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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 21:16

Que naissait en 1918 Patachou qui interpréta le bal chez temporel, un poème d’André Hardellet qui donna cette belle définition : «  L'amour — c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face. »

Quant à moi j’ai écrit ceci un niveau en dessous : « La présence de cette femme à mes côtés / a le pouvoir de filigraner l'azur, / de transparencer les pierres, / d'outrepasser les cieux / et me faire dire tout un tas de conneries de ce genre. »

A part ça, il y a des nouveautés sur les sites de Gros Textes. Voici le lien du tout nouveau : https://grostextes.fr/

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 21:47

Que mourait Etienne Roda-Gil en 2004. En 1974, Mort Shuman mettait de la musique sur les paroles de L’accordéon naufrageur. J’aime particulièrement l’interprétation de Marc Robine.

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 08:21

Qu’en 1975 mourait Michel Simon dont Jacques Prévert disait : « Michel Simon n'a pas de label, il n'appartient pas à l'étiquette, à l'admiration contrôlée. / C'est un seigneur d'ailleurs, un clochard étoile, un impeccable lord de la rue des Anglais, un génial idiot de vaudeville, un terrible assassin de Thomas de Quincey. / C'est le roi Lear perdu dans une forêt de pellicule oscarifiée et festivalisée et c'est la Bête de la Belle, mais aussi son prince secret. »

Et il me semble que ça marche aussi pour Bernard Dimey qui écrivit les paroles de Mémère

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 20:26

Certains matins, on ouvre au hasard un vieux numéro de revue, il n'en manque pas dans mon entourage et l'on tombe dans le fou parle d'avril mai 1982 sur un aphorisme de Scutenaire (quasiment du premier coup, miracle...) « Il est malheureusement peut-être vrai que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. » et un peu plus haut par gourmandise « Pas fier de mon passé ; pas joyeux de mon présent, je crains mon avenir. ».

Et là je tente de mettre mes petits pieds dans les traces : « - Je crois bien que je suis passé à côté de ma vie... / - ben oui bien sûr, comme tout le monde. »

Et puis sur le site Gros Textes j’ai présenté une nouveauté qui se lit bien autant à mi-voix qu’à tue tête : https://sites.google.com/site/grostextes/publications-2019-1/roman---drouet---caruel

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 08:56

On s’en souvient certains matins de ce chanteur James Ollivier qui interprétait les poètes dans les années 70 et dont jeune instit je faisais écouter les vinyles (ou cassettes) aux élèves. Et certains matins me reviennent quelques vers de Claude Roy d’un poème dont le titre est Petit matin. « Je t'attendrai en haut de la plus haute tour / Où pleurent nuit et jour les absents dans le vent / Quand les oiseaux fuiront je saurai que le jour / Est là marqué des pas de celle que j'attends. »

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 21:27

Que naissait Louis-Ferdinand Céline en 1894. Je ne sais combien de pages de citations de son Voyage au bout de la nuit j’ai dû remplir. Autant y aller au hasard qui paraît-il fait bien les choses : « Je l'avais bien senti, bien des fois, l'amour en réserve. Y'en a énormément. On peut pas dire le contraire. Seulement c'est malheureux qu'ils demeurent si vaches avec tant d'amour en réserve, les gens. Ça ne sort pas, voilà tout. C'est pris en dedans, ça reste en dedans, ça leur sert à rien. Ils en crèvent en dedans, d'amour. »

Quant à moi, j’ai pondu cet aphorisme lointainement célinesque : « La crémation de ses parents, elle appelle ça « le grilladou ». / La poésie peut en prendre de la graine. »

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 20:52

Que mourait Francis Carco en 1958. Ses écrits parlent de pluie et de bohème, de ruelles sombres, de bistrots et de ports, de vie la nuit et de navires en partance, avec parfois une nuance d’humour légèrement triste. Un roman, quelques poèmes de lui de temps en temps, je vous conseille si je peux me permettre, ça fait du bien au cœur.

L’occasion aussi d’écouter une chanteuse qu’on n’écoute plus, Valérie Ambroise, écoutez sa voix chaude et grave interpréter Brassens ou la chanson pour le vieux si vous avez un moment (https://www.youtube.com/watch?v=a8lTLb2IsY4 ), mais puisque c’est de Carco qu’il s’agit, un coup d’orgue de barbarie et de souvenir de bohème avec quelques lilas sera parfait pour le spleen du dimanche soir :

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 23:33

Que naissait Raymond Carver en 1938. Surtout connu pour ses nouvelles qui mettent en scène les misères ordinaires des gens modestes avec ce réalisme du quotidien souvent proche d’une certaine forme de poésie. Et ses poèmes ressemblent à ses nouvelles.

« MÉMOIRE // En coupant les queues d’un quart / de panier de fraises - le premier / du printemps - et me demandant / comment j’allais les déguster ce soir, dans ma solitude (Tess est en voyage), /  je me rappelai avoir oublié de lui transmettre / un message quand on s’était parlé. / Quelqu’un dont j’avais oublié le nom / avait appelé pour dire que la grand-mère / de Susan Powell était morte brutalement. / Je continuai de préparer les fraises. / Mais je me rappelai autre chose en revenant / de l’épicerie, sur le bord de la route / une petite fille en patins à roulettes qui se faisait tirer par un gros chien à l’air sympa. / Je lui avais fait signe. Elle m’avait répondu. Puis avait sévèrement rappelé son chien à l’ordre, qui n’avait de cesse d’essayer de flairer l’herbe tendre du fossé. / Il fait presque nuit maintenant. / Les fraises sont au frais. / Tout à l’heure, en les mangeant, / je me remémorerai tout ça à nouveau - dans un ordre ou dans un autre - Tess, la petite fille, un chien, des patins à roulettes, la mémoire, la mort, etc. » (Là où les eaux se mêlent)

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 00:34

Qu’il y a cinq ans mourait Jean-Claude Pirotte qui me rappelle le charme des vers réguliers impairs : « Il faut revenir au rythme / apaisant du vers impair / emprunter de vagues rimes / aux chansons qui sont dans l’air // il faut écouter les chiens geindre dans les jardins clos / et le môme du voisin / criailler qu’il a bobo // il faut souffrir que la vraie / vie se perde dans l’automne / et fuie ce terroir de craie / aux horizons monotones // il faut compter ses dernières / pièces de monnaie jaunâtres / et nier que l’on espère / aveuglément des miracles // il faut s’appliquer à n’être / que cet arbre aux branches mortes / ou cet ersatz de poète / moulinant de trop vieux mots » (La vallée de misère, éd. Le temps qu’il fait)

C'est un 24 mai

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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 21:47

Que mourait Charles Ferdinand Ramuz en 1947. On lui reprocha de mal écrire comme à Delteil. Il était de ceux qui n’ont pas hésité à malmener la langue pour la rendre plus expressive et soigner la fulgurance insolite des images. « Puis plus rien qu'un arbre qui penche, / dans l'opacité de ses branches ; / avec son ombre, de côté, / comme sous un poids qui l'accable ; / et cet autre se laisse aller / en avant, comme un dormeur / qui a les coudes sur la table. »

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

Également Chez Gros Textes - Catalogue

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Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.