25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:08
Jean-Claude Martin

Rien ne sert de mourir

(Petits arrangements avec les mots)

de Jean-Claude Martin

« En un mot », en deux mots, j’eusse aimé vous dire, à mots couverts (et l’idéal eût été sans mot dire), que je n’avais pas trouvé le fin mot de l’histoire. Je croyais avoir mon mot à dire et j’en arrive au dernier mot après m’être payé de mots... À Dieu, si je le vois, j’en toucherai un mot…

ISBN : 978-2-35082-255-6

60 pages au format 10 x 15 cm, 6 €

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:50
Bergère / Durigneux...

Demain de nuits de jours

de Jean Louis Bergère

photos de Michel Durigneux

Avec la parution de mon album Demain de nuits de jours composé et écrit autour du thème de "l'apparition/disparition", le projet de ce livre est né en compagnie du photographe Michel Durigneux, dans ce désir commun et ancien déjà, de rassembler un jour nos expressions et univers, bientôt rejoints et encouragés par l’éditeur Yves Artufel. Un livre imaginé dans l’écho de ce dernier opus, et confectionné avec les "voix écrites" de quelques auteurs, poètes que j'affectionne particulièrement. Ces voix précieuses qui m'accompagnent au jour le jour avec leurs "mots langue", bulles d'air, couleurs, rythmes, sonorités, chairs d'étoiles et de terres, et qui depuis longtemps déjà nourrissent, irriguent ici où là mes eaux de chansons et d'écriture. Un livre en prolongement donc, et qui serait alors comme une "résonnance" à l'envers... Demain de nuits de jours comporte onze chansons, ils sont donc onze ici à poursuivre la recherche. Pour chaque auteur invité, il s'agissait d'écrire un texte à partir d'une des chansons de cet album, soit en ayant la connaissance préalable du seul titre de la chanson attribuée, ou du texte de la chanson ou de la chanson complète (c'est à dire avec texte et musique). Avec une belle générosité et dans toute leur singularité, ils m’ont offert beaucoup plus que je n’aurais espéré ; cette matière vivante régénérée, cette nouvelle traduction au-delà de toute simple réponse illustrative. Qu’ils en soient tous remerciés.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:29

Diti Ronen

בית שסדקיו שירה

Une maison fissurée

de poèmes

Traduction de l’hébreu Isabelle Dotan

 

Je suis née au printemps

à une heure favorable

à la maternité Freund à Tel Aviv.

Le monde était obscur et accueillant.

Le soleil n’avait pas encore jailli.

Le ciel était clair et ouvert.

Alentour, sable et silence.

Personne ne pensait à la mort ou à la guerre.

L’aube se leva lentement

et les premiers baigneurs faisaient chemin vers la mer.

Dans le quartier Kerem Hatémanim1,

les enfants furent poussés hors du lit pour courir

dans les rues de la ville,

les journaux du matin saillant

dessous leur aisselle

et à Neve Tsedek2, blanchisseuses

et femmes de ménages embrassaient leurs enfants

et partaient vers les maisons de riches.

...

 

ISBN : 978-2-35082-256-3

46 pages bilingues au format 14 x 20, 5 €

Diti Ronen

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:24

Cette semaine

J’ai retrouvé cette photo dans un dossier de l’ordi.

La semaine de Gros Textes n° 6

Elle représente Sophie Braganti et Pierre Autin-Grenier invités il y a quelques années à Châteauroux-les-Alpes pour notre festival, l’ivresse des livres. Ils boivent un coup au bar des Alpes à côté de notre épicerie littéraire.

Pierre est mort le 12 avril.

Dans ses radis bleus (ouvrage qui me l’a fait connaître dans les années 90 et que j’ai lu deux fois très lentement pas plus d’une page par jour pour que ça dure plus longtemps), il y a des choses comme ça :

« Samedi 18 juin.
Sainte Léonce
Ainsi, parfois, est-il nécessaire d’empoigner résolument la brouette verte, la charger à ras bord d’énorme blocs de pierre, puis pousser, comme ça, sans but des heures durant autour de la maison, jusqu’à se persuader enfin que, lourdement, le monde quand même existe. »

J’approuve à 100 %.

 

Cette semaine, j’ai reçu un bô poème de Roger Lahu

 

« Dona nobis pacem »

 

un encore autre (toujours autre)

jour fini

a week also on dit ça « fin de semaine » on souffle

 

tu poses la besace de la besogne

ordinaire

comme une ancre qu’on jette

 

à l’eau pour

stopper la dérive d’une piètre barcasse

et éviter qu’elle dérive

 

tu enfiles un vieux froc

un sweet maculé

tes bottes de caoutchouc

 

et  ah quelle impatience

prends ta canne ton sac

ton seau ton épuisette

 

et fonce fonce fonce

yes  yeaaap  yeappeee

vers la rivière

 

ça pleusine

peu te chaut

piscator        peccator

 

 “agnus dei,

 qui tollis peccáta mundi,

dona nobis pacem »

 

la paix ? les martins pêcheurs

te l’apporteront

si les anges font défaut

 

Cette semaine j’ai vu que

Thierry Roquet parle du dernier Dejaeger « ouvrez le gaz 30 minutes avant de craquer l’allumette » ici http://moritchum.blogspot.be/2014/04/ouvrez-le-gaz-30-minutes-avant-de.html

Et Cathy Garcia également :

http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2014/04/04/ouvrez-le-gaz-30-minutes-avant-de-craquer-l-allumette-d-eric-5339704.html

Patrice Maltaverne du dernier Tissot : http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/

Samuel Dudouit du dernier Artufel :

http://www.lacauselitteraire.fr/j-aurais-du-prendre-des-photos-yves-artufel

 

Cette semaine j’ai lu

 « Le musée clandestin » d’Emmanuel Merle, éd Pré carré, http://precarreditions.hautefort.com

Outre que les petites brochures que fabrique Hervé Bougel sont très élégantes et originales, sa ligne éditoriale est d’autant plus sympathique à mes yeux qu’elle est tout à fait proche de mes goûts. Ainsi Emmanuel Merle est au programme éditorial Gros Textes de cette année. Avec cet ouvrage, on pénètre dans un espace proche des tableaux de Chirico, une descente imagée dans l’inconscient « le colimaçon est obscur comme une artère / le sang dévale et passe / devant quelques portes// il est difficile de les ouvrir c’est si rare / qu’on s’y essaye mais quelquefois // c’est nécessaire le sang se repose / s’étale et remplit les salles derrière les portes / le musée est ouvert »

Lou Raoul a également été publiée il y a quelques temps d’abord en revue puis sous forme de recueil. « exsangue » est proche dans le ton du musée clandestin d’Emmanuel Merle. Ici on croise une femme et un bouquet, un vieux puits et un bidon métallique au fond d’un jardin ouvrier, deux oiseaux au corps chaud et pourtant morts et des mots obsédants comme un ricanement à l’abandon.

« Plus tard, encore » de Michaël Glück. Quelque chose de l’ordre de l’envoûtement poétique dans ce recueil : « à qui demande quel / est l’avenir de la poésie / je dis mon désarroi / mon ignorance qu’/ il n’y a pas d’avenir / sans la poésie / visage bâillonné / n’est plus visage // à ta table / garde une assiette pour les morts / une autre pour les vivants // tu ne sais / qui sont les absents »

« un long silence pâle » de Didier Pobel, c’est la neige, aquarelle d’enfant malade, promesse de cendres ou spectacle de mime, qui se décline dans l’émerveillement de ces matins qui empêchent le jour de crier.

 

Et pour finir une chanson poème de Bernard Dimey par Jehan (je sais pas si c’était la même année que Pierre Autin-Grenier qu’il est venu chez nous mais ce soir j’ai comme une envie de Dimey) pour boucler la boucle de la semaine et mouiller les yeux.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:48

C'est pas si souvent que je dis des poèmes miens en public avec du beau monde. Alors si par hasard vous traîniez dans le coin...

 

Savigny-sur-Orge le 15 mars

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:42
Marlène Tissot

J’emmerde…

de Marlène Tissot

 

Avec deux, trois choses toutes simples, comme celles qu’elle nous livre dans Gourmandises, une plaquette pas si sucrée, par exemple : Sucer les heures qui fondent comme des glaces à l’eau...Siroter les aléas// Recracher les pépins Se nourrir des petites réalités timides que personne ne prend la peine de cueillir…Goûter le pétillant de la pluie// En tirant la langue aux nuages…Ou encore, quand elle nous offre ses Petits poèmes pour petites faims, une autre plaquette (toujours chez At Home Editions…) : Nos rêves sont parfois encore plus terrifiants que la réalitéUne écharde de toi plantée sous la peau de mes pensées… Franchement ça aide à marcher sans trop se prendre la tête hein, c’est pas directif, c’est léger et ça touche les nuages.

 

Fabrice Marzuolo

 

 

 

J’emmerde les écriteaux

 

Prière de laisser mon cœur

dans l’état ou il était

quand vous y êtes entré

 

J’emmerde le sérieux

 

Tous les enfants dessinent

et quelques-uns seulement

décident de ne pas grandir

 

 

ISBN : 978-2-35082-250-1

90  pages au format 10 x 15 cm, 6 € (+ 1 € de port – port offert pour l’achat de deux exemplaires et plus)

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 12:17
Frédérick Houdaer

No Parking no business

de

Frédérick Houdaer

 

F.Houdaer n’a pas fait la Guerre d’Espagne. N’a pas été victime des procès de Moscou. Pas encore. Laissez-lui un peu de temps.

Dans ce recueil, vous trouverez de la monnaie testée avec les dents, des lectures d’occasion, du vin bu dans des verres à moutarde, des excuses insuffisantes, le cancer, des parcs d’attractions qui n’ont jamais vu le jour, des femmes très intelligentes qui disent des conneries, un animal plus agile que vous, des morceaux de Paris, de Lyon et de Marseille (le poète n’étant pas foutu de quitter l’axe P-L-M), etc.

QUI VEUT LE MOINS

 

elle m’appelle

me parle d’un gros barbeuq

il ne manque que moi

je peine à traduire son invitation

elle

me supplie de la rejoindre

à sa saucisse-partie

elle me rappelle que lors de sa précédente tentative

elle avait trouvé le moyen

de foutre le feu à son jardin

peut-être que cette fois-ci

celui du voisin ne sera pas épargné

et puis

n’ai-je pas quelques livres de poésie

à lui rendre ?

je cède

en imaginant plusieurs couvertures des éditions Cheyne

tâchées par la graisse des Chipolatas

 

*

PRIME

 

j'écris de la poésie ô combien

traduisible

destinée à un public très large

en attendant de la voir publiée par différents éditeurs européens

je vais faire photocopier mes derniers textes

afin de les envoyer à des revues non référencées

une étudiante reluque au dessus de mon épaule

le bon déroulement des opérations

je m’étonne de sa curiosité

je m’étonne des quelques cheveux blancs qui parsèment ses tempes

je ne suis pas mort

 

*

ISBN : 978-2-35082-245-7, 80  pages au format 14 x 21, 8 €

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 11:50
Yve Bressande

Avec un long nez (tome 3)

de

yve bressande

Libe et Lulle sont sur un bateau

il fait beau

personne ne tombe à l’eau

 

*

vous savez quoi

y a des cons qui disent

que l’an 2000 il est déjà passé

 

*

mon premier n’est pas à vendre

mon second n’a pas de prix

mon tout ne se marchande pas

 

*

si j’étais moi

à l’âge que j’ai

je serais déjà riche et célèbre

 

*

si j'étais moi

toutes les femmes seraient

non   plutôt moi qu’il faut changer

 

*

si j’étais moi

ben oui c’est bien là le problème

je suis un peu trop moi

 

*

 

ISBN : 978-2-35082-247-1, 50 pages au format 10 x 15 cm, 6 €

 

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 11:41
Ana Igluka

 

 

Daou Déod d'Ana Igluka

 

 

 

 

IV an dra guzh …
la chose cachée…


Ça manque forcément un chien… même pas encore absent, même pas encore mort.
C’est une insoluble question: comment peuvent-ils devenir à ce point indispensables, les
chiens? Comme des béquilles pour nous tenir debout, encore fiers d’être quelque chose,
encore heureux d’avoir un sens dans le vivant…. Que nous croyons… Le clébard est
une justification pour les damnés de l’espèce humaine! C’est un chauffage, un nettoyeur
tout terrain, un repêcheur d’exclus! Il nous maintient, fidèle, dans l’illusion que le mépris
et l’humiliation ne nous tourmenteront plus!
Entre 6 et 8 heures.
Car l’humain est un vide de sens et ne veut pas y croire: à sa Fin. Il est aveugle au bord
du précipice mais ne veut pas y croire… Alors il reste frappé de ce fameux regard ; celui
qu’inscrivent la terreur à long terme, les nuits sans sommeil et le « comprends rien » au
quotidien.
En voilà un qui approche, avec sa peau granuleuse et ses poils éparses, ridicule. Pose un
regard de ses yeux blancs, pour ne refléter rien.
Tu es bien petit devant la Mort, hein ?!!
Il approche l’humain, avec son grand point d’interrogation.
Mais c’est qu’il voudrait partager son fardeau…
Il voudrait recevoir de l’Amour, celui qui ne s’achète pas,
de l’attention, celle qu’on ne rend pas.
Tout ce qui a déserté notre monde, il y a bien longtemps.
Et puis quoi encore !
Et puis quoi encore, mais toi, tu m’parles même pas !
Pas question ! Dégage, virevolte ou tu vas tâter du balai !
La chienne rouge… elle grogne…

 

ISBN : 978-2-35082-243-3, 36 pages recto dont 17 en couleur, 11 €

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 20:36

Si les éditions Gros Textes peuvent se passer de subventions, il n’en va pas de même lorsqu’on veut organiser des festivals de spectacles vivants avec des morceaux de poésie dedans, ce que fait l’association Rions de Soleil à laquelle nos éditions sont rattachées.

Cette semaine j’ai participé à la grande course associative aux subventions. Parfois je me dis que c’est une façon de s’occuper de politique par le biais de l’animation de territoires, la fabrique de lien social et autres dynamiques solidaires avec en permanence en étendard le sacro saint projet qui doit toujours être paré des attraits de la nouveauté. On rencontre des élus, on entrevoit (d’assez loin mais quand même) les problématiques budgétaires des collectivités, on performe dans la langue des sigles. A d’autres moments, je me dis que c’est bien là du temps gaspillé à se vendre, du temps perdu comme évoquait Prévert : « " Dis donc, camarade soleil, tu trouves pas que c'est plutôt con de donner une journée pareille à un patron ? ", à gratter du papier et rassembler des pièces justificatives sauf que là on se la raconte un peu, on se force à croire que c’est pour l’éducation populaire, l’accès du plus grand nombre à la culture etc… Tout ça pour dire que cette semaine en corrigeant des épreuves du bulletin de mon syndicat (la CNT-AIT), je suis tombé sur ce texte de Christian Paccoud (Christian Paccoud, on a pu le faire venir chez nous il y a quelques années grâce à de l’argent public – ah contradiction quand tu nous tiens) et c’est tout ce que j’ai envie de partager de ma semaine en ce dimanche soir avec en prime une vidéo pub pour son festival estival du fromage de chèvre et la délivrance d’un message fondamental.

 

Lettre à tous ceux et celles qui parlent debout,

Le Gros Cœur répète tous les dimanches dans un bistrot du 20ème à Paris : « La joie du peuple » et dimanche dernier c’était la fête. Nous, on essaie de faire le plus de fêtes possible alors celle-là, on ne pouvait pas la rater ! Et c’est là, au beau milieu de tous ces visages radieux, que j’ai compris ce qui fait que parfois, on ne nous comprend pas : nous ne sommes pas des professionnels ! Nous, on ne soigne personne, on ne réinsère personne, la fraternité chez nous c’est naturel. On rit, on se fout sur la gueule, on s’aime on se quitte gratuitement. A l’ancienne, comme avant, du temps qu’on parlait à son voisin sans l’intermédiaire d’un éducateur de quartier.

On ne part pas en RTT après une soirée réussie. Nous après une belle fête, après un beau spectacle, un grand moment de bonheur ou de colère on recommence ! Sans effort, sans arrière pensée, on chante, on gueule, on écrit, on peint, on rock’n’roll pour rien ! Jamais on ne fait de réunion, de prévisions, d’objectifs encore moins de bilans, ou de résultats : on est gentils pour rien. Sans y penser, sans récompenses. La fraternité n’est pas un métier !

Ah oui, mes amis qui parlent debout, mes amis de Courzieu, mes amis des troquets, vous qui parlez avec le vent : ne changez rien ! Les professionnels de l’humanité nous appellent parfois et nous on vient, on partage, on chante, on rit, on danse, on sourit et ça leur fait du bien, ça ressuscite parfois des sentiments oubliés mais ne nous trompons pas, nous n’aurons ni diplômes ni salaires pour ça et c’est tant mieux : ça salirait tout si ce n’est déjà fait !

Alors laissons les professionnels à leurs bilans, gardons cette force de vie qui soulève les montagnes institutionnelles, ce ne sont pas quelques dollars qui nous feront la peau. Vous êtes beaux, même quand vous dites des conneries, vous êtes la force qui manque à l’humanité, vous êtes la beauté du geste. Continuons nos activités joyeuses mais ne les calculons pas. Laissons la joie opérer, riches ou fauchés, sobres ou sportifs, sans ambition, sans stars, sans gloire.

Alors oui messieurs les ministres, responsables, chargés de mission, sociologues et autres thérapeutes des inégalités sociales, le Gros Cœur, les Sœurs Sisters, ma pomme et tous les fous qui nous entourent, qui nous éclairent, nous sonorisent et qui retroussent leurs manches poursuivent leur chemin d’utopie et chantent la paroles de ceux qu’on a fait taire avec au fond du cœur un seul poème : ni dieux, ni maîtres ! 

Christian Paccoud

 

 

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.

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