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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 21:12

Que naissait Cornelius Castoriadis en 1922

J’en ai profité pour relire cet article du monde diplo  : https://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASTORIADIS/3964

Et recopier ceci : « Les objectifs derniers de la production ne sont jamais « fonctionnels », puisqu’il n’y a aucune société humaine qui produise uniquement pour se conserver. Les chrétiens ont construit des églises. Les primitifs souvent se peignent des dessins sur le corps ou le visage. Ces églises, peintures ou dessins ne servent à rien, elles appartiennent au poïétique. Certes, elles « servent » à beaucoup plus qu’à « servir à quelque chose » : ce à quoi elles servent, beaucoup plus important que tout le reste, est que les humains puissent donner un sens au monde et à leur vie. »

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 21:23

Que mourait Jean Follain en 1971. J’aime sa poésie qui ne fait pas de bruit, qui ne crie ni ne souffre, ni conteste ni revendique, mais donne juste à ressentir comme en un exercice d’entomologie succincte les formes et les odeurs d’un monde un peu passé. Foin de lyrisme ou de métaphores audacieuses, on demeure avec Follain au plus près de la vie, de ses traces fumantes.

« L'écolier qui balayait la classe / à tour de rôle était choisi / alors il restait seul / dans la crayeuse poussière / près d'une carte du monde / que la nuit refroidissait / quelquefois il s'arrêtait, s'asseyait / posant son coude sur la table aux entailles / inscrit dans l'ordre universel. »

 

« Il naît un enfant / dans un grand paysage / un demi-siècle après / il n’est qu’un soldat mort / et c’était là cet homme / que l’on vit apparaître / et puis poser par terre / tout un lourd sac de pommes / dont deux ou trois roulèrent / bruit parmi ceux d’un monde / où l’oiseau chantait / sur la pierre du seuil. »

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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 20:47

Que naissait Youri Gagarine en 1934. « La lune allume son p'tit réchaud / Tu vas avoir du croissant chaud / Dans ton grand bol de voie lactée / Dans les cieux, tout est à becqueter / Il ne manque que la margarine / Good bye Gagarine »

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 20:19

Que mourait Philippe Labarthe plus connu sous le pseudo Ylipe. C’était en 2003. Il fut un peu connu comme dessinateur d’un humour surréalisant et assez noir. Ses aphorismes toujours très courts sont rassemblés entre autres dans  Textes sans paroles chez Le Dilettante.

« On est toujours plus vieux que sur la photo.

Avant d’appeler un chat un chat, il faut demander au chat.

Le moindre mal fait tout aussi mal, mais moins.

Mon dernier souffle sera court. »

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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 20:38

Que naissait Georges Perec en 1936. Je me souviens qu’à la fin des années 80, Sami Frey disais sur scène Je me souviens de Perec tout en pédalant sur un vélo durant tout le spectacle et du plaisir que j’ai pris à lire à peu près à la même époque Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?

« Le célèbre sixtain d'Isaac de Bensérade (1613 - 1691) où l'évidence le dispute à la grâce et que je ne résiste pas au plaisir de vous le citer in extenso.
Entre la Poire et la Fromage
Mon Cueur ne sait laquelle choisir :
Si je prends la Fromage,
Je n'aura pas la Poire,
Et si je prends la Poire,
J'aura pas la Fromage. »

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 19:59

Que mourait Léo Campion en 1992, touche à tout génial, humoriste, chansonnier, anarchiste, premier objecteur de conscience en 1933 ?, pataphysicien, dessinateur… (si vous ne connaissez pas : http://libertaire.pagesperso-orange.fr/drapeau%20_noir.html), certains de ses mots d’esprit appartiennent au patrimoine collectif :

« Sardine : petit poisson sans tête qui vit dans l'huile.

Pour bien nager, un joli caleçon de bain ne vaudra jamais une étendue d’eau.

La minorité a ceci de supérieur à la majorité qu’elle comprend un nombre inférieur d’imbéciles

Un synonyme, c'est un mot qu'on utilise quand on a oublié l'orthographe d'un autre. »

 

C’est également un 6 mars que naissait Véronique Pestel en 1960. Sans elle, je n’aurais jamais entendu parler de Jeanne Hébuterne et je ne serais pas le seul.

« N’est pas Frida la Mexicaine / Ni Delaunay ni Laurencin / N’est pas plus peintre qu’écrivaine / Jeanne Hébuterne est moins que rien… Combien de Jeanne sur la Terre? / Combien de Jeanne sur le tas? / Combien de partage-misère / Dont le temps n’a pas fait choux gras? »

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 20:47

Que mourait Pascal Garnier en 2010. Je ne l’aurais pas su si ce blog n’avait pas pris cette forme. Je me souviens que dans les années 90 alors que j’étais instit remplaçant, j’utilisais ses romans pour la jeunesse dans les classes où je passais. C’était un aspect important de son œuvre. Parmi ses romans de littérature générale, j’avais lu chez Zulma La théorie du panda que j’ai retrouvé en roman noir en poche au Seuil (point) comme plusieurs autres de ses titres. Du polar social teinté d’humour noir avec souvent une flèche poétique au cœur d’un paragraphe :

« Il grelottait en regardant la faucille de lune faucher les étoiles. 

Il enleva ses baskets trouées et se massa les pieds. Il ne les sentait presque plus tant il avait marché et marché... On marche beaucoup quand on ne va nulle part.

C'est un petit bonhomme sépia de la tête aux pieds qui a toujours dû avoir le même âge, c'est à dire aucun. Un brouillard d'homme.

Avant y avait rien, après y aura rien et entre les deux on se fait chier. Pourquoi?...Pourquoi?... »

Au moins le ton est donné.

 

Et puis d’Antoine Emaz qui vient de tirer sa révérence : « On n'écrit pas pour faire beau, on écrit pour respirer mieux. »

J’aime quand l’art parle de la vie des gens abîmés.

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 18:23

Que mourait Antonin Artaud en 1948. Je ne suis guère allé au-delà de l’Artaud de L’ombilic des limbes et du pèse-nerfs. « J'aurais voulu trouver quelque chose d'intelligent à vous dire, pour bien marquer ce qui nous sépare, mais inutile. Je suis un esprit pas encore formé, un imbécile : pensez de moi ce que vous voudrez. » (L’ombilic des limbes)

Gérard Mordillat a évoqué la fin de sa vie et sa rencontre avec Jacques Prevel, autre poète maudit dans En compagnie d’Antonin Artaud, film de 1993. La chanson de Damien Saez, Les fils d’Artaud illustre bien les images du début du film.

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 20:30

Qu’en 1904 naissait Henri Calet qui figure en bonne place au panthéon des auteurs qui me semblent proches. Il y a dans ses romans ce désespoir léger teinté d’humour vague et vice versa. On connaît bien sûr son « Ne me secouez pas, je suis plein de larmes », son œuvre est chargée de ce type de réflexion que l’amateur de notes de lectures et citations a plaisir à relever : « La vie est un tapis roulant qui ne s'arrête jamais, la vie est un verre d'eau dans lequel on se noie, la vie est un mur de prison sur lequel on écrit avec ses ongles, la vie est une poêle dans laquelle on frit. »

« Je m'aperçois que je me suis peu étendu jusqu'ici sur le paysage. C'est l'occasion de tâcher de m'expliquer, une fois pour toutes, sur mes rapports avec la nature, en général. Si je ne trouve jamais rien, ou à peu près, à en dire ni à lui dire, c'est sûrement pour les mêmes raisons profondes qui vous font demeurer coi dans l'intimité d'un être bien-aimé. On reste là, muet -- comme un peu engourdi -- mais bourré de sentiments intransmissibles et dans une pareille qualité de silence. C'est lorsqu'on se tait qu'on a le plus à dire. »

La facture d'électricité de Miossec fait un clin d’œil à Calet.

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 21:08

Que naissait Francesca Solleville en 1932. Elle a interprété ce petit bijou de l’ami Jean-Claude Touzeil, chanson que je n’ai jamais pu écouter sans que les larmes n’arrivent à environ 50 secondes. Mais bon je suis trop sensible.

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