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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 10:56

Il s'agit d'une réédition d'un ouvrage publié en 2007Krembel

 

N’être plus de là, du lieu.

Sentir glisser lentement et partir

ce que fut sa vie

devenir l’étranger dans les villages.

 

 

N’être plus que l’être de passage

sentir se clore une époque et un lieu.

 

 

Etre l’être de l’errance

le marcheur hérissé de stridences

aller pourtant vers l’essentiel.

 

 

Etre nu, comme l’homme du siècle finissant.

Pas voulu, pas choisi, pas forcément subi.

 

 

Nous nous étonnons tout de même

de vivre ainsi dans un indéfini matin d’exil.

 

 

 

86 pages au format 13 x 21, 8 €

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 16:29
Deux ouvrages que j'invite à redécouvrir. Ils rentrent dans la thématique du printemps des poètes 2010 "couleurs femme"
Un objet silencieux
ouvrage imprimé en couleur orné d'encres de Paola Di Prima, (10 €)

Azam & Schlée

Une double hélice d’écriture

 

Au cœur d’une rencontre, souvent (toujours ?), un mystère. Pourquoi elle, pourquoi moi / pourquoi moi, pourquoi elle. Elles ? Edith Azam, rouge, Valérie Schlée, noir. Au cœur de la rencontre, singulier et prenant, cet objet silencieux.

Si l’on remonte le cours du temps, que découvre-t-on ? Un atelier d’écriture, celui d’Hervé Piekarski, et une présence, celle de Charles Pennequin. Ce jour-là, Edith Azam lit à haute voix un texte qu’elle vient d’écrire et sa façon de lire et plus encore peut-être sa voix attirent et intriguent Valérie Schlée. Elles se parlent, elles décident de s’écrire ; par voie postale puisqu’elles habitent l’une à Montpellier, l’autre au Sud de Carcassonne. Cette correspondance avec son tempo bien particulier, presto pour Edith, largo pour Valérie, s’oriente autour de l’écriture, de la relation de chacune avec l’écriture mais aussi de l’écriture de leur relation : « moi je voudrais te lire en cercle / N’oublie pas, d’abord c’est le livre. ». S’impose alors en effet l’idée du livre et à partir de ce moment-là la correspondance s’amplifie et s’oriente vers ce projet. Textes et mots circulent, permutent, s’échangent, se répondent.

Le résultat : cet  objet silencieux, ce texte duel qu’on a envie de comparer à la double hélice de l’adn tant l’encre noire de l’une et l’encre rouge de l’autre semblent s’enlacer en un projet vital commun, simplement ponctué, ajouré par les encres de Paola Di Prima qui prennent ici un rôle de résonateur.

Un objet silencieux, un livre, enfant improbable de la rencontre. Né d’une sorte de pas de deux, où les écritures, les esprits, les cœurs, les corps se frôlent, se cherchent, se répondent mais aussi choisissent de rester dans le suspens, dans le « tiraillement entre ce qui naissait de l’écriture et ce qui se vivait dans la relation ». Autour d’une sorte de non-dit, de silence central, tel le vide du vase, le vide qui donne forme au livre, l’objet silencieux. « Notre histoire demeure dans l’innommable [qu’il faut prononcer bien sûr in-nommable], dans la verticalité des songes ». La nommer, de quel que nom que ce soit – amour / amitié – aurait sans doute tari la double écriture, tué l’objet silencieux.

 

florence trocmé

(poézibao)


*

Il faudra accorder le temps à l’espace. Faire sonner le LA. Tout oublier : les lauriers roses sur la terrasse, le vent, les abricotiers –

Il faudra remettre la boîte, fermée, au milieu de la table, au centre du chemin. L’oiseau de Damas, recouvrir la cage, laisser battre l’horloge, vide –

 

Il faudra disposer le ciel, bleu du ciel, de l’étang, celui sous la paille, laver les murs. Le piano nuit et jour, s’étendre entre les mots, sculpter le silence.

Il faudra laisser les portes ouvertes, reposer sa tête oui, ne jamais étancher sa soif, refaire le chemin et si c’est une boîte à musique, l’ouvrir.

 

Il faudra, un peu, s’abstenir d’écrire, accepter la nuit, apprendre à ne plus : reconnaître. Laisser les intérieurs en silhouette. Taire ces autres choses dans un commun mortel –

Il faudra, au travers des persiennes, ne rien voir venir. Dans le jardin, couper les roses dans la convention du bouquet, qui tristement : se fane –

 

Il faudra préserver les couleurs, fermer les yeux, un peu, sur les mots absents, et qu’adviennent les gestes apaisants, la proximité sauvage des papillons de nuit.

Il faudra marcher sur les rivages du chagrin, jusqu’à se perdre. Enfin nager loin, pour redessiner les contours et retrouver les vêtements du voyage.

 

 



Le deuxième date de 2006. Un spectacle mis en scène par Laurent Bourdelas en a été tiré.
http://bourdelas.canalblog.com/archives/2010/02/11/16875415.html
86 pages au format 14 x 21, (8 €)
Agniau-Marie-Noelle.jpg

 

Je suis une petite fille  je ne m'aime pas Je collectionne les savons à cause de mes blessures  Mes blessures sont imaginaires       Elles concernent l'enfance  Maman voulait que je mette une chemise sous ma robe bretelles Moi je ne voulais pas  Elle a dit que j'étais contrariante  Moi je voulais des flon flon sur mes épaules nues J'ai mis la chemise à travers laquelle on voit mes petits seins Je ne suis pas jolie malgré ce que dit Maman Je sais que c'est un mensonge. Des savons, il y en a de toutes les sortes. Je les garde dans un bocal Parfois je les sors un à un Je les regarde tous Je les renifle Il est hors de question de me laver avec Chaque fois que je sors en ville avec Maman, je m'achète un savon. Ma famille a honte Je ne sais pas pourquoi A la maison il y a une pièce magique Une bibliothèque avec une machine.


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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.