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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:03

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

Cette semaine j’ai lu du belge en powésie :

« Le violon pisse sur son powète » d’Eric Dejaeger, éditions Les Carnets du Dessert de Lune,

http://www.lautrelivre.fr/eric-dejaeger/le-violon-pisse-sur-son-powete

« La powésie est à la littérature ce que le charlatanisme est à la science. »

« Si un powète te cherche, cache-toi du mieux que tu peux. » Histoire de se faire des amis dans un certain milieu…

 

Microbe n°93, revue réalisée sans hormones de croissance !, janvier-février 2016.

http://courttoujours.hautetfort.com/sport/

Et une excellente cuvée que ce 93. « Si l’infirmière vous dit : / Et maintenant on va prendre une douche / Cela ne veut pas dire / Qu’elle va se déshabiller / Et prendre une douche avec vous / Cela veut dire / Que vous êtes vieux » (Sammy Sapin)

Ou encore « Soyons heureux, que diable !

« T’es à l’hosto, tu vas mourir. Ça arrive à tout le monde.

*

Tu cherches l’amour ? Tu le trouveras au milieu des concombres et des navets. Des figues et des amandes ? Aussi, mais tu auras besoin d’une échelle. » (Marc Bonetto)

Et je ne dis rien de la bataille d’aphorismes sur papier entre Stas, Querton, Guiot et Dejaeger…

 

Et en bilingue et écrit à quatre main par Catfish McDaris et Eric Dejaeger, Rock’n’roll poetry, Poésie rock’n’roll avec pour chaque poème deux contraintes, le délire et une référence à la musique. Et ça t’a un délicieux air d’un autre âge genre vinyle qui grésille grave mais qui fout la joie de même « Billy-le-Montagnard appris la mauvaise nouvelle / d’un poste à galène démodé & il tronçonna / un coquelicot dans lequel il façonna une flûte / traversière il se mit à jouer un blues rouge sang »

 

Cette semaine j’ai fabriqué :

Pleines lucarnes de François-Xavier Farine et Thierry Roquet.

https://sites.google.com/site/grostextes/

Et voilà que Gros Textes sort un recueil hommage au foot, cette propagande ininterrompue pour l’abrutissement, la vulgarité, la régression intellectuelle et l’infantilisation des masses populaires avec en prime une préface de ce grand couillon de Jean-Michel Larqué. On m’aurait dit ça il y a quelques années j’y aurais pas cru. Pourtant quand j’ai lu le manus des deux zigues, je me suis revu minot de Marseille du temps où mes héros s’appelaient Josip Skoblar, le butteur foudroyant, Magnusson, le dribleur de génie ou Jean-Paul Escale, le gardien qui passait parfois en voiture de sport dans ma rue (c’était au tout début des années 70). Il y a quelque chose d’émouvant à l’évocation de ces personnages  vite oubliés : « Didier Christophe, un colosse aux cheveux longs, hirsute et nonchalant, – sur le terrain, chaussettes toujours baissées –, look de hard-rocker : à peu près rien à voir avec les stars adulées du moment. / Et pourtant, le ballon dans les pieds, il faisait des miracles, soulevant l’approbation du public qui n’en revenait pas et en fit son chouchou. / Frappe de balle, jeu de tête et engagement le rendaient merveilleux. / Ce Quasimodo du football moderne était en réalité, pour le petit peuple des supporters lillois, un ange tombé du ciel qui rendait grâce au ballon rond. »

Bon j’ai quand même relu « Eloge de la passe » aux éditions libertaires dans la foulée : http://editions-libertaires.org/?p=412

 

J’ai fabriqué également pour le compte des Tilleuls du Square :

L’amer allé avec le soleil de Marie Monguet dont on a un aperçu ici :  https://sites.google.com/site/lestilleulsdusquare/

Un recueil de nouvelles en prise avec notre époque avec de ci de là des incursions en lisière de science-fiction. Cruel  parfois, mais aussi engagé, drôle et ironique souvent.

 

J’ai lu avec jubilation les deux premiers romans des chemins de la liberté de Sartre, L’âge de raison et le sursis. « Le malheur c’est que nous sommes libres », on est dans la suite de la nausée avec ces personnages en dérive dans des vies trop grandes dans l’âge de raison « Il faut avoir le courage de faire comme tout le monde, pour n'être comme personne. »

Le sursis se passe la semaine ou furent signés les accords de Munich en septembre 1938. Le rythme et la construction du roman sont étonnants, on retrouve les mêmes personnages noyés dans le flot de l’histoire et l’urgence de faire quelque chose car le temps presse et qu’il risque de s’interrompre.

« Ce n’est pas une question de nombre, dit Mathieu. Elle n’est pleine que d’elle-même, personne ne lui manque et elle n’attend personne. Elle continuera à n’aller nulle part et les même hommes se poseront les mêmes questions et raterons les mêmes vies. Jacques le regardait en souriant, pour montrer qu’il n’était pas dupe : - Et où veux-tu en venir ? –Eh bien justement, à rien, dit Mathieu. »

 

Cette semaine je me suis demandé ce qu’avait bien pu devenir Kevin Coyne, le rocker dépressif alcoolique, clochard, un peu fou (« mieux être fou que triste », il avait été infirmier psychiatrique), tour à tour génial et pitoyable que j’aimais écouter quand j’avais 20 ans, sans doute un écho du rock’n’roll poetry cité plus haut. Il est mort en 2004 d’une fibrose du poumon. Ses textes évoquaient les laissés pour compte, les éclopés de la vie, les égarés de la normalité, de façon brute et directe sans message à délivrer, juste témoigner et crier : « La grosse fille s’en est allée / Elle a l’intention de se suicider. » (Fat girl)

« Je vais à la maison sur la colline / L’endroit où l’on vous donne des pilules / Où l’on vous donne trois costumes par an / Et à Noël une bouteille de bière / Où les vieilles dames assises le long du mur du jardin / N’entendent jamais le chant des oiseaux / Ni ne remarquent les feuilles qui tombent / Car elles sont toutes folles / C’est drôle, si drôle que ça m’en fait pleurer / Si drôle, oh mon dieu, que parfois je voudrais mourir… » (House on the Hill)

« Un vieil homme entouré de ses livres / Sa table de nuit croule sous le poids des vieux journaux / Quinze chats grattent à sa porte / Et toute cette saleté qui jonche le sol / Vous avez raison, Madame Dupont / Vous le savez bien, Madame Durand / C’est un fou ! » (Lunatic)

24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 21:35

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

Cette semaine j’ai lu :

Traction-brabant 66. D’entrée de jeu Patrice Maltaverne fait le point sur 3 ans d’éditions (Citron gare) dans une perspective de loi du marché avec l’abyssal déséquilibre entre la demande de publication et l’offre. L’édito est ici : http://traction-brabant.blogspot.fr/

Dans ce numéro j’ai lu agréablement les exercices de style de Julien Boutreux qui s’exerce à la notice biobibliographique. Découvert Marcin Orlinski que l’on peut raisonnablement supposer être un auteur polonais (mais il n’a pas de notice bibliographique lui…): « Pièges // Qui multiplie les fêtes, d’ordinaire ne se débrouille pas avec la vie. Et moi ? Moi aussi je fuis. Je tombe / dans le piège des trains qui me conduisent d’un endroit à un autre. Je prends des centaines de photos pour que le monde / sache que j’existe. Je répète : j’aime, / j’aime. Je ris et ce rire est un orage. »

Ayant appris le décès de Ludovic Janvier, je me suis souvenu que la lecture à sa parution de « Doucement avec l’ange » m’avait procuré grand plaisir : « Pense à tes grimaces de fou entre tes murs / à ta passion d’enfant puni pour le rien faire / à la honte de ton nom la honte de parler / à tes hurlements de rage en direction du monde / à tes longs pets les soirs de contrariété / au désespoir de jamais réussir à être toi / tous ces ratés queue en main bel étonné / aux hommes évalués d’un sale œil tout rancune / à ton envie quelquefois de mordre en pleine chair / à tes sursauts de peur au moindre bruit dans le silence / à tes adieux de lâche aux femmes abandonnées / à tes injures en secret vers les contradicteurs / aux bestioles massacrées à tes coups de pied au chien / à tes stations devant la glace en murmurant pauvre con / alors doucement avec l’ange hein doucement »

Lu deux polars :

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette de Stieg Larsson (Millénium 2 Actes Sud). Un rythme haletant et un personnage central qu’on n’oublie pas.

Là où dansent les morts de Tony Hillerman (Rivages/noir). Polar quasi ethnologique qui nous plonge dans la culture indienne. Seulement trois décennies séparent ces deux titres et leur juxtaposition nous fait sentir l’accélération de l’histoire.

Lu également le dernier roman de Brigitte Giraud, Nous serons des héros. Le regard d’un enfant portugais qui fuit avec sa mère la dictature de Salazar quelques années avant la révolution des œillets. Nous sommes plongés à la fois dans une époque avec des détails d’une justesse époustouflante et des destinées brossées avec des charretées de tendresse et d’humanité.  

J’ai fabriqué l’ouvrage de Jean-Michel Robert « Après j’irai chanter » dont on peut voir la présentation sur le site : https://sites.google.com/site/grostextes/

J’ai le sentiment qu’avec cet ouvrage, nous ne sommes pas très éloignés de l’univers et du style du roman de Brigitte Giraud avec ces quelques choses de l’enfance comme la nostalgie des héros et des clowns et cette sempiternelle question : où diable pourrons-nous déposer notre baluchon de blues ?

« QUELQUES NOTES // Souvent j'écoute une chanson parce que j'y décèle un mot, / un ton, une image vraie, / tout étonnée d'être sa mélodie. // Chaque fois j'espère qu'elle va coaguler l'introuvable plaie. »

Sinon cette semaine j’aurais aidé à bricoler dans la recherche de subventions et joué  ce dimanche notre spectacle : « Le poète est du poète dont vous êtes » à Puy Sanières.

J’ai également frissonné à l’écoute de cette chanson de Bertin qui s’accordait plutôt bien avec les livres de Giraud et Robert.

17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 20:14

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

Cette semaine j’ai lu :

Une anthologie d’Alain Breton titrée Alain Breton aux éditions Le Nouvel Athanor dans une collection fort maladroitement nommée selon moi « poètes trop effacés », on dirait une appréciation sur un bulletin scolaire. En tout cas, on a la syntaxe poète, le lexique poète, la pose poète, et au final c’est beaucoup trop poète pour moi. « Tu sens les relais brûler si près. / Souffres-tu, prince des marges ? / Il y a cette brume obstinée à te faire, / Cet os innocent de bruits. / L’infime pigmentation te prépare. Au-delà. » Ben non je sens rien. C’est grave ?

Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami, éd. 10/18

Un livre étonnant au croisement de la mythologie, du roman contemporain, du fantastique féérique, du conte initiatique débordant de fantaisie et de poésie.

« Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque. »

«– … aujourd’hui, j’ai l’intention de reprendre ma discussion avec Mme la pierre

– Hum. Bonne idée. C’est important de discuter. Quel que soit ton interlocuteur - humain, animal, objet -, il vaut toujours mieux parler que de ne rien dire. Moi aussi quand je conduis mon camion, ça m’arrive souvent de discuter avec le moteur. Si on est attentif et qu’on tend bien l’oreille, on entend un tas de chose.

– Oui. C’est aussi ce que pense Nakata. Nakata ne sait pas parler avec les moteurs, mais quel que soit l’interlocuteur, c’est toujours bien de discuter.

– Et ça se passe bien avec la pierre, vous arrivez à vous comprendre ?

– Oui. Je crois qu’on commence à se comprendre petit à petit. »

 

J’ai réédité un ouvrage de Marthe Omé « Je ne dors plus dans mon corps » aux éditions « Les Tilleuls du Square / Gros Textes ».

Du texte à dire qui swingue sous la langue.

« c'est bien dommage  / d'avoir du singe / en soi parfois / derrière le poil / t'es tout bêbête / à l'idée de toucher / une autre bête que toi »

https://sites.google.com/site/lestilleulsdusquare/home

 

J’ai commencé la fabrication de BBÊTES de Sophie Braganti illustré par Victor Lanneau

« Corbeau // point noir sur les lignes en pointillés des sapins / virgule dans les phrases gommées des nuages / le corbeau / sur la neige / grave / et se gave / de rimes dans des vers / des crimes de l’univers… »

«  Le ver à soi // A toi de l’écrire / dans un vers à toi »

 

On a joué avec la compagnie Gros Textes notre dernier spectacle création Gros Textes « Le poète est du pays dont vous êtes » à la Roche de Rame devant une quarantaine de spectateurs qui avaient l’air satisfaits.

 

Sinon cette semaine aura vu la condamnation de syndicalistes à des peines de prison ferme pour avoir défendu leur emploi en séquestrant quelques cols blancs et le chœur des gens de bien clamer que la violence est inadmissible, ceux-là qui bien sûr n’auront rien dit ni rien vu de la violence subie par le monde du travail comme nous le rappelle un inspecteur du travail sur son blog : http://www.filoche.net/2016/01/16/mourir-a-19-ans/

Cette semaine aura vu également la flicaille gazer quelques zadistes du côté de Nantes et quelques pauvres gens perdre la vie en Méditerranée, mais là c’est de l’affaire courante, rien d’inadmissible dans cette violence-là...

« Si vous n’êtes pas vigilant, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment » Malcolm X – citation lumineuse découverte sur cette vidéo qui cette semaine m’a pris aux tripes.  

10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 20:38

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

La semaine de Gros Textes revient en lieu et place d'un jour après l'autre....

Cette semaine, j’ai lu

Et ainsi les arbres de Michel Bourçon, éditions Potentille

http://potentille.jimdo.com/le-catalogue/les-auteurs/michel-bour%C3%A7on/

J’aime l’écriture apaisante de cet auteur et cette légère inquiétude sereine néanmoins comme le sel de nos existences : « ainsi, chaque fois que nous posons les yeux sur lui, l’horizon prononce notre nom, souhaitant qu’on le rejoigne, demande à laquelle nous ne résistons pas, pour découvrir ce qui, en lui, est peut-être déjà en nous, oui, vraiment, il semble que l’horizon nous attende. »

Le poème est léger et fluide, et donne à voir dans une légère égratignure du temps quelque chose comme un frémissement de lumière, un babil des origines, une lenteur qui nous ressemble.

 

San Camilo 1936 de Camilo José Cela, poche points.

C’est le premier roman de ce sulfureux prix Nobel de littérature que je lis. Les prémices de la guerre d’Espagne racontés avec un parti pris grandguignolesque. On regarde touiller en des phrases interminables une pâte humaine fortement épicée de sang-sexe-mort étrangement hallucinée : «Les enfants sont des êtres fragiles et mystérieux, il est inexact de dire que ce sont les hommes de demain car beaucoup meurent avant du croup ou de la dysenterie, ménagez la vue de vos enfants en veillant à ce qu’ils ne reçoivent que la lumière du soleil ou celle de la lampe Métal super-argon à double spirale, certains enfants naissent voûtés et il faut leur insuffler de la santé à grand-peine et à grands frais, d’autres sont mort-nés ou meurent à peine nés, alors leur grand-mère les brûle dans la cuisinière à l’intérieur d’une boîte à chaussures, au début ils brûlent mal mais ils finissent cependant par disparaître car l’anthracite est énergique et consume tout ce qu’il touche, il y a beaucoup d’enfants au monde, des multitudes, le monde est infini. »

 

J’ai fait un retirage du livre de Karin Huet « Montrer les menstrues » présenté sur le site :

https://sites.google.com/site/grostextes/

Un très beau livre, grand format et plein de couleurs, comme j’en fais rarement, plein de taches et relativement liquide.

Je me prépare également pour la suite, à savoir boucler le programme éditorial 2015. Je sens que les auteurs (nombreux) trépignent.

 

Il a neigé cette semaine et j’ai dû pelleter autour de la maison. Mes dernières salades sont sous la neige, normal.

L’économie chinoise marque un ralentissement et le yuan a pris froid. Ce sera un bon alibi pour nos dirigeants si le chômage ne baisse pas ici.

En feuilletant la radio, j’ai senti qu’on commémorait à tour de bras et d’émotions en veux-tu en voilà cette semaine, des attentas d’il y a un an à un ancien président crevé il y a 20 ans, de quelques pages d’histoires à un « je suis Charlie » qui m’avait laissé perplexe. J’ai eu envie de réécouter ceci :

https://www.youtube.com/watch?v=L5X3DsjO4kI

Et puis pour célébrer à ma manière l’esprit Charlie tendance Choron Cavanna, je me suis pissé dessus en écoutant et regardant Didier Super à Sète (de la poésie dans la lignée de Reiser) :

La semaine de Gros Textes - janvier 1
28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 20:54

2-3- Un textes pris sur un blog : http://www.crapaudsetrossignols.fr/ et une chanson pour clore "Un jour après l'autre"

"Tout le monde (ou presque) a déjà pu constater qu’un petit enfant à qui on a offert un tas de jouets sophistiqués préfère parfois jouer pendant des heures avec un simple bout de bois ou encore un ustensile ménager. Je me demande si, devenus adultes, nous ne sommes pas encore comme cet enfant. Une fois tranquille et débarrassé du vernis culturel dont on est bien obligé de se parer pour avoir l’air éduqué et civilisé, nous préférons parfois une simple petite chanson, qui nous fait plus d’effet et de profit que toutes les toiles de maîtres d’un grand musée ou n’importe quel opéra ou symphonie. Évidemment, dire qu’on est davantage touché par une chanson que par un tableau de Manet, un opéra de Bizet, ou encore telle page de Proust, n’est pas toujours possible. Il y a une injonction sociale à « jouer » avec les objets culturels sophistiqués qu’on nous propose, alors que nous aimons mieux au fond, le plus souvent, un simple bout de bois. Comme les enfants..."

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

1- « Je m’applique à donner à ma vie le sens / que m’indiqua dans ma jeunesse un soleil ivre de terre / alors que le jour était immobile comme un verre plein / et que l’horizon flambait dans une odeur de paille » Lucien Becker (dans « appel aux riverains » anthologie 1953-2013 par Christophe Dauphin, les Hommes sans épaules)

 

31 - L’immortalité de Milan Kundera, folio

"La vocation de la poésie n’est pas de nous éblouir par une idée surprenante, mais de faire qu’un instant de l’être devienne inoubliable et digne d’une insoutenable nostalgie."

 

30 - La maison du silence de Orhan Pamuk, folio

"On ne peut pas recommencer sa vie, ce voyage à sens unique une fois terminé, on ne peut plus le refaire, mais si l'on a un livre à la main, et même si ce livre est confus et mystérieux, une fois qu'on l'a terminé, on peut le reprendre du début, si on le désire, on peut le relire afin de comprendre ce qui est incompréhensible, de comprendre la vie, n'est-ce pas?"

 

29 - Cioran dans mes souvenirs de Mario Rigoni Stern, éd. PUF

"Quand on se perçoit exister on éprouve la sensation d’un dément émerveillé qui surprend sa propre folie et cherche en vain de lui donner un nom. L’habitude émousse notre étonnement d’être : nous sommes – et passons outre, nous recouvrons notre place dans l’asile des existants."

 

28 - La Boîte à musique de Jean-Claude Pirotte, éd La Table ronde

"l'enfant dort et la montagne / veille de tous ses regards / elle veille sur les vignes / les cyprès les pignons gris / l'ardoise bleue des églises // montagne aux sources du vent / les torrents chantent plus bas / les bruyères de la lande / baignent au coeur de la lune / qui connaît aussi la mer // à grands traits notre vie coule / de roche en roche on écoute / sans comprendre les paroles / des cascades et des pierres"

 

 

22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 20:30

27 - Dans la série, les chanteurs d'il y a 50 ans, ne pas oublier... Jean Arnulf (un nom encore plus imprononçable que le mien), ça sent l'époque cabaret rive gauche, la proximité de Planchon, Gougaud, Clavel... Sa chanson "Chante une femme" souvent reprise a marqué l'époque guerre du Vietnam.

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

26 - Le nœud gordien de Bernard Schlink, Série noire Gallimard

« Il semble parfois que le monde entier retient sa respiration. Que toutes les roues s’immobilisent, que les avions, les balles de tennis et les hirondelles restent suspendus en l’air, que les mouvements des humains se figent. Que la terre hésite, ne sachant si elle doit continuer à tourner, changer de sens, ou modifier son axe. Le silence est absolu ; la circulation se tait, on n’entend plus le bruit des machines, ni les vagues qui éclatent sur le rivage, ni le murmure du vent dans le feuillage. Pendant ces instants, tout semble possible. C’est là qu’on peut percevoir que le mouvement du monde est composé d’une infinité de petits fragments d’immobilité et qu’on peut penser que ces fragments s’agencent différemment pour décider du cours des choses.

C’est pourquoi ces instants sont souvent ceux où une décision est à prendre. »

 

24 et 25 - Ceci emprunté sur le blog de Yannis Youloutas : 

Fuir la grande fête de la tradition et de la consommation, chaque fin d’année, c’est s’exposer à des dizaines de questions et de critiques. Parmi les perles reçues ces derniers jours :

« Tu vas pas t’isoler, quand même ?
Et comment tu fais pour les courses ?
Et tu regardes un peu la télé, au moins, pour garder le contact ?
T’es pas triste, au fond de toi, le jour de Noël, de refuser l’amour des autres ?
Et pour les cadeaux, tu les échanges par la Poste ?
Ça t’arrive de faire la fête quand même ?
Mais alors, c’est quoi tes jours de fête dans l’année ?
Même avec nous, tu veux pas venir passer Noël ?
Tu trouves pas ça injuste de boycotter la fête des enfants ?
C’est la religion qui te fait peur dans Noël ?
Tu vas pas me dire que tu te fais pas un bon gueuleton le 25 et un autre le 1er ?
Tu sais que les intégristes diabolisent aussi les supermarchés ?
Tu te rends compte que tu gâches le plaisir des autres en critiquant leur fête ?
C’est vrai que tu te contentes d’une soupe de légumes, ce soir-là, depuis quinze ans ?
Tu trouves pas que t’es un peu asocial, quand même ?
Tu crois que le système va s’effondrer parce que tu consommes rien fin décembre ?
Pfff ! Tu vois pas que tu te punis toi-même ?
Bon, on t’appellera vendredi matin pour voir si tu changes d’avis, d’accord ? »

Une bonne fois pour toutes, les ami-e-s : faites ce que vous voulez, mais fichez-moi la paix avec Noël et le jour de l’An ! Merci.

Y.Y.

et la bande annonce de son dernier film "Je lutte donc je suis" (on peut déjà voir sur internet "Ne vivons plus comme des esclaves") est un joli poème de noël :  https://www.youtube.com/watch?v=v3Vc5aWkORY

 

23 - Les chaussures italienne de Henning Mankell, point seuil

"J’avais trahi parce que j’avais peur d’être trahi à mon tour. Cette peur du lien, cette peur de sentiments trop intenses pour pouvoir être contrôlés, m’avait toujours poussé à réagir d’une seule façon : l’esquive, la fuite. Pourquoi ? Je n’aurais pas su répondre à cette question. Mais je savais que je n’étais pas le seul. Je vivais dans un monde où beaucoup d’hommes passaient leur vie à avoir peur de la même façon que moi."

 

22 - Fantôme de Jo Nesbø, folio policier 

« Mais c’est peut-être pour ça que nous prenons des photos… Pour nous constituer de fausses preuves, qui étayent le faux postulat que nous étions heureux. Car l’idée que nous n’ayons pas été heureux pendant au moins un moment est insoutenable. Les adultes ordonnent aux enfants de sourire sur les clichés, les entraînent dans le mensonge, alors nous sourions, nous affirmons le bonheur. »

 

21 - Fantôme de Jo Nesbø, folio policier

« Mais tout ce qui est bon dans ce monde à la con est sur ordonnance, épuisé ou vendu à un prix si prohibitif qu’on doit payer de son âme pour pouvoir y goûter. La vie est un restaurant que tu ne peux pas t’offrir. La mort c’est l’addition pour le repas que tu n’as même pas eu le temps de prendre. Donc tu commandes ce qu’il y a de plus cher au menu, puisque de toute façon tu vas y passer, hein, et tu auras peut-être le temps d’en avaler une bouchée. »

15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 09:52

20 - Encore une chanson de circonstance...

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

19 - Verso 163 décembre 2015 « soyons hommes & femmes livres »

http://revueverso.blogspot.fr/

Une belle cuvée pour cette fin d’année, des découvertes à la pelle.

« Depuis le large, qu’ils sont beaux les rêves / Ne changeons rien, / C’est si bon d’y croire quand c’est vécu de loin. » (Estelle Sciortino)

 

18 - Quand je pense à ma propre mort (un poème de Bukowski)

"Je pense à des voitures garées dans / un parking // quand je pense à ma propre mort / je pense à des poêles à frire // quand je pense à ma propre mort / je pense à quelqu'un te faisant l'amour / en mon absence // quand je pense à ma propre mort / j'ai de la peine à respirer // quand je pense à ma propre mort / je pense à tous les autres qui attendent la leur // quand je pense à ma propre mort / je pense que je ne pourrai plus / jamais boire de l'eau // quand je pense à ma propre mort / l'air devient tout blanc // et les cafards dans la cuisine / se mettent à trembler / et quelqu'un devra jeter / mes sous-vêtements propres ou sales / à la poubelle."

 

17 - La victoire à l'ombre des ailes de Stanislas Rodanski, éd. Christian Bourgois

"Le jeu est bizarre à l'excès. Mais on ne peut consentir à la vie sociale plus qu'une apparence promise au massacre. Se fera-t-on complice de son goût du néant?"

 

16 - Décharge 168

http://www.dechargelarevue.com/

"Avant lorsque je savais écrire des pages d'amour / Avant je savais écrire des pages d'amour / Quand je saais écrire / Quand je savais écrire l'amour avant / Je savais écrire des pages / Lorsque des pages d'amour / L'amour avant je savais / Avant lorsque je savais écrire l'amour / avant je savais écrire l'amouravant" (Perrine Le Querrec)

 

15 - Décharge 168

http://www.dechargelarevue.com/

On retrouve Laurent Bouisset (cf semaine dernière et citron gare).

« Essaie d’apprécier les morceaux, / t’auras jamais rien d’autre à voir. »

 

14 - Fabrice Marzuolo dézingue un panel d'éditeurs dont mézigue sur son blog 

http://ruesaintambroise.weebly.com/nouvelle-de-la-semaine/semaine-du-14-decembre

La démonstration est imparable : les éditeurs sont tous des vilains, des incompétents et des pas gentils. Fuyez les éditeurs qui sont tous des...

 

9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 20:42

13 - Un classique de circonstance...

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

12 - « À l’instant qu’un peuple se donne des représentants, il n’est plus libre ; il n’est plus. »

(Jean-Jacques Rousseau)(qui serait abstentionniste comme moi demain)

 

11 - Pour compléter jour 10https://www.youtube.com/watch?v=uhg0SUYOXjw    

 

10 - L'enjeu du salaire de Bernard Friot, éd. La dispute

“Pour moi, l’échec du Front de gauche, du NPA et des anarchistes, de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de la CNT, un échec qui dure depuis plus de trente ans et qui concerne aussi Attac ou les économistes atterrés, vient de ce que ces organisations n’assument pas les institutions de 1945 dans ce qu’elles ont de révolutionnaire, à savoir le début d’une autre pratique de la valeur économique (et donc du travail) que sa pratique capitaliste :

- salaire à vie contre emploi et marché du travail,

- propriété d’usage contre propriété lucrative,

- cotisation-salaire contre le couple impôt-prévoyance,

- financement de l’investissement sans crédit contre le chantage des prêteurs,

- mesure de la valeur par la qualification du producteur contre sa mesure par le temps de travail.

Tout cela commence à se mettre en place entre les années 30 et les années 60, et ce qui est alors en jeu, ce n’est pas un autre partage de « la valeur » supposée invariante (la valeur d’échange capitaliste), c’est une autre production de valeur économique débarrassée de sa pratique capitaliste, c’est-à-dire des employeurs et des actionnaires ou prêteurs.

Tant que nous continuerons à nous battre pour « prendre l’argent dans les poches du patronat » ou pour le « plein emploi » ou pour la « solidarité » avec les « victimes », autrement dit pour un capitalisme plus juste, nous serons battus.”

 

9- Emmaüs d’Alessandro Baricco, folio

"En parcourant les cimes, le silence se fait religieux, et la pureté autour de nous est une promesse tenue -  l'eau, l'air, la terre débarrassée de ses insectes. En définitive, pour celui qui croit en Dieu, la montagne reste le décor idéal. De plus le froid incite à cacher les corps et la fatigue les déforme, ainsi notre lutte quotidienne pour censurer la chair s'en trouve exaltée, et après plusieurs heures de marche nous ne sommes plus que pas et pensées- le strict nécessaire comme on nous l'a enseigné, pour être nous mêmes."

 

8 Dévore l’attente de Laurent Bouisset, images d’Anabel Serna Montoya, éditions le citron gare

http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/2015/11/devore-lattente-de-laurent-bouisset-et.html

pour dire que Patrice Maltaverne se pose en formidable découvreur de talent avec ses petits citron gare. 

« Une vie lente et rouge est achevée à nos côtés - après l’amour - entièrement ratée - oui il me semble bien - et magnifique - rien passé à jamais que ça - rien plus que ça - que prolonger d’un regard doux la prochaine goutte - la prochaine goutte - la prochaine goutte - la prochaine goutte »

 

7 - Dévore l’attente de Laurent Bouisset, images d’Anabel Serna Montoya, éditions le citron gare

http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/2015/11/devore-lattente-de-laurent-bouisset-et.html

« Voudrais parler d’une fleur rugueuse / Voudrais parler de son insistance acharnée / A pousser loin des yeux // Dans vieux tas de la terre la pire // Sur versant maltraité de l’île aphone / Où sources mortes // Où tardent tant les pluie à rire / Que les rires meurent // Parler d’une fleur rugueuse / Sans mentionner ce qu’elle cherche / A nous dire… »

 

2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 20:15

6 - Jour d'élections en France...

"vote connard"

Léo Ferré

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

5- "Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue."

Helder Camara

https://www.youtube.com/watch?v=LXDNMOKyF1E

 

4 - La Malfaçon :Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédédic Lordon, éd. Les liens qui libèrent

"Ce qui pèse le plus lourdement sur les conditions d'existence de la population, les politiques économiques, nous ne pouvons plus le discuter : les réponses sont déjà toutes écrites et enfermées dans d'inaccessibles traités. 
C'est une monstruosité politique contre laquelle il faut redire que la démocratie consiste dans le droit irrécusable à la réversibilité, à la possibilité permanente et inconditionnelle de la remise en jeu, dans le cadre de la délibération politique ordinaire."

 

3 - J'ai appris ce matin le décès de Claude Burneau. Gros Textes avait commencé l'année 2015 avec lui. Le titre de son livre "Comment tu vas le monde?" résonne étrangement ces jours.

"Imagine enfant d’Europe / que tu doives quitter ta maison / et toutes tes habitudes / Quitter ta rue ton pays / Les paysages que tu connais / Quitter tes parents tes amis / Et tous ceux que tu aimes / Pour un autre pays / Où tu ne connais personne / Dont tu ne sais / que ce qu’en disent ceux qui y sont allés / que ce qu’on montre à la télé / Imagine / Et quand tu seras grand / Tu choisiras / Partir ou rester ici //

Imagine que tu es Africain / Que tu doives quitter ta maison / Avant que la misère ne l’écroule / Ta rue ton pays / Avant que le désordre ne l’épuise / Tes parents tes amis / Avant que la guerre ne les broie / Imagine que tu doives partir / Pour un autre pays / Où tu ne connais personne / Dont tu ne sais / que ce qu’en disent ceux qui y sont allés / que ce qu’on montre à la télé / Imagine / Et quand tu seras grand / Tu choisiras / Partir ou mourir ici"

 

2 - Sous les fleurs de la tapisserie de Marlène Tissot, édition Le Citron Gare

http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/2015/06/prix-copo-2015.html

« Aucune crêpe ne sera servie entre minuit et quatre heures du matin (Richard Brautigan)

La fissure dans le mur / me regarde et se fend d’un sourire / il est deux heures trente du matin / j’ai échoué, je ne sais comment / au sous-sol de mes rêves / il y fait sombre et / des racines pendent du plafond / comme si mes songes se prenaient pour des pissenlits / narguant mon appétit / mais moi c’est des crêpes dont j’ai envie »

 

1 - Sous les fleurs de la tapisserie de Marlène Tissot, édition Le Citron Gare

http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/2015/06/prix-copo-2015.html

« Les solitudes sont attablées / devant leurs assiettes vides / à enfiler les perles de regards en biais / sur le fil du temps / à coudre leur isolement / les uns aux autres / pour se tenir chaud / pour adoucir imperceptiblement / la petite cruauté des silences quotidiens »

 

30 - Sous les fleurs de la tapisserie de Marlène Tissot, édition Le Citron Gare

http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/2015/06/prix-copo-2015.html

« Papa, / toutes ces années où j’ai niché / dans la chevelure crépue / de tes silences éthyliques / expliquent sans doute les plumes / que j’ai semées en m’envolant / et avec lesquelles parfois / tu t’étouffes »

 

24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 20:19

29- Deux chansons par Paule-Andrée Cassidy, chanteuse du Québec. Elle a obtenu le prix Jacques Douai cette année. "Ma maison" est une reprise de Barbara. 

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

28 - Ecrits sans papier Pour la route, entre Marrakech et Marseille de Mireille Disdero, La Boucherie littéraire, collection sur le billot. http://laboucherielitteraire.eklablog.fr/

« C’est rapide. Ça vient comme le vent / On s’éveille un jour avec un cœur, / un instrument qui bat. // On évalue sa densité à hauteur d’insomnie. / Talons très hauts, on découvre le vide / en chancelant de plaisir. / Piquant et fuselé, le vide et / les jambes longues / c’est beau comme un vertige. »

 

27 - Le porte-voix n°1, paroles poétiques, Mots Nomades Production,

"quand la civilisation me strangule me rend gorge me goître me force la muqueuse / quand le confort l’irrespirable me serre le kiki m’estouffe quand le stress me trépane / alors je m’en vais m’en vo incognito / me réfugie dans quelque marais montagne steppe désert réel ou imaginaire / j’habite alors dans quelques poverina mazurka une cabanette voir « un guitoun » / seul je m’retrouve au plus près de moi-m’aime / je reprends mon corps recouvre pieds jambes bras récupèrent / mes mains / et leur merveilleuse polyvalence de tant de gestes / pour quelque temps simple quelques jours je me suis retrouvé… " Daniel Biga

 

26 - L'homme qui rit de Victor Hugo, poche

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"

 

25 - L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera, folio

"Vivre dans la vérité, ne mentir ni à soi-même ni aux autres, ce n'est possible qu'à la condition de vivre sans public. Dès lors qu'il y a un témoin à nos actes, nous nous adaptons bon gré mal gré aux yeux qui nous observent, et plus rien de ce que nous faisons n'est vrai."

 

24 - L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera, folio

"La vie humaine n'a lieu qu'une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce que, dans toute situation, nous ne pouvons décider qu'une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième, une quatrième vie pour que nous puissions comparer différentes décisions."

 

23 - Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoaéd. Christian Bourgois

"Nous n'aimons jamais vraiment quelqu'un. Nous aimons uniquement l'idée que nous nous faisons de ce quelqu'un. Ce que nous aimons, c'est un concept forgé par nous — et en fin de compte, c'est nous-mêmes."
 

Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.