en A4)

Nouvelle mise en page

Quelque chose de l’esprit d’avant

Quelque chose de neuf aussi

 

Alors disons qu’on repart

Presque à zéro

Avec dans la besace

De la poésie, certes un peu

Mais aussi des nouvelles

Des aphorismes

Des dessins

De la philo

Des coups de gueule

Des analyses

Des propos militants

Associatifs

Syndicalistes

Politiques

Cultureux avec un petit c

Et toute cette espèce

De marge

De bouillon libertaire

D’effervescence désordonnée

D’observation minutieuse

De combat permanent

De pensées réfractaires

D’insoumissions et d’utopies

Où l’on croit voir parfois

Germer quelque chose

Qui ressemble à la vie…

 

                    Y.A.

   

  "Marcher n’est pas facile ! Les sociétés bougent par le rapport de forces et non par le bon sens et la justice.  Nous devons avancer et, à chaque pas, avancer plus dans la tentative d’humaniser l’humanité. Il n’existe pas de port sûr dans ce monde, parce que tous les ports sont en haute mer et notre navire a un gouvernail, mais pas d’ancres. Il faut naviguer, et plus encore il faut vivre, parce que naviguer, c’est vivre, vivre, c’est naviguer !"
                                                                         Augusto Boal

 

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 19:39
"La part blanche de la nuit", c'est un journal intime de Jean-Luc BBruyas.jpgruyas.
(80 pages plus 4 pages photos couleurs au format 10 x 15, 7 €) 

voici le début :


Mardi 13 septembre 2005.

Je noue avec le journal, après une mauvaise nuit de sommeil, par ce beau matin ensoleillé de septembre. Peut-on être heureux sans lumière ? L’idée cheminait depuis longtemps.

Henri Bauchau et Jean Giono m’ont redonné courage.

« Il faut œuvrer quotidiennement à son bonheur, c’est un devoir ».

 

 

 

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:21

Angibaud
De Patrice Angibaud, Gros Textes en décembre a publié "Tant perdu" dont voici un poème. 
(70 pages au format 13 x 21, 8 €)


  Marques de rouge à lèvres

  Sur le mégot abandonné

  Au fond du cendrier

 

  Seules traces laissées       

  Par celle qui m’a précédé

  En ce café

 

  Ville

  Des solitudes juxtaposées

 

                                                     La présence d’une femme

                                                    C’est parfois

                                                    Un peu de rouge à lèvres

                                                    Sur une feuille de tabac froid.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 22:04

                                                                      

de Colette Andriot
"Pendant que me revient l'odeur des foins"
dont voici le poème de quatrième de couverture

Vient de paraître (78 pages au format 10 x 15, 6 €)

couverture-andriot.jpg
Nous dépendons de deux ou trois mots

Ils tissent autour de nous une étoffe protectrice

Contre le froid de l’indifférence

Si peu de mots pour vivre

Notre mendicité ne fait que commencer

Les rêves se frottent à nous

comme des chats familiers

Comme eux ils s’enfuient

Sans que nous puissions les retenir
Pour ne pas rester nus

Nous avons besoin de mots

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.