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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 20:36

overblog devenant une vraie torture tant pour la rédaction que pour la consultation, Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:22

Papier Carbone

de

Pauline Catherinot

 

Les Demoiselles -

 

Le ciel gris - Le corps plein de ces consciences_

Sur les épaules Sur le cou Les consciences_

Cracher le sanglot Survivre à ces demoiselles

Dans un dernier souffle

La réminiscence de leurs dentelles

Plein de ces chimères

Un songe (Une enclave)

Sous le linceul - L'éternité rongée

La pleine conscience_

Du corps Du poids

[Suffoquent] Les dentelles lèchent la terre

Sur les épaules Sur le cou LES CONSCIENCES_

Ils crèvent de trop de conscience_

Traverser et se mêler - aux carcasses vides

La pluie est tombée (doucement)

Desiderata amputé

Se heurter - à la mathématique

Maudire les aspirations passées- les jours de printemps

Que le chuintement d'une voix qui agonise

Emporte les demoiselles et leurs robes mortes

Agonir le sceau de leurs initiales -

Le ciel gris - le corps plein de ces consciences_

[Reposent] les viscères enfermés dans des bocaux / hermétiques

Épandre leurs cendres

Graver leurs noms sur le ruisseau

Se laisser bercer par les vagues de sang

Se délivrer enfin de ces ombres puissantes_

Les genoux plantés dans la terre

Déposer le baiser (le cercler)

 

 

50 pages au format 14 x 21, 8 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:17

Où est-ce que ça coule ?

de

Patrick Sirot

 

 

A quand, toi qui sais? On pourrait commencer comme ça, comme ça, on pourrait commencer comme ça, on pourrait commencer par-là, par-là, là, là, là par-là, par la, par la, par l’animal, on pourrait commencer par l’animal, par l’animal, on pourrait commencer par l’animal. On pourrait commencer par la ni mal ni bien, on pourrait commencer par la ni bien ni mal, moitié-moitié. On pourrait commencer par mi mal, mi bien, moitié-moitié, on pourrait commencer par l’ami mal et l’ami bien, on pourrait commencer par l’animal namibien. On pourrait commencer par le mâle éléphant de Namibie et sa namibienne femelle, on pourrait commencer par l’éléphante qui l’accompagne, par les fentes de Nama, on pourrait commencer par les béances africaines, les failles, les fossés, les trous, on pourrait commencer par les trous, par les puits sans fin, secs sans eau, on pourrait commencer par les béantes crevasses, on pourrait commencer par les béantes craquelures par leurs fentes béantes, on pourrait commencer par les fentes sèches, les fentes et les agonies sèches des éléphantes de Namibie anéanties, on pourrait commencer par la longue agonie de l’antilope de Namibie. On pourrait commencer par la longue agonie, on pourrait commencer par la longue agonie sèche, on pourrait commencer par la longue agonie sèche des éléphants, on pourrait commencer par la longue agonie sèche des enfants des éléphants. On pourrait commencer par l’éléphanteau, on pourrait commencer par les enfants des antilopes à genoux dans la poussière de sable, on pourrait commencer par les fantômes ensablés dessous la dune. On pourrait commencer à genou comme les gnous ensablés, on pourrait commencer ensablé comme nos gourdes espérances et les poux des gueux et les je et les nous, pas vrai Jacquot, on pourrait commencer par le je et le nous. Hein, Jacquot, nous les gueux à genou, à quand Jacquot, à quand, à quand la fin de l’animal ami de Namibie?

A quand Jacquot la fin de l’homme des hommes?

Jacques à quand, toi qui sais tout?

A quand la fin du Namibien Nama, l’homme des hommes? Des Namaquois? Des Namaquas du fleuve orange? Le Khoïkhoï du fleuve orange?

Le Khoïkhoï qui cause Khoisan, qui cause consonne, qui cause clic, qui cause claque, qui cause pour qu’ça sonne et ça sonne, qui cause consonne pour qu’ça consonne et ça consonne qui cause klaxonne pour qu’ça klaxonne et ça klaxonne, et ça klaxonne, et ça klaxonne, et ça klaxonne le glas des gnous, le glas des gnous Nama.

A quand la fin, Jacquot, toi qui sais tout?

A quand la fin des Namans maudits, des mots dits Namaqua, des mots dits Naoiquoi?

A quand Jacquot, toi qui sais tout?

A quand que ne caquetteront plus les clucs, les clocs, les clecs, les clacs, les clics?

A quand Jacquot, toi qui sais tout?

A quand que le son du Khoisan ne sonnera plus?

Quand la langue qui klaxonne se sera tue Jacquot, Jacquot,

Jacquot, toi qui sais, Jacquot est-ce que tous les O de nos os limpides tomberont des nuages?

 

 

ISBN : 978-2-35082-251-8 94 pages au format 14 x 20 cm, 10 €

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:14

Mille milliards de pucerons

de

Francis Krembel

 

 

Seul m’émeut

le rire silencieux de l’arbre

sa croissance inaudible

son flegme ajouré de feuilles.

 

Seul m’émeut

la stridence des broussailles

l’embrouillamini des ronces,

leur virulence.

 

Seul m’émeut

le vent du Nord qui givre février

 

 

ISBN : 978-2-35082-257-0 50 pages imprimées sur bouffant 90 g, au format 10 x 15 cm, orné de 3 pleines pages couleur (recto non paginé) de Marc Alessandri, 6 €

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:09

Pas même le bruit initial

de

Bernard Ascal

 

 

ai-je ligoté les pattes

de l’oiseau

ai-je ligoté les ailes

de l’oiseau

l’ai-je relâché

dans la forêt

puis sans me retourner

me suis-je éloigné

me persuadant de son envol

 

 

ISBN : 978-2-35082-248-8 70 pages au format 14 x 21, orné de 5 pleines pages couleur (recto non paginé) de l’auteur, 10 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:02
Bernard Loesel

Du bon usage de la lettre anonyme

de

Bernard Loesel

À l’inventeur du Viagra Monsieur, C’est bien beau d’inventer de nouvelles molécules, comme vous dites, mais faudrait peut-être voir à penser à nous autres les vieilles. La libido du bonhomme, on a largement donné ! Pas question de remettre le couvert au nom, vous manquez pas d’air, du « progrès » ! Ligue de protection des panthères grises

ISBN : 978-2-35082-258-7 80 pages au format 14 x 21, 10 €

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:08
Jean-Claude Martin

Rien ne sert de mourir

(Petits arrangements avec les mots)

de Jean-Claude Martin

« En un mot », en deux mots, j’eusse aimé vous dire, à mots couverts (et l’idéal eût été sans mot dire), que je n’avais pas trouvé le fin mot de l’histoire. Je croyais avoir mon mot à dire et j’en arrive au dernier mot après m’être payé de mots... À Dieu, si je le vois, j’en toucherai un mot…

ISBN : 978-2-35082-255-6

60 pages au format 10 x 15 cm, 6 €

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:50
Bergère / Durigneux...

Demain de nuits de jours

de Jean Louis Bergère

photos de Michel Durigneux

Avec la parution de mon album Demain de nuits de jours composé et écrit autour du thème de "l'apparition/disparition", le projet de ce livre est né en compagnie du photographe Michel Durigneux, dans ce désir commun et ancien déjà, de rassembler un jour nos expressions et univers, bientôt rejoints et encouragés par l’éditeur Yves Artufel. Un livre imaginé dans l’écho de ce dernier opus, et confectionné avec les "voix écrites" de quelques auteurs, poètes que j'affectionne particulièrement. Ces voix précieuses qui m'accompagnent au jour le jour avec leurs "mots langue", bulles d'air, couleurs, rythmes, sonorités, chairs d'étoiles et de terres, et qui depuis longtemps déjà nourrissent, irriguent ici où là mes eaux de chansons et d'écriture. Un livre en prolongement donc, et qui serait alors comme une "résonnance" à l'envers... Demain de nuits de jours comporte onze chansons, ils sont donc onze ici à poursuivre la recherche. Pour chaque auteur invité, il s'agissait d'écrire un texte à partir d'une des chansons de cet album, soit en ayant la connaissance préalable du seul titre de la chanson attribuée, ou du texte de la chanson ou de la chanson complète (c'est à dire avec texte et musique). Avec une belle générosité et dans toute leur singularité, ils m’ont offert beaucoup plus que je n’aurais espéré ; cette matière vivante régénérée, cette nouvelle traduction au-delà de toute simple réponse illustrative. Qu’ils en soient tous remerciés.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:29

Diti Ronen

בית שסדקיו שירה

Une maison fissurée

de poèmes

Traduction de l’hébreu Isabelle Dotan

 

Je suis née au printemps

à une heure favorable

à la maternité Freund à Tel Aviv.

Le monde était obscur et accueillant.

Le soleil n’avait pas encore jailli.

Le ciel était clair et ouvert.

Alentour, sable et silence.

Personne ne pensait à la mort ou à la guerre.

L’aube se leva lentement

et les premiers baigneurs faisaient chemin vers la mer.

Dans le quartier Kerem Hatémanim1,

les enfants furent poussés hors du lit pour courir

dans les rues de la ville,

les journaux du matin saillant

dessous leur aisselle

et à Neve Tsedek2, blanchisseuses

et femmes de ménages embrassaient leurs enfants

et partaient vers les maisons de riches.

...

 

ISBN : 978-2-35082-256-3

46 pages bilingues au format 14 x 20, 5 €

Diti Ronen

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:24

Cette semaine

J’ai retrouvé cette photo dans un dossier de l’ordi.

La semaine de Gros Textes n° 6

Elle représente Sophie Braganti et Pierre Autin-Grenier invités il y a quelques années à Châteauroux-les-Alpes pour notre festival, l’ivresse des livres. Ils boivent un coup au bar des Alpes à côté de notre épicerie littéraire.

Pierre est mort le 12 avril.

Dans ses radis bleus (ouvrage qui me l’a fait connaître dans les années 90 et que j’ai lu deux fois très lentement pas plus d’une page par jour pour que ça dure plus longtemps), il y a des choses comme ça :

« Samedi 18 juin.
Sainte Léonce
Ainsi, parfois, est-il nécessaire d’empoigner résolument la brouette verte, la charger à ras bord d’énorme blocs de pierre, puis pousser, comme ça, sans but des heures durant autour de la maison, jusqu’à se persuader enfin que, lourdement, le monde quand même existe. »

J’approuve à 100 %.

 

Cette semaine, j’ai reçu un bô poème de Roger Lahu

 

« Dona nobis pacem »

 

un encore autre (toujours autre)

jour fini

a week also on dit ça « fin de semaine » on souffle

 

tu poses la besace de la besogne

ordinaire

comme une ancre qu’on jette

 

à l’eau pour

stopper la dérive d’une piètre barcasse

et éviter qu’elle dérive

 

tu enfiles un vieux froc

un sweet maculé

tes bottes de caoutchouc

 

et  ah quelle impatience

prends ta canne ton sac

ton seau ton épuisette

 

et fonce fonce fonce

yes  yeaaap  yeappeee

vers la rivière

 

ça pleusine

peu te chaut

piscator        peccator

 

 “agnus dei,

 qui tollis peccáta mundi,

dona nobis pacem »

 

la paix ? les martins pêcheurs

te l’apporteront

si les anges font défaut

 

Cette semaine j’ai vu que

Thierry Roquet parle du dernier Dejaeger « ouvrez le gaz 30 minutes avant de craquer l’allumette » ici http://moritchum.blogspot.be/2014/04/ouvrez-le-gaz-30-minutes-avant-de.html

Et Cathy Garcia également :

http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2014/04/04/ouvrez-le-gaz-30-minutes-avant-de-craquer-l-allumette-d-eric-5339704.html

Patrice Maltaverne du dernier Tissot : http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/

Samuel Dudouit du dernier Artufel :

http://www.lacauselitteraire.fr/j-aurais-du-prendre-des-photos-yves-artufel

 

Cette semaine j’ai lu

 « Le musée clandestin » d’Emmanuel Merle, éd Pré carré, http://precarreditions.hautefort.com

Outre que les petites brochures que fabrique Hervé Bougel sont très élégantes et originales, sa ligne éditoriale est d’autant plus sympathique à mes yeux qu’elle est tout à fait proche de mes goûts. Ainsi Emmanuel Merle est au programme éditorial Gros Textes de cette année. Avec cet ouvrage, on pénètre dans un espace proche des tableaux de Chirico, une descente imagée dans l’inconscient « le colimaçon est obscur comme une artère / le sang dévale et passe / devant quelques portes// il est difficile de les ouvrir c’est si rare / qu’on s’y essaye mais quelquefois // c’est nécessaire le sang se repose / s’étale et remplit les salles derrière les portes / le musée est ouvert »

Lou Raoul a également été publiée il y a quelques temps d’abord en revue puis sous forme de recueil. « exsangue » est proche dans le ton du musée clandestin d’Emmanuel Merle. Ici on croise une femme et un bouquet, un vieux puits et un bidon métallique au fond d’un jardin ouvrier, deux oiseaux au corps chaud et pourtant morts et des mots obsédants comme un ricanement à l’abandon.

« Plus tard, encore » de Michaël Glück. Quelque chose de l’ordre de l’envoûtement poétique dans ce recueil : « à qui demande quel / est l’avenir de la poésie / je dis mon désarroi / mon ignorance qu’/ il n’y a pas d’avenir / sans la poésie / visage bâillonné / n’est plus visage // à ta table / garde une assiette pour les morts / une autre pour les vivants // tu ne sais / qui sont les absents »

« un long silence pâle » de Didier Pobel, c’est la neige, aquarelle d’enfant malade, promesse de cendres ou spectacle de mime, qui se décline dans l’émerveillement de ces matins qui empêchent le jour de crier.

 

Et pour finir une chanson poème de Bernard Dimey par Jehan (je sais pas si c’était la même année que Pierre Autin-Grenier qu’il est venu chez nous mais ce soir j’ai comme une envie de Dimey) pour boucler la boucle de la semaine et mouiller les yeux.

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.