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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 21:53

Journée festival « A livres perchés » à Lardier (c’est à une vingtaine de km de Gap) et vendu en bouquinerie (entre autres) les deux bouquins de Juan Rulfo que j’avais sur le stand « Pedro Paramo » et « Le Llano en flammes ».

Je me suis souvenu avoir lu l'hiver dernier le premier et pris quelques notes dans un carnet. Une histoire de promesse à la mère mourante et de quête qui s’en suit dans un Mexique à la Sergio Leone avec villages dans le désert, vent qui soulève le sable et âmes errantes, fantômes probables. Un livre emblématique dit-on de la littérature sud-américaine que l’on dit baroque. Impression d'être en face d'une oeuvre importante. Les citations dans mon carnet :

 

« - De quoi s’agit-il ? – De gens que je ne connais pas. Dans ce cas, inutile de te creuser la tête. Ils n’existent pas. »

 

« C'est la volonté de Dieu ; il faut toujours que les choses tournent autrement qu'on le voudrait. »

 

« - Et à propos, que devient ta mère ?
- Elle est morte, dis-je.
- Déjà morte ? Et de quoi ?
- Je ne sais pas. Peut-être de tristesse. Elle soupirait tout le temps.
- C'est mauvais ça. Chaque soupir est comme une gorgée de vie qui s'en va. »

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 21:30

Une heure avec « Les Samothraces » de Nicole Caligaris, éd. Mercure de France.

 

Partir, ok. Quand tu aimes il faut… Sauf que là, pas toujours, entre nécessité et nouvelle chance, un livre sur l’exil poétique et abstrait, intemporel et universel. Domine le ballottement, l’angoisse et la douleur, l’attente sans fin et les espoirs forcément décus, les questionnements qui font chavirer l’esprit, les corps poussés aux limites, les repères qui s’estompent, les cars bringuebalants et les bateaux qui craquent de toutes parts, la fatigue infinie, le bout des forces et quand enfin on touche au but, quand on est arrivé, dernière ironie, pied de nez du destin : « Maintenant, les vrais emmerdements commencent : c’est là ».    

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 21:18

Une heure avec « Mauvaises langues » de Paol Keineg, éd. Obsidiane.

 

Trouvé chez ce breton la désinvolture, fausse vraie on s’en fout, des auteurs américains qui disent du quotidien à la va comme ça tombe sous le pas, enfin on y croit. Ou on fait semblant, mais on s’en fout je vous dis : « Tu continues de perdre ton temps / aux conneries poétiques / pour les appeler par leur nom / (tu as toujours aimé ça, les conneries) // alors qu’il faudrait se laisser choir / comme un caillou / au fond du ruisseau grossi par décembre, / caillou sans la moindre poésie // que j’ai ramassé dans le ruisseau / après avoir retroussé la manche, / il n’a de particulier que sa couleur jaune, / je le glisse dans ma poche sans y penser, // au bout de quelques pas / je le rejette à l’eau. »

 

Tombent donc sous le pas, les qu’est-ce qu’on fait de nos vies, la belle affaire, les morts de ci de là, des armées de corbeaux, des odeurs de fumier, le rythme des saisons, et les nuages qui passent là-bas avec les oiseaux migrateurs, les auteurs américains, les bêtes et le brouillard, l’ombre de Marx (on a paumé Engels), un pays qu’on ne reconnaît pas et la cuiller dans le bol de café, c’est bien ça le bol de café « La poésie est simple comme la mort - / avec des complications utiles », un peu de vélo qui gâche rien,  etc… etc… C’est la rentrée, pas de raison de se crever puisque de toute façon :

« la vraie vie n’existe pas, / l’autre, la pas vraie, / aux soirs d’hirondelles mentales, /suffit. »

 

 

Et tiens un petit coup d’Anne Sylvestre, cerise sur le gâteau, avec Nathalie Miravette au piano

C’est ça qu’est beau n’est-ce pas Hozan Kebo ? (là c’est du crypté) (http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/tag/hozan+kebo)

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 21:00

Vendu à la bouquinerie cet après-midi juste avant la fermeture un ouvrage de Marcel Moreau « Nous, amants au bonheur ne croyant... » est le titre du livre que j'ai vendu, et me suis souvenu des émotions fortes, viscérales et libératrices à la lecture, jeune adulte, des ouvrages de cet auteur que je dévorais haletant, Quintes, L’ivre livre, La terre infestée d’hommes, Le bord de mort, les arts viscéraux etc…, tous largement soulignés et annotés sur les étagères où je ne conserve que les livres de cette époque. Le client avait ressenti les mêmes émotions semble-t-il et ces connivences entre bouquiniste et client ont parfois quelque chose de magique.

« Depuis que nous parcourons le monde, mes mots et moi, nous n’avons jamais dérogé à cette loi : il faut payer d’inconfort la rage de découvrir comme l’amour de savoir. Le voyage est une chose trop sérieuse pour qu’on l’abandonne aux mauvaises habitudes de la commodité. J’ai plus appris dans des bus cabossés et bringuebalants, sur des routes cahoteuses, que dans les cars climatisés, en pays balisé. Je me souviens de mon plaisir à m’affaler sur un lit de misère, dans une chambre douteuse. Il me semblait que mon intelligence des choses vues, senties, frénétiquement appréhendées me venait de ma fatigue même, aggravée par mon détachement à l’égard des choses relevant de l’hygiène élémentaire. Ma sagacité s’accroissait des souffrances que me valait mon envie insensée d’étreindre, oui d’étreindre, toutes celles des « connaissances » que mes intuitions me ramenaient comme des butins sensoriels, forts en rutilations. Je voyageais comme j’écris, en dévorateur du visible et de l’invisible. Un voyage, une écriture, chez moi, c’est la conquête d’une vérité qui n’est pas toujours ni belle, ni chatoyante, ni rassurante. C’est aussi m’en aller à ses relents, ses sueurs, ses déjections, non pour m’y vautrer, mais pour mettre ma propre humilité à l’épreuve du courage qu’elle exige, pour la regarder en face et en accepter les conséquences. D’une telle confrontation, la curiosité sort gagnante, mais alors ce n’est plus la simple curiosité, c’est une passion, dans le sillage d’un paroxysme. »

(la citation est extraite de « Souvenir d’immensité avec troubles de la vision », éd. Arfuyen)

 

Lors d'un concert à Châteauroux, Laurent Berger avait dédicacé cette chanson à notre épicerie littéraire bouquinerie fine.

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 19:07

Sur la place du livre, ça c'est moi en train d'essayer de dire des choses intelligentes (même si ça ne se voit pas bien) lors d'une rencontre "un poète et son éditeur" où l'animateur Enan Burgos nous avait invités avec Natyot qu'on aperçoit au second plan. On peut constater que cette année encore j'ai porté un pantalon, trop grand par contre je suis assez fier de ma chemise à pintades.

Photos de moi d'une heure de poésie à Sète le 24 juillet entre 17 et 18 heures

Et ça c'est moi avec mon ami le parasol que j'ai tenu presque toute l'heure de la rencontre à cause du vent qui soufflait fort ce jour-là à Sète. Je faisais semblant d'écouter les autres qui parlaient (Natyot et Enan Burgos) mais je comprenais pas tout (je crois que ça se voit bien).

 

Merci à Karin et Frédérique pour les photos

Photos de moi d'une heure de poésie à Sète le 24 juillet entre 17 et 18 heures
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 23:11

C’est à travers une émission de Jean-Christophe Averty au début des années 80 que Jeanne Moreau qui m’a fait découvrir Norge, poète belge que je place très haut au panthéon des poètes que j’estime. Les musiques étaient de Philippe Gérard. J’avais acheté l’album. Puis le CD. Par la suite, j’ai mis des poèmes de Norge dans certains des spectacles Gros Textes. C’est le genre de trucs qui accompagnent une vie et en quelque sorte la structure. Donc j’ai passé un moment à réécouter ce genre de choses :

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 21:24

En rangeant encore des caisses pour Sète, je suis tombé sur « Mes inscriptions » de Louis Scutenaire, éd. Allia, un monument de l’aphorisme avec lequel je vais faire une pause lapidaire puisque je n’aurai pas accès à l’ordinateur jusqu’au 30 juillet du fait que je vais tenir stand au festival « Les voix vives de la Méditerranée » http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/ProgrammesFile/c9f0f895fb98ab9159f51fd0297e236d.pdf

 

« Le meilleur ciment d’un peuple est la bêtise de ceux qui en font partie » (entre parenthèse le Tour de France passait aujourd’hui devant notre épicerie littéraire et voir des adultes se disputer un porte-clés ou une casquette balancée à la foule justifie tout à fait Scutenaire).

« Organiser une expédition pour explorer le banal ».

Et un dernier : « Je suis déchiré par mille espoirs. »

 

Une chanson en lien pour passer le temps

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 21:19

Toujours en rangeant dans des caisses pour les emporter à Sète, je suis tombé sur « Le poète pisse dans son violon » de Pierre Autin-Grenier aux éditions du Carnet du dessert de lune (il doit être en vente également dans notre bouquinerie épicerie littéraire) et je me suis souvenu des quelques moments passés en compagnie du bonhomme parti il y a un peu plus de trois ans et de la chance que j’ai d’avoir croisé ce genre de bonhomme qui nous laisse ce genre de choses :

« Pour en arriver là
il m’a fallu passer
plusieurs concours
de circonstances. »

Bon vous allez me dire que ça ne fait pas une heure de poésie ça et je ne saurai quoi répondre.

Aller pour faire bon poids j'ajoute une photo prise à partir de notre boutique qui jouxte le bar des Alpes où Pierre se trouve en bonne compagnie, Sophie Braganti, deux invités d'une ivresse des livres il y a quelques années.

Une heure de poésie par jour (41)
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 21:23

En rangeant des bouquins dans des caisses pour les emporter au festival « Les Voix Vives de la Méditerranée » à Sète du 22 au 29 juillet où Gros Textes et l’Epicerie Littéraire tiennent stand, je suis tombé sur quelques ouvrages de Georges Perros. Ses trois volumes de papiers collés ont été intensément surlignés par le jeune lecteur que je fus de ces livres qui m’ont profondément marqué tout comme le personnage.

 

« Je ne dirai jamais de mal de la littérature. Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement mais davantage que prévu. »

« Le plus beau poème du monde ne sera jamais que le pâle reflet de ce qu'on appelle la poésie, qui est une manière d'être, ou, dirait l'autre, d'habiter ; de s'habiter. Toutes les réactions des hommes relèvent de la poésie. Ça ne trompe pas. La poésie, c'est l'indifférence à tout ce qui manque de réalité. »

 

Pour le personnage, si vous avez 40 minutes devant vous pour une rencontre avec ce que pour ma part je considère ce qu’on fait de mieux en matière d’homme, je ne saurais trop conseiller l’écoute attentive de ça : https://www.youtube.com/watch?v=Cb2KH8O_dPA

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:21

Je serai aux Vans en Ardèche à la librairie la belle hoursette demain samedi et dimanche avec l'immense Patrick Dubost. Si parmi la vingtaine de personnes qui visite ce blog...

https://www.facebook.com/Librairie-La-Belle-Hoursette-1624836354492642/

 

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.