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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 21:56

28 - Cyril C. Sarot écrit des textes pour Michel Boutet...

27 - Un site qui me réjouit à chaque mise à jour, celui de Cyril C. Sarot

https://lautrementdit.wordpress.com/

 

26 - Décharge 166, http://www.dechargelarevue.com/

« Chanson des départs contrariés (chansons sans en avoir l’air)

Le retour était dans l’aller / comme un noyau dans la cerise / et j’affrontais pour rien la bise / à vouloir quand même avancer // Mon enfance était une proue / de cargo fou, mais à la poupe / ma mère appelait pour la soupe. L’aventure devenait floue, // devenait vaine. Je rentrais, / marin sans port et sans navire / mais cachant dans le retour les // prochains aller, ceux qui déchirent / les cœurs des mères sur les quais / quand le départ est pour de vrai. »

Jean-François Mathé

 

25 - Décharge 166, http://www.dechargelarevue.com/

En ouverture de ce numéro, Daniel Biga fait swinguer la chirurgie à la mode beat « people need poetry »

« T’es entubé t’es canulé t’es aux poignets et chevilles attachés / le jour la nuit la plus longue de ton règne / jurons insultes délires supplications / beauté terrible // l’ombre qui marche est et n’est pas toi / n’est pas moi ni toi ni mois qui marchent on the Road National 68 / qui l/fuit sous le soleil sous la pluie / (je t’évoque et) ton souvenir (jeune) morte / me fait encore bander – sourire -… »

 

24 - Décharge 166, http://www.dechargelarevue.com/

et je ne peux pas laisser ça de côté du même Jean-Pierre Georges : 

 « Monsieur, je ne crois pas pouvoir donner suite à votre demande de reconnaissance mutuelle. Comme moi et comme beaucoup vous écrivez dans votre coin des choses dont vous attendez qu’elles soient imprimées, publiées, lues et admirées. C’est de l’infantilisme – les plus grands y ont sombré –, le reproche n’est donc pas accablant. Mais pour ma part je ne veux pas cautionner par un éloge factice (que vos vers ne sont pas loin de mériter) cette pratique corporatiste désastreuse. Restons fermes et lucides devant cette stupeur : inféoder à quelques lignes typographiques inégales notre soir « d’exister » !... Et surtout n’oublions pas d’éclater de rire. Bien cordialement. »

 

23 - Décharge 166, revue trimestrielle, Daniel Biga, Jean-François Mathé, Georges Bonnet, Gisela Hemau, Jean-Pierre Georges, Bruno Keits Öijer, Delfine Guy, Michel Baglin, Marie Desmaretz…

Jean-Pierre Georges au sommaire, c’est par là que je commence.

« Aujourd’hui j’ai… 65 ans. Je suis né un 8 avril, comme Cioran… c’est bien mon seul titre de gloire ! Je suis né sous une glycine en fleur, tout le reste ensuite m’a paru triste. »

*

« Serais-tu de ceux qui se disputent les places pour mourir sur une barricade ? Je n’ai guère eu d’occasions dans ma vie « d’exercer » mon courage, ou ma lâcheté, de les mettre à l’épreuve… (Période historique calme et confortable en France après 49, année de ma naissance). Petite existence régulière et protégée. Me connaissant – mal comme tout le monde – je penche plutôt pour la lâcheté ; j’aurais été, je serais lâche. Mais il plane un doute sur cette assertion, et rien ne m’oblige, pour l’instant, à le lever. »

 

22 - Deux sites

Philippe Lemaire a illustré plusieurs ouvrages chez Gros Textes (Jimenez père et fils…). Si vous passez du côté de Lille cet été, on peut voir ses collages http://zazipo.net/GLOB-Z

« La poésie est ce dont l’homme - même s’il l’ignore ou feint de l’ignorer - a le plus besoin pour tracer au flanc du monde la cicatrice de sa dignité. »

André Laude est mort il y a 20 ans. J’ai consulté avec intérêt le dossier qui lui est consacré dans la revue des ressources : http://www.larevuedesressources.org/poesie-urgente-andre-laude-par-lui-meme,1854.html

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 21:19

21 - Après une semaine Hyvernaud, il me semble que Béranger est dans le ton...

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

19 et 20 - Feuilles volantes de Georges Hyvernaud, le Dilettante

« Ça venait de partout, la poésie. Des premières gerbes, des chansons pour elle. Des rêves, des aubes, des roses, des courants d’air aussi. C’était né dans ces têtes qu’on pouvait voir, pas jeunes pour la plupart. Ils en avaient amené dans de valises, dans des boîtes à biscuits, dans des sacs de plage. Des pleins sacs de rythmes, en veux-tu en voilà. Des valises bourrées d’oiseaux, de papillons blancs, de mots chantants. Les gens du quartier regardaient les poètes. On les aurait pris, les poètes, pour des pas-poètes. Pour des employés du gaz, des garçons de bar, des coiffeurs, des cordonniers, des marchands de billets de Loterie nationale, des gens des pompes funèbres, des putains, des fonctionnaires, des figurantes de music-hall, des colonels en retraites, des flics. Ils étaient cela aussi, ils étaient aussi dans le gaz, la loterie, la retraite, la police, la galanterie. Accessoirement. Ils avaient les cheveux sales, des calvities grasses, des moustaches décentes, des palmes académiques, des lorgnons. Ils avaient l’air de tout le monde. L’air vaincu. L’air harassé. L’air abruti. Et il y en avait qui faisaient les idiots, qui chahutaient... Ils vous accrochaient au passage.

Un petit coup d’œil, voyons. Ça ne vous engage pas. Un racolage ingénu, plutôt triste. Fallait-il qu’ils eussent envie de les vendre leurs vers. Des vers mûris dans les soirées studieuses, entre la femme et les gosses. Certains venus de Reims, d’Aix-en-Provence, ou de Royan-sur-Mer. Et porteurs de références – un article de six lignes dans Le Provençal libéré ou dans L’éclair de la Loire-Inférieure. »

 

18 - Feuilles volantes de Georges Hyvernaud, le Dilettante

« Qu’est-ce que cela vaut, la culture ? Qu’est-ce que cela pèse ?... Je me rappelle ce garçon qui me disait un jour : on m’a mystifié ; on m’a fait faire des étude pour que je devienne un monsieur ; et maintenant ça y est, me voilà avec des tas de diplômes ; on me promet un bel avenir ; mais quand je pense à mon père qui est menuisier, et à tout ce que mon père sait faire avec ses mains, eh bien, voyez-vous ça me dégoûte d’être devenu un monsieur… »

 

17 - La peau est les os de Georges Hyvernaud, pocket

« Beuret reprise une chemise, soigneusement. Elle a bien déjà une dizaine de pièces, sa chemise, et ça se déchire toujours à côté des pièces. Ça ne tient plus, ça fout le camp de partout. Pourtant, en s’arrangeant, on peut encore la faire durer. Beuret coud, tant bien que mal, un carré d’étoffe à côté des autres. Voilà : ça fera huit jours, deux jours. Il ne faut pas être exigeant, réclamer un long avenir. Quand on est pauvre, il ne s’agit jamais que de gagner un petit bout de temps. Toujours on est à lutter contre l’usure, la faim, la maladie ; on ne compte pas sur une vraie victoire, une victoire une fois pour toutes ; on veut seulement faire durer un peu ; et renouveler de jour en jour ce miracle de la durée. On a beau être rongé de fatigue, on tiendra bien tout de même un peu. Un corps de pauvre, c’est comme une chemise de pauvre. Ça trouve toujours un lambeau de force pour la tâche immédiate. Après, on verra. On ne pense même pas à ce qui viendra après. Bon pour les riches, les projets. Un pauvre, quand il a cassé la croûte, il se dit qu’en voilà pour une bonne journée. C’est comme la vieille chemise. C’est comme les souliers dont on prolonge indéfiniment l’existence avec des ficelles, des morceaux de cuir ou de carton. Satisfactions à court terme, l’avenir toujours bouché, une perpétuelle improvisation pour seulement subsister. Et au fond, pourtant, une impression de sécurité. Parce qu’en faisant attention, en ne demandant pas trop, on a toujours fini par l’emporter sur la destruction des choses, sur la destruction de soi. Et en somme il n’y a pas de raison pour que ça ne continue pas. « 

 

16 - La peau est les os de Georges Hyvernaud, pocket

« La T.S.F., le cinéma, le téléphone, le phono : toutes les machines inventées pour nous soustraire aux contacts directs, aux corps à corps avec les hommes et la nature. Toutes d’accord pour opérer une incroyable altération de notre vision de la vie. Autrefois, un homme, quand il était là, c’est qu’il était là : complet, entier, rassemblé. Et de même un événement. Mais aujourd’hui on ne sait plus ce qui est absence, ce qui est présence. On avance en somnambule parmi les apparences, des reflets et des fantômes. »

Et en 1949, le téléphone portable était encore loin.

 

15 - La peau est les os de Georges Hyvernaud, pocket

« J’ai longtemps tourné autour de la misère. Il y a des gens, dès qu’ils arrivent dans une ville, qui cherchent la cathédrale, ou le cimetière, ou les bordels. Question de goût. Moi, c’est vers les quartiers pauvres que j’allais. C’est ça qui m’attirait. Les façades noires, les guenilles aux fenêtres, ces créatures délabrées qui vous regardent passer… Les hôtels Renaissance, les églises du XIIIe siècle, je m’en fous. Mais j’ai passé des heures à flânocher dans Martinville. Martinville, c’est un quartier de Rouen. L’un des lieux les plus désolés que je connaisse. Pour voir la pauvreté, il faut se balader dans Martinville. De la belle pauvreté vraiment, bien authentique, bien grasse, bien pourrie d’alcool et de vérole. De la pauvreté pour connaisseurs… »

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 21:15

14 - Deux poèmes de René-Guy Cadou pour finir la semaine par deux interprètes qui me renforcent chaque fois que je les écoute dans l'idée qu'il est bon de placer la poésie bien collée à la chanson.

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

13 - Appel aux riverainsLes Hommes sans Epaules anthologie 1953-2013, présentée par Christophe Dauphin

http://www.leshommessansepaules.com/livre-APPEL_AUX_RIVERAINS-74-1-1-0-1.html

« Voix

Il y eut ces heures / autour des tables étrangères / où parlait même le silence / – où ce qui était dit / l’était une fois pour toutes. / Le monde allait sa route, / les hommes étaient en chemin, / et les étoiles – les constellations d’étoiles – / s’ancraient dans un ciel lisible. // Ces voix, parfois, / nous atteignent encore / – oiseaux bagués venus de nulle part / tombant de nuit sur nos tables – mais nul ne sait lire le message. // Traversant un si long temps, / parcourant un si noir espace, / la lumière des étoiles mortes / peut-elle encore éclairer ? » Jean-Paul Hameury

 

12 - Appel aux riverains, Les Hommes sans Epaules anthologie 1953-2013, présentée par Christophe Dauphin

http://www.leshommessansepaules.com/livre-APPEL_AUX_RIVERAINS-74-1-1-0-1.html

"Il faut une raison, une femme, une foule, pour sauter dans l’avion et foncer gagnant vers le ciel, / faute de quoi l’appareil peut lâcher et s’écraser en flammes. / Restent les pompiers, les secours, la presse, les curieux. / En poésie, personne pour vous ramasser." Georges-L. Godeau

 

11 - Appel aux riverainsLes Hommes sans Epaules anthologie 1953-2013, présentée par Christophe Dauphin

http://www.leshommessansepaules.com/livre-APPEL_AUX_RIVERAINS-74-1-1-0-1.html

« Ô ma bonne maladie que je porte si mal / Ma douce pluie de l’âme brisée dans le silence / Quand la fièvre m’enlève le masque de ma présence / Comme je l’entends bien si chargée de légendes // Moi que l’on croit si vivant ! » Jean- Pierre Duprey

 

10 - Appel aux riverains, Les Hommes sans Epaules anthologie 1953-2013, présentée par Christophe Dauphin

http://www.leshommessansepaules.com/livre-APPEL_AUX_RIVERAINS-74-1-1-0-1.html

« Je suis n’importe qui / Mêlé à la poussière errante de la foule / Et mes mains sont trop lourdes pour la poésie / Et mon cœur se renverse à la table commune / Trinquant à la sante du monde comme il tourne/ Je n’ai rien accepté je n’ai rien refusé/ Je laisse les mouches ensevelir les morts / Et s’il m’arrive encore de me souvenir / D’une aurore en forêt d’un vol de libellules / C’est d’un élan trop bref pour toucher les étoiles // Le feu des images me couronne de cendres / Et seule mon angoisse s’émerveille parfois / D’une vie trop fragile pour être vécue. » Christian Bachelin

 

9 - Appel aux riverains, Les Hommes sans Epaules anthologie 1953-2013, présentée par Christophe Dauphin

http://www.leshommessansepaules.com/livre-APPEL_AUX_RIVERAINS-74-1-1-0-1.html

« Ne te plains jamais. Puisque tu as accepté d’être en vie, joue la farce en respectant, de ce jeu, toutes les règles. La première sera : ne te plains jamais sous aucun prétexte.

Tes plaintes m’agacent. Elles m’agacent d’autant plus que je suis sensible aux lamentations, aux cris, aux paroles de désespoir… » Maurice Toesca (lettre à un jeune homme sur la fierté de vivre)

 

8 - Appel aux riverains, Les Hommes sans Epaules anthologie 1953-2013, présentée par Christophe Dauphin

http://www.leshommessansepaules.com/livre-APPEL_AUX_RIVERAINS-74-1-1-0-1.html

« Mes amis, continuez à écrire très loin des milieux littéraires, vous vous porterez fort bien » (lettre de Blaise Cendrars aux HSE, 1956)

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 21:23

7 - La chanson du dimanche avec une apparition de son auteur au début.

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

 

6 - Lourdes, lentes… d’André Hardellet, 10/18

« L’amour, on devrait entendre son appel au fond de cet espace où les parallèles, à force de désir, finissent par se rejoindre »

 

5- Lourdes, lentes… d’André Hardellet, 10/18

« Quand, après votre dernière farce nucléaire, braves gens, il ne restera plus face à face que deux gus – un fou et un sain d’esprit – qui les départagera ? »

 

4- Le dimanche de la vie de Raymond Queneau, folio

« Couché sur le dos, il essayait maintenant de découvrir la différence qu’il y a entre penser à rien les yeux fermés et dormir sans rêves. »

 

3- Retombées de sombrero de Richard Brautigan, éd. 10/18

« Il n’était pas question de se laisser aller à des trucs pareils. Des trucs qui auraient fort bien pu lui bousiller toute sa conception de la vie. Parce que c’était une conception qui de cette vie impérieusement exigeait que tout y fût aussi déroutant, labyrinthique et complètement raté que possible. »

 

2 - Retombées de sombrero de Richard Brautigan, éd. 10/18

« Il ne s’était guère douté que deux ans plus tard, ce serait lui qui serait assis, mais par terre… et qu’il n’aurait plus où aller et que ce serait pour toujours et que sa propre vie serait fatiguée de le respirer. »

 

1 - Retombées de sombrero de Richard Brautigan, éd. 10/18

« … Elle lui avait rendu la clef et s’étaient donc tous deux, une deuxième fois touché la main. Il avait même cru qu’alors son cœur allait lui en péter dans la cage thoracique. Parce que ç’avait été le machin le plus érotique qui lui était jamais arrivé. »

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.