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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 21:10

Je pense qu'il s'agit d'un des grands de la chanson française. On pourra dire que c'est ringard.

J'assume et revendique.

Aller et puis ça colle avec le printemps de poètes.

 

 

le 14 à Châteauroux on cause école communale avec la scop "Le Pavé", ce sera très loin de ça, mais j'assume aussi.

   

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 20:26

Une nouvelle collection de tout petits bouquins en écho à la gazette de l'épicerie.

Jean-Paul Leroux nous donne quelques éléments de réflexions sur l'organisation démocratique, ce qu'elle est, ce qu'elle pourrait être.

On donne à lire à côté un classique de la littérature anarcho syndicaliste, les saisons de l'Almanach du Père Peinard.

Chacun de ses petits ouvrages A6 à l'italienne, 28 et 36 pages se commande contre 2 € en timbres.

 

Leroux-mini-gazette-1.jpg

Alors que le système capitaliste est à la fois triomphant et incapable d’échapper aux crises destructrices et que nous subissons une  politique ultralibérale, est-il possible d’échapper au désastre ? Sur quelles pistes pratiques et théoriques devons-nous engager nos luttes si nous voulons conserver l’espoir de transformer notre monde de façon positive ? Ces petits textes n’ont pas d’autres prétentions que de nous sortir du pessimisme ambiant, ils ne donnent pas de recettes parce qu’il appartient à chacun d’entre-nous d’inventer un nouveau monde. Ils indiquent une direction, un mouvement. Ils font le pari de l’inventivité politique de chacun.

 

 *

Pouget mini gazette 2

…Y a pas à tortiller : cette vaste blague de la souveraineté populaire est tombée rudement à pic pour nous faire perdre le nord. Sans elle on serait arrivé à comprendre que le gouvernement est une mécanique dont tous les rouages fonctionnent dans le but de serrer la vis au populo ; puis, avec deux liards de réflexion, on aurait conclu que le meilleur usage qu'on puisse faire de cette affreuse machine, c'est de la foutre au rencard.

On en serait venu à conclure que pour avoir ses coudées franches, pour vivre sans emmerdements, faut se passer de gouvernement.

Tandis que, grâce à l'embistrouillage de la souveraineté populaire, on a eu un dada tout opposé : on a cherché, — et des niguedouilles cherchent encore, — à modifier la mécanique gouvernementale de façon à la rendre profitable au populo.

Comme d'autres se sont attelés à la découverte du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle, certains se sont mis à la recherche d'un bon gouvernement. Les malheureux ont du temps à perdre ! Il serait en effet plus facile de dégotter la boule carrée ou de faire sortir des crocodiles d'un œuf de canard que de mettre la main sur un gouvernement qui ne fasse pas de mistoufles au pauvre monde….

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 20:46

C'est "l'enfance" le thème du printemps des poètes cette année.

Le texte est de Jehan Rictus extrait de "Le coeur populaire" sous le titre "Farandole des pauv's 'tits fan-fans morts (ronde parlée)".

Je trouve Ricet Barrier porte très justement ce poème.

 

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:45

Nedelec.jpg

Partir, c’est crevir un pneu de Jean Pierre Nédelec

Suivi de Heureux comme ma pelisse

Photo de couverture de l’auteur

124 pages au format 10 x 15 cm

ISBN : 978-2-35082-186-3

8 €

 

Dans la catégorie poésie qui ne se prend pas trop au sérieux qui semble traiter le poème par-dessous la jambe comme Gros Textes affectionne aussi, voici une poésie vélocyclopédique.

Il y a là une apparente désinvolture qui fait du bien par où ça passe. Des bribes de pensées comme elles arrivent en plein effort quand on écrit avec l’âme de ses guibolles.

 

            Quatrième de couverture :

 

Fils de soie caresses au vent

ne t'enfuis pas trop vite ; cheveux

si blonds sur ta nuque à Zwolle

j'imagine qu'au prochain carrefour

tu m’échappes t'envoles tes ailes

pour m'ôter la soie de ta nuque

                                 nue.

 

 Ancré à Tréboul, en bordure de la somptueuse baie de Douarnenez, ce sédentaire entreprend des périples cyclopédiques au long cours à travers l'Europe ; ce qui nous valut, en 2008, la publication d'un premier journal poétique, T'occupe pas de la marque...(Polder).

Il se dit aussi que Jean Pierre Nedelec pratique un libertinage amusé, qu'il convient de découvrir dans ses Notes pour Éros, éditions de La Part Commune.

           

                      Un extrait :

Ping !

 

Pas assez con

Pour voyager

En ai assez

D’attendre Godot

Pas godillant sur l’eau

Peu godillé

Pour béqueter

Je vais

Au hasard

Si éphémère

De mes hasards.

  

            Pong!

 

Pour m’incliner devant S. Beckett, L. Ferlinghetti, et Jean-Michel Robert

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:38

Andriot.jpg

Pourquoi pas 2005 de Colette Andriot

100 pages au format 10 x 15 cm

ISBN : 978-2-35082-185-6

7 €

 

Cet ouvrage est une sorte de carnet de note presque journal intime poétique. Il entre dans la catégorie de ce que j’appelle la poésie de l’attention aux petites choses. Celle du prendre soin de ce qui est fragile, les gens ou les bêtes, les choses ou les instants. Ici rien de ce qui est humain n’est étranger et Colette Andriot nous donne un belle leçon de tendresse.

 

 

                  quatrième de couverture :

 

C’est un carnet de notes. La consigne est d’y retenir chaque soir des bribes de la journée.

Bien ranger le temps en quelque sorte,

mettre la maison en ordre avant d’éteindre la lumière.. Les traces de cette année-là

pourraient être celles d’une autre avec quelques évènements particuliers.

Ce n’est pas une page d’histoire, une tranche

de vie comme on aime dire. Un simple passage. Des pas qui dessinent

un sentier.

 

                      un extrait :

 

L’inquiétude dans ce pays

quoi demain 

comment vivre ensemble

avec les règles d’un jeu qui n’est pas le nôtre

porteur d’angoisse d’aliénation

violence

si tu ne cours pas assez vite

si tu ne gagnes pas

es-tu légitime 

si tu te risques à dire non

si tu essaies de dire fraternité

justice

regardez les belles âmes

bouche en cul-de poule et moue dédaigneuse

ce soir j’écris au plus simple

que je veux un monde

où les bébés ne meurent plus

avant d’avoir découvert la couleur du ciel

entendu la douceur de la pluie de printemps

caressant la terre

ce soir

je veux

que vivre ne soit plus une douleur

sur notre planète bleue

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:25

gueno.jpg

   

Barbares à la barre du jour de Jean-Noël Guéno
Couverture et Peinture en pleine page couleur intérieure de Lewigue

64 pages au format 10 x 15 cm

ISBN : 978-2-35082-184-9

6 €

 

Gros Textes avait publié en 2004 « L’étoile pour la faim » du même auteur. Il y a chez Jean-Noël Guéno la trace de ce que fut l’école de Rochefort, une attention portée aux bruits du monde qui se mêle aux bruits de son propre sang quand un lyrisme modeste rejoint « le devoir de colère ».

 

Un extrait :

  

Ils ne possèdent plus rien,

rien que l’humble confiance

en leur propre colère,

appel à vivre

sous l’arc

                                  qui vibre

entre soleil et folie

 

Coin dans la tête

d’un monde qui se fend.

  

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:16

Pellerin.jpg

D’aubaines et de miettes

Carnet d’un voyage au Japon de Frédéric Pellerin

Images de Matt Mahlen

Préface de Jean-Louis Bergèse

80 pages au format 15 x 21 cm à l’italienne (+ 6 pleines pages couleur de Matt Mahlen)

ISBN : 978-2-35082-183-2

10 €

 

J’ai connu Frédéric Pellerin par le groupe Memento Mori invité lors d’une « ivresse des livres » (la manifestation littéraire de Gros Textes). Il accompagnait le chanteur Jean-Louis Bergèse. Lors de cette manifestation, Matt Mahlen exposait dans le village. Les liens se sont tissés et voici un petit livre dont je suis très satisfait tant par le fond, l’extrême délicatesse évocatrice de sortes de haïkus, que par la présentation.

 

La préface :

 

«Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.» Lao Tseu. Et c’est ainsi du premier jusqu’au dernier que ce carnet de route et de vol nous prend par le pied pour nous plonger à travers, au-dessus, à l'intérieur des paysages et des villes, des cartes et des mouvements, avec les mesures et démesures, la terre de ciel, le vide plein au-dessous, l'appréhension du déplacement physique et géographique, le voyage au long cours, la gestuelle et le code ignorés.

C’est l'écriture d’un oeil, celui qui « malgré la fatigue » s'ouvre continuellement sur l'autour, celui qui balaie comme l'optique de la caméra et qui absorbe ce qu'il voit. Celui qui déniche le détail, l'inscription ici d'un objet, la présence là de quelqu'un, et qui révèle ainsi ce négatif factuel de la perception première, de l'émotion qui l’accompagne et du sentiment d’étrangeté.

Et puis dans cette sensation de la distance parcourue et du pays à l'autre bout, mystérieux et inconnu, ces deux avions aussi, celui de l'aller et celui du retour, qui marquent le territoire du voyage et place au milieu, l'ailleurs loin d'ici, très loin…

Les mots et les images, les noms des villes, de pays, l’espace nommé,  le lexique permanent d'une autre langue dans la sonorité, c’est alors le déroulé d’une écriture dans son rythme. Brève, explicite et  frémissante toujours à la saisissante lumière d’un "flashaïku".

 

Jean-Louis Bergère

 

un extrait :

 

La vendeuses du grand magasin

Tournée vers l’allée centrale

S’incline au passage du client

 

 

Au pied d’un immeuble de vingt étages

 Vieille bicoque de plain-pied

Tout en bois

 

 

Chaque bâtiment

A distance de l’autre

Que la terre puisse trembler

A sa guise

  

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:04

Un article de Jean-Paul Leroux   

Quel système théorique peut nous aider dans la perspective d’une assemblée constituante ?

 La 5ème République est, à l’heure actuelle, contrôlée par une oligarchie politique au service de la finance internationale. Le mot d’ordre appelant à une nouvelle constituante est porteur d’espoir pour les citoyens qui ne veulent plus être soumis aux aléas du marché et aux politiques de rigueur visant au démantèlement de la protection sociale et des services publics. Si nous voulons un véritable renouveau constitutionnel, il faut nous interroger sur les différentes conceptions de la démocratie et travailler à promouvoir celle qui sera en accord avec l’ensemble de nos pratiques et positions politiques. 

(...) 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 20:21

Sur le blog, une version light et territorialisée de feu Gros Textes Arts et Résistance.

Il existe une version papier. Le numéro 1 paraîtra en avril.

Voici en attendant mieux

 

    link

 

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 20:36

Granouillet.jpg

 

Devant, les cris des enfants et le bruit mat des ballons qui retombent sur l'eau. Au fond, les petits bateaux à moteur et leur capitaine, debout, bien droit à la barre et après l'écume blanche comme une plaie qui se referme. Tout baigne dans le bleu. On est bien. Les jours se succèdent sans enjeu. Dormir ou faire les courses? Acheter un ballon ou une épuisette? Les vacances, on fait rien, on est bien. On s'est rêvé loup solitaire, craignant par-dessus tout la compagnie du blaireau, et puis l'azur nous a eu: jet de l'éponge pour la serviette de plage. J'y suis et content d'y être.

Je ne voudrais pas me voir avec mes yeux jeunes. Je ne voudrais pas qu'ils me regardent trempoter, gras du bide, de l'eau fraîche jusqu'à mi-cuisse hésitant depuis vingt minutes à me mouiller les couilles. Peut-être que tous les thons frits alignés à coté de moi partagent à l’instant ma pensée? Ce jour-là comme tous les jours, toute une génération de quarantenaires plantés comme de gros joncs. Seul le regard bouge, toujours aux aguets, toujours prêts à sauver sa progéniture de la noyade. Semblables aux statues de Pâques il ne faudrait pas nous croire minéral: Ça bout à l'intérieur! La volonté veut se faire action ! Tous nous cherchons l'ultime courage, minuscule courage, nous le savons et c'est bien parce que nous savons qu'il est minuscule que nous ne nous permettrons pas cette ultime défaite d'un demi-tour sur la serviette, le courage de se mouiller les couilles !

 

(Nouvelles) 74  pages au format 14 x 21, orné de 5 pages collages d’Annick Picchio, 8 €

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.