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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 21:26

 

2 - Une lettre d’amour de Valérie Linder, éditions Potentille

http://editionspotentille.blogspot.fr/

Je te confierais une partie de ma fragilité

et je prendrais soin de la tienne.

 

1- Gagner sa vie de Fabienne Swiatly, éditions la fosse aux ours

http://remue.net/spip.php?article720

Des tas de petits boulots jusqu’aux ateliers d’écriture. Ici elle retrouve à la poste un participant d’un atelier en centre médico-psy.

« Oui, Saïd, je me souviens de tes textes qui toujours racontaient le père hurlant et violent. Je me souviens de l’amour répété avec un vocabulaire d’enfant et que tu ne parvenais pas à parler à celui qui crie. Mais je n’avais pas vu à quel point cela avait abîmé ton corps, tout cet amour donné et jamais reçu. Là-bas dans le petit bureau tu étais seulement l’enfant qui raconte le père aimé. L’écriture avait permis le rapprochement.

Je voudrais demander comment tu vas, mais tu m’offres ton dos comme un mur. Ton dos voûté devant moi. Tu m’as oublié, concentré que tu es à ne pas perdre la file. Tu ne peux pas affronter trop de choses à la fois. Il faut que tu restes vigilant, que tu ne perdes pas ta place dans le rang sinon ce sera le bordel et il faudra crier à ton tour pour exister. Oui, le bordel. Ici tu n’as pas besoin de moi. Et je me dis que le partage de l’écriture est une singulière aventure, comme un voyage que l’on entreprend sans savoir où il nous mènera. Le plaisir du chemin qui se fait. Pas d’autre ambition que ce chemin parcouru ensemble. Le voyage n’est pas toujours une question de destination. »

 

30 -  Muséhomme de Pierre Soletti et Valère Argué, Le pédalo ivre collection poésie

http://houdaer.hautetfort.com/tag/mus%C3%A9homme

histoires de maçonnages

« construisant / ta maison / tu bâtis / ton nombril // ombilic de béton / fenêtre-piercing »

 

« mains taloches / dans ta gueule / palettes battoirs / si t’es un homme / truelles spatules / pour les emplâtres / j’écarte les doigts / deux pieds de mesure / tes abattis »

 

avec une postface de Katia Bouchoueva : « Je relis les vers suivants : tête en l’air / se raccrocher aux nuages / démanteler l’échafaudage / pour ne plus redescendre, j’avance à tâtons / et trouve un vasistas, par où s’envoler d’ici, du livre, de la maison, de soi, de cette nuit et de ce quartier. »

 

29 - Tétracordes, éd. soc et foc, écrit à 4 mains, Liska, Gilles Brulet, Michel Lautru, Jean-Claude Touzeil, illustré par Agnès Rainjonneau

http://www.soc-et-foc.com/CAT_detail.php?id=92&PHPSESSID=f70d01836772ed12e6671e0d96f9a096

"Chaque flocon de neige

Chaque goutte de pluie

L’étang l’entend

Le nénuphar aussi"

 

28 - Notes de Bois de Thomas Vinau, Dessins de Valentine Leboucq, éditions cousu main.

http://editionscousumain.blogspot.fr/2014/09/notes-de-bois-thomas-vinau.html

La lumière est un âne

je le monte confiant

il n'y a rien a craindre

puisque je ne vais nulle part

 

27 - Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, folio

"Quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l'homme, la longue série de maux véritables : la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l'amour non partagé, l'amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d'une vie moins vaste que nos projets et plus terne que nos songes : tous les malheurs causés par la divine nature des choses."

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 21:14

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

25- Encore à cause du chat

Plus d’un âne s’appelle Martin de Jean-Claude Martin, éd. Verso

"Tu mange, tu bois, tu dors et fais caca. Au-dessus de ta tête, les étoiles passent, et les avions, et le réseau secret des décisions célestes. Aucun rapport. Qui pense à l’herbe à l’intérieur du cheval ? Qui plaindra la charrue placée avant bœufs ? Je marchais dans la rue, hier midi, vers le square. Les gens avaient des mines de couteau : comment vous sentez-vous ? Je ne vous comprends pas. Mettez-vous à ma place. Pas de place, je ne peux pas… Un corbillard pleurait tout seul à l’ombre des cyprès. Le soleil gelottait. Un enfant était mort d’avoir mangé trop vite la fève d’un gâteau… O mon frère, la tête en bas à l’autre bout du monde, si tu tombes, fais un signe ! Que l’on soit sûr au moins de n’en avoir rien vu."

 

24 - Toujours à cause du chat

Le vent et autres faits divers d’Alexandre Million, chez V.Hersault

"Une abeille zézaie / se pose quelque part / sur la fin de leur sommeil. // Le vent soulève le rideau / frôle leurs visage. / Il y a ce mouvement / beau tranquille du tissu / Le vent est un grand chorégraphe // il parle au couple : / du réveil / d’un battement de cils / de l’aube et de la rosée / de l’odeur du café / du goût du pain / du    ravissement / et / de ce bouquet d’anémone / qui règne sur la table // Le bonheur / est une coquille de pistache / qui craque."

 

23 - Mon chat en chassant une souris a fait tomber une étagère de petites plaquettes reçues il y a longtemps et en les ramassant j'ai trouvé ceci :

La vie sur Mars d’Alain Malherbe, Verso

"Ça j’admire les scribouillards / capables de torcher / 4 ou 5 pages prestement / et agencées… / Articulation des thèmes au poil, / métaphores charpentées, un régal. / Pas faire le mariole / me reste le lot de consolation, / la boîte de Meccano. // Pour transcrire / - sur feuille 21 x 29,7 - / gestes, habitudes, réflexions, / monte et démonte, interpole / des bribes, des notules, // jusqu’à…"

 

22 - J'ai relu un livre qui m'avait bouleversé du côté de mes 20 ans ("pour tout bagage on a...") 

Mes amis d'Emmanuel Bove, livre de poche

"Un homme comme moi, qui ne travaille pas, qui ne veut pas travailler, sera toujours détesté.
J’étais dans cette maison d’ouvrier, le fou, qu’au fond, tous auraient voulu être. J’étais celui qui se privait de viande, de cinéma, de laine, pour être libre. J’étais celui qui, sans le vouloir, rappelait chaque jour aux gens leur condition misérable."

 

21 - Cathy Garcia parle du dernier Dejaeger paru chez Gros Textes ici http://www.lacauselitteraire.fr/une-femme-a-gros-seins-qui-court-le-marathon-eric-dejaeger

 

20 - Graine de crapule de Fernand Deligny, éditions du scarabée

"T… qui donnait des coups de pied dans les tibias, donne maintenant des coups de poing dans la figure. Gros progrès."

 

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 20:58

19 - "Si tu veux franchir une porte fermée, il faut passer; au-dessus, par dessous, de coté et, s’il le faut, par le trou de la serrure." Pauline Julien

 

18 - Tenir ce qui se tient de Diana Bellessi édition bilingue, Traduit de l’espagnol (Argentine) par Nathalie Greff-Santamaria, La rumeur libre éditions.

http://www.larumeurlibre.fr/catalogue/collections/plupart_du_temps/tenir_ce_qui_se_tient_diana_bellessi

"je m’assois au bord de la rivière / et je la vois venir, une étoile / pour ainsi dire et c’es la seule et puis / je ne sais comment ni quand scintillent / dix autres soudain dans l’ombre laiteuse / qui vire au bleu et ce sont des choses / comme ça, la vie étincelle et on ne manque / ni d’épouvante ni même de courage / en rentrant dans la nuit avec la nuit / en proue et sur le dos solitude / qui me livre son rêve à bâbord" 

 

17 - L’été de la vie de J.M. Coetzee, point seuil

"Malgré le fouet qu'on lui administrait régulièrement pour ne comprendre rien à rien.... David Truscott persévéra au collège, poussé par sans doute par ses parents. Tant bien que mal il fit sa sixième, monta de classe en classe jusqu'en terminale; et le voilà vingt ans plus tard, pimpant et prospère... Qu'est-ce que cela donne à penser sur la façon dont va le monde ? La réponse la plus évidente est que la voie qui passe par l'algèbre et le latin ne mène pas à la réussite matérielle. Mais on peut y voir bien plus encore : comprendre les choses est une perte de temps; si on veut réussir dans la vie, être heureux avec sa petite famille, avoir une belle maison et une BMW on ne devrait pas essayer de comprendre les choses mais se contenter d'additionner des chiffres ou presser des boutons ou Dieu sait quoi…" 

 

16 - Disgrâce de J.M. Coetzee, point seuil

« Il est surpris de voir qu'il lui suffit d'une heure et demie par semaine en compagnie d'une femme pour être heureux, lui qui croyait qu'il lui fallait une épouse, un foyer, le mariage. Ses besoins s'avèrent assez modestes, tout compte fait, modestes et éphémères, comme les besoins d'un papillon. »

 

15 - La bascule du souffle de Herta Müller, folio

« J’aime par-dessus tout être à ma table carrée en formica blanc : un mètre de long, un mètre de large. Quand deux heures et demie sonnent à l’horloge de la tour, le soleil entre dans la pièce. Sur le plancher, l’ombre de ma petite table fait une caisse de phonographe. Ce phonographe me joue l’air du bois-gentil ou de la danse de la Paloma, toute plissée. J’attrape le coussin du canapé et je danse en plein dans mon après-midi pesant. J’ai d’autres partenaires. J’ai déjà dansé avec la théière. Le sucrier. La boîte à biscuits. Le téléphone. Le réveil. Le cendrier. Les clés.

Mon plus petit cavalier a été un bouton, tombé d’un manteau.

Non, faux.

Un jour, sous ma table en formica blanc, j’ai vu un raisin sec et poussiéreux, et j’ai dansé avec, puis je l’ai mangé. Et en moi il y a eu comme un lointain. »

 

14 - Humeurs de Raymond Guérin, éd. Le Dilettante

« (...) Bientôt, il suffira qu'un ouvrage soit primé pour qu'on sache qu'on peut se garder de le lire. Vous voyez l'avantage ! Après ça, vous voudriez supprimer les prix et les jurys ? Que non, que non ! Encourageons-les, au contraire. Sur la pente où ils sont engagés, quel bon travail de décervelage ils vont faire ! Encore quelques années d'erreurs monumentales, d'injustices flagrantes, de combines honteuses ou de marchandages abjects et le public, cette fois tout à fait édifié, saura que le seul port de la bande « prix de ceci » ou « prix de cela » sera l'équivalent, pour un livre, d'une marque infamante. Un tel livre sera comme frappé au fer rouge. On s'en détournera. Qui mieux est, les auteurs, avec autant d'acharnement qu'ils mettaient hier à convoiter ces prix, s'empresseront de les fuir. C'est à qui n'en aura pas. Pensez ! Tout mais pas ça ! Un prix ? Mais bientôt ce sera la mise au pilori, la suprême humiliation ! On dira du plumitif qui aura été voué ainsi au mépris universel : Le pauvre garçon ! Sa carrière est fichue ! Le voilà à jamais discrédité ! Entre nous, on a été bien sévère à son égard. Il n'a vraiment pas eu de chance ! 

Tout ceci montre que nous avions tort quand nous reprochions aux jurys de se tromper. Le tout était de s'entendre et de savoir que nous ne pouvions pas attendre d'eux le meilleur mais le pire. A partir de là tout est clair. Car enfin il suffit de passer en revue ces jurys pour se rendre compte qu'ils sont souvent régentés par de vieilles badernes qui n'ont jamais rien compris à rien et qui, depuis longtemps, ne trouveraient plus d'éditeur pour publier leurs illisibles moutures s'ils n'étaient justement introduits dans ces sanctuaires pour faire la fortune de ce dernier.

Voyez cette assemblée de couques vétustes, de tristes fruits confits qui se réunit chaque année pour décerner sa palme ! Il suffit de les regarder, ces vieilles femmes dites « de lettres », pour deviner que leur goût est comme leur entrecuisse : passablement éventé. Tout ce qui est dur, ferme, audacieux, riche en sang et en muscles les choque et les révulse. Si peu qu'un livre les violente, elles poussent des cris d'aras, elles s'indignent et, s'imaginant que faunes et satyres sont à leurs trousses, se voilent la face... (...) »

 

13 - Tombeaux perdus de Patrick Dubost, La rumeur libre éditions.

http://www.larumeurlibre.fr/catalogue/collections/plupart_du_temps/tombeaux_perdus_patrick_dubost

« Je suis arrivé en avance. Pour mourir on est toujours en avance. Et pour naître généralement en retard. J’aurais pu naître un peu plus tôt. J’aurais pu mourir avant de prendre la parole, à l’instant. Ou me relire avant de parler pour la cent millième fois. Et du coup me taire. Me lire et me relire avec ces yeux sortis du fond des rivières. Encore humides. Ces yeux dont on ne sait jamais s’ils sont bien les nôtres. Ces yeux avec lesquels il nous faut vivre et mourir. »

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 21:51

12 - Un chanteur qui aura accompagné depuis des décennies mes soirs de blues. La voix fout un peu le camp à force de gueuler mais l'émotion rapplique en sus.

11 - Ici c'est la radio, on parle de poésie plutôt pas mal et on lit un poème de Pauline Catherinot

http://www.rfi.fr/emission/20150410-poesie-francophone-contemporaine/

 

10 - Ici on parle de moi : 

http://houdaer.hautetfort.com/archive/2015/04/09/rencontres-avec-des-z-hommes-remarquables-4-yves-artufel-5599941.html

 

2... Un extrait long pour le long week end de Pâques. 

Lettres d'engueulade : Un guide littéraire de Jean-Luc Coudray, éditions l’arbre vengeur.

 http://www.arbre-vengeur.fr/?p=3015

"La situation – Quelqu’un se fiche de vous parce que vous n’avez pas de compte sur Facebook.

La lettre – Bonjour, tu m’as fait hier une réflexion, fustigeant mon absence d’inscription sur un réseau social en ligne, type Facebook, et mon indifférence au sujet des nouveaux outils de communication.
J’en déduis que l’individu normal, dans un contexte mondial de circulation d’informations et de marchandises, devrait, à l’image d’une entreprise d’import-export, envoyer et recevoir quotidiennement, grâce à son adhésion à Facebook, une quantité importante de photos ou de messages. Il devrait collectionner les « amis », entités branchées sur sa page, fournisseurs ou destinataires des informations en question. Ainsi, il devra mimer le comportement de l’économie planétaire dont la croissance et la vitalité se mesurent au nombre d’échanges et non à la véritable création de richesses.
De même que la jouissance corporelle s’amplifie par l’augmentation des passages de matière au travers des frontières organiques, lorsque nous mangeons, évacuons, copulons, de même les déplacements de marchandises entre pays multiplient les taxes, prélèvements et plus-values, engraissant des parasites qui jouissent des allers-retours de l’agitation économique.
Tu soumets ton plaisir à la quantité de photos de vacances, de plaisanteries de camelots, de gags à tout faire qui traversent les orifices électroniques de ton territoire virtuel, t’offrant un bénéfice et une réparation narcissique à chaque déplacement, dans la pure logique pulsionnelle propre à la pornographie des corps ou des multinationales.
Les enflures affectives, les sagesses de bureau, les bisous de reconnaissance, les émotions touristiques, les confidences de chanson, les trouvailles alcooliques, les photomatons de belle-sœur, les anniversaires flashés comme par des radars autoroutiers, les visages cirrhosés d’enthousiasme, les bébés dépossédés du droit sur leur image, les gâteaux tristement excessifs, sont échangés comme des bonbons ou des pansements.
Diffusé en ligne, le banal devient du conforme, l’ordinaire du vulgaire, le sentiment de l’émotion, la tendresse de l’attendrissement, l’amitié de la trivialité.
La valeur relationnelle se mesure désormais au débit. La vie sentimentale se gère avec un outil professionnel. Les amis se capturent comme des clients.
Je suis au regret de te dire que je préfère fréquenter mes amis sans passer par la planète.
Cordialement"

 

1 - Carnets d’oflag, proses et critique littéraire de Georges Hyvernaud. 

"La plupart des privilégiés de la fortune et de la culture échappent, par de basses ruses d'esprit, à cette certitude que leurs privilèges ont pour condition le malheur de la plupart des hommes."

 

31 - Carnets d’oflag, proses et critique littéraire de Georges Hyvernaud, préface de Jean José Marchand, éditions Ramsay

« Divertissements. On taille des petits bouts de bois. On fabrique des horloges, des boîtes, des jeux d’échecs. On s’émerveille de sa patience et de son ingéniosité. On bricole et on peinturlure, comme le prisonnier de Vigny tresse la paille pour oublier. Et ça finit par faire une espèce de vie très vivable, et même affairée et essoufflée. Excusez-moi, disent-ils, je suis très pris. Ils s’étonnent que les journées passent si vite. Ça doit être aussi la réflexion de l’écureuil quand il fait tourner tout un jour les barreaux de sa cage. »

 

30 - Lettre anonyme, nouvelles et autres inédits de Georges Hyvernaud, préface de Roland Desné, éditions Ramsay

« J’ai mis du temps à reconnaître mon inconsistance politique. Au sortir de l’adolescence, il m’arrivait d’assister à des meetings et d’y pousser comme tout le monde des cris qui n’étaient pas dépourvus de sincérité. J’ai même, une fois, défilé, avec plusieurs milliers de types, derrière des pancartes et des drapeaux. C’est ce que des journaux, à l’époque, appelèrent un sursaut d’indignation populaire. Je ne sais plus au juste, à présent, ce qui nous indignait. Je ne me rappelle que l’écœurante fatigue de ce piétinement grégaire sous le soleil de juin. Notre indignation sentait la sueur. On se traînait comme un enterrement, comme un régiment qui revient des manœuvres. A toutes les fenêtres, des familles digéraient en nous regardant marcher. Ça a duré des heures, et puis le cortège s’est émietté. C’est ce qu’il y a de plus triste dans les cortèges. Je me suis retrouvé seul parmi les passants éreintés. Seul comme une huître. La grande déception des dimanches soirs pétrifiait les gens aux terrasses des cafés. Ils considéraient sans entrain le dernier verre de leur journée. Encore un dimanche d’épuisé. Ils l’avaient vidé de toutes ses joies, passé au presse-dimanches.»

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dans un spectacle Gaston Couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.