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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:45

Une heure avec DéDéTé, « Quand je serai grand, je serai dictateur », à paraître très prochainement chez Gros Textes https://sites.google.com/site/grostextes/publications-2017/dedete.

 

C’est l’histoire ou plutôt le programme d’un dictateur sympa, d’un tyran qui adore les gens, un despote social révolutionnaire, un dictateur poète parfois tendance L’Anselme dans le jeu de mots : « Je reçois une plainte de la dénommée Mme Nuit. Elle s'insurge contre un mauvais payeur qu'elle transporte depuis longtemps dans son taxi. En d'autres termes : la Nuit en a marre de porter Conseil depuis tant de temps. Surtout qu'il est toujours gris. Je conseille à la Nuit d'aller se coucher. Demain il fera jour. », ou parfois avec un caractère plus universel dans une forme de militantisme poético-loufoque : « La poésie sera dans la rue, dans le lit, sous le lit, dans la cuisine, dans la cave, dans l'atelier, dans le grenier – ah ! Cet espace de la rêverie se raréfie, je donnerai des instructions pour que se bâtissent des immeubles où il n'y aura que des greniers, ils seront le comble des rêves – la poésie donc dans la peau, exceptionnellement dans quelques rares livres, dans le jardin, dans les gestes, dans les actes du quotidien, sur les murs j'écris ton nom, sur la lune, sur tes lèvres, sur le Sourire au pied de l'échelle (ça je l'ai piqué à Henry Miller), dans le partage, dans la solitude, dans les tableaux, dans la musique, dans d'exceptionnelles chansons, dans de singulières danses, dans la chorégraphie du vivant, dans l'espace du réel et de l'imaginaire. »

 

C’est bourré de petites trouvailles d’un délire délicat qui sait aussi être profond au point de nous rapprocher sans y toucher des idées qu’ont pu distiller les mouvements utopistes et qu’on retrouve dans nombre de discours alternatifs mais proféré avec un voix d’enfant malicieux, déterminé et conscient lorsqu’il conclut l’ouvrage : « Voilà voilà on arrive... à la fin. Quand je serai grand, je serai Dictateur. Mais pour le moment j'ai envie de jouer. Aux indiens, à cause des plumes. C'est léger et c'est joli les plumes, vous trouvez pas ? » Un bouquin qui devrait faire du bien tant la dérision est un salutaire outil de résistance.

 

Tiens une chanson du dimanche puisqu’on parle de résistance :

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 21:43

Une heure avec la revue Décharge n°171 et chemins de traverse avec Malcolm de Chazal et Ramon Gomez de la Serna.

 

Numéro d’automne que je reprends pour m’assurer d’une proximité d’écriture entre Christophe Jubien et François de Cornière, tous deux au sommaire de ce numéro. Un truc qui ne sert strictement à rien. Ils écrivent et j’aime bien les lire, point.

 

Du premier : « Mon père aurait aimé / que je vende des bagnoles / je n’ai même pas le permis // depuis que je suis né / je ne fais que des choses pauvres // récurer des casseroles / caresser un chien / écrire des poèmes / rester assis une heure et demie // et le temps file… »

 

Du second : « Ce midi j’ai reçu / une lettre de mon père / J’ai tout de suite reconnu / son écriture sur l’enveloppe / - sont gros stylo noir / cette façon bien à lui / de faire les c cédilles… // Au dos de l’enveloppe / il y avait le nom de l’expéditeur : / un inconnu qui m’écrivait / à propos d’un de mes livres… // J’aurais aimé / recevoir des nouvelles de mon père / il m’aurait parlé de lui / m’aurait peut-être demandé / comment ça allait. // En deux ou trois phrases / il aurait pu chasser du ciel / les nuages qui stagnaient entre nous / depuis si longtemps… // Mais mon père était mort / depuis sept ans déjà / et j’ai allumé la radio / pour penser à autre choses. »

 

Un dossier dans ce numéro était consacré à l’écrivain mauricien Malcolm de Chazal, je suis allé passer un moment avec « Sens-plastique » qui traîne sur une étagère de notre bouquinerie itinérante. Je rapproche volontiers cet incroyable auteur d’aphorismes d’un autre, Ramon Gomez. J’ai passé un autre moment avec ses Greguerias qui se trouvaient sur la même étagère. Et les heures passent vite comme ça.

 

« L'espace est la plus grosse de toutes les bouches. » (Malcolm de Chazal)

« Personne ne le remarque, mais ces nuages là sont à l'envers. » (Ramon Gomez de la Serna)

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 21:34

Une heure avec Christophe Jubien, « La Tristesse du Monde », éditions Henry, http://www.editionshenry.com/index.php?id_article=451

 

Ferré dit quelque part que la mélancolie, c’est un désespoir qui n’a pas les moyens. Ça vaut aussi certainement pour cette tristesse qui s’insinue discrètement dans les poèmes de Christophe Jubien. Tellement discrète qu’un humour tout aussi léger n’est jamais bien loin. « Mes pieds crasseux / d’avoir marché nus ce matin / dans des chaussures usées / sous une pluie battante // se reposent un moment / sur le carrelage bleu des toilettes / où je tue le temps / en regardant mes pieds // tout abîmés comme s’ils avaient / grimpé des montagnes / traversé des jungles / usé des steppes / avant de me rejoindre / en ce début de XXIème siècle / où tout reste à faire // le dîner la vaisselle / et le lit des enfants / la guerre aux fous de guerre / et l’amour / puisque c’est avec lui / que je brûle / de refaire ma vie. »

 

C’est rien que du quotidien avec des personnages qui vivent comme ils peuvent, qui meurent parfois parce que c’est l’usage. La misère côtoie le dérisoire, le mari trompé qui se passe la corde au cou et l’égouttoir en plastique bleu sous l’évier d’un gîte où passe le temps des vacances, la vieille maman qui voudrait retenir un peu ses grands enfants, l’ex taulard qui va se le jouer à la Kérouac ce qui lui reste de vie, les vendredis soir au supermarché et la solitude. Et entre tout ça on croise de sublimes graines d’espoir : « … / un jour, je le crois / la beauté reviendra / pas encore, pas de suite / il faut d’abord que je me voûte / m’affaiblisse, rapetisse / il faut du temps, des défaites / d’innombrables deuils / avant de redevenir enfant / et recouvrer tout l’univers / dans l’examen ébloui / d’une goutte de rosée / venue au monde / dans un chou / pas plus sot qu’un autre. »

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 21:46

Une heure avec Gros Textes sur les ondes :

 

Ici, sur une radio locale, ça cause poésie chanson française. Pour découvrir quelques chansons de Jehan Jonas et mes goûts musicaux :

http://www.ram05.fr/podcastgen/?name=2017-05-12_la_chanson_dabord-jehan_jonas_rions_de_soleil_12_05-2017.mp3

 

 

Ici je cause avec Christophe Jubien en avril à Durcet :

http://radiograndciel.fr/emissionMP3/route/1720-route-inconnueRGC.mp3

 

 

Et là l’image en plus à Sète avec Luc Vidal l’été dernier pour le festival des voix vives de la Méditerranée où nous serons encore en 2017 du 22 au 20 juillet : https://www.youtube.com/watch?v=L-V4LC7zedU

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 22:06

Une heure avec un roman jouissif comme je m’en régale, « Ábel dans la forêt profonde » d’Áron Tamási, traduit du hongrois par Agnès Járfás, éditions Héros-Limite.

 

C’est le récit initiatique d’un gamin de 15 ans malicieux et facétieux qui rentre, forcé, dans le monde du travail, garde-champêtre à demeure dans une chaumière en ruine, accompagné de fidèles amis, le chien Puce, un matou, une chèvre et un fusil, il voit défiler une faune populaire qui malgré conflits et mauvais coups demeure une authentique famille. Le roman se termine sur la tombe de la mère du jeune homme : « Je me rendis avec Puce sur la tombe de ma mère. J’y fis le serment que, où que mon chemin me conduise, je porterais toujours le drapeau des pauvres et des opprimés. »

 

Une réflexion aussi drôle (les dialogues sont souvent irrésistibles) que douce-amère (l’amour pour le chien borgne que le héros a cru perdu « Viens, Puce ! On s’en va maintenant pour aboyer l’univers entier ! ») sur l’humaine condition et un enchantement de lecture.

 

«Après quoi je me dis: quelle créature mystérieuse que l’homme! Le jour, il lutte contre ce qui est, et la nuit il lutte contre ce qui n’est pas. Et lorsque le jour et la nuit passent, ce qui avait existé devient parfaitement identique à ce qui n’avait pas existé. Quelle curieuse créature! Il a tant d’intelligence, qu’il est capable de fabriquer une arme en acier, comme il est capable d’inventer le diable du néant, mais il ne pourra jamais deviner ce qui arrivera demain, pourtant, il aurait été facile de deviner avant-hier ce qui allait arriver hier.»

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 20:50

Une heure avec Claude Held, « Propos du temps qui passe », Propos 2 éditions, http://propos2editions.com/1/boutique_1164481.html?product=73865

 

Ce sont des poèmes parus dans la très belle revue « Propos de Campagne ». J’ai pensé à ces souvent si émouvantes vieilles photos un peu floues où l’on peine à reconnaître des visages au seuil de l’oubli, à la pluie sur les vitres d’une cuisine quelque part à la campagne. La maison est très présente, avec des accents bachelardiens de coffre à souvenirs ou d’expression d’états d’âme ouverte au dialogue des fenêtres avec ces paysages qu’on porte aussi en soi et que la poésie démonte et reconstruit. On joue à ça (démonter / reconstruire) tant que la lumière le permet en gardant un œil serein sur le compte à rebours puisqu’on sait que « les mots / que crient / les enfants / dans un jeu / face / à l’océan / ont / une fragilité / durable ».

 

Claude Held dessine du paysage qui s’éloigne sitôt dessiné mais il tient toujours à nous rassurer, nous dire qu’il reste toujours un endroit, presque rien certes mais un coin sous la langue. Et pour occuper ce temps qui passe sur les maisons, les paysages et les photos, il nous laisse quelques questions : « … dessiner une maison… une maison si petite que la mort ne pourra pas entrer… maison de poupée… maison pour rire… maison facile à poser sur une table… seulement… voilà… la table a trois pieds… peur que ça bascule… peur que ça s’effondre sur les chaises autour… faut-il faire solide ?... faut-il dessiner la vérité de la table ?... quelle vérité ?... faut-il mettre la nappe et le couvert et le ciel et la nuit et la toile peinte et les cintres et les poulies et les costumes et les miroirs ?... la maison est-elle assez petite ?... et les chaises ?... sont-elles proportionnées ?... proportionnées à quoi ?... oui… à quoi ?... sont-elles raisonnables ?... savent-elles applaudir ?... savent-elles siffler ?... aimer… haïr ?... les chaises sont-elles musicales ?... la vie est-elle musicale ?... »

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 20:37

Une heure avec Isabelle Bonat-Luciani « Quand bien même », éditions Les Carnets du dessert de Lune, http://www.dessertdelune.be/isabelle-bonat-luciani.html.

 

C’est juste un pas en arrière pour voir la vie avec ce qu’il faut de recul, c’est du peut-être et du parfois pour à peine effleurer les jours qui s’effacent, c’est de mélancolie sereine et sûre de sa fragilité, c’est un parfum tenace dans sa légèreté.

 

« Derrière tes mots / j’ai cherché / tous les gestes / en fermant les yeux / comme les gosses / qui comptent / ça-sera-toi / et qui lancent / dans un endroit secret / une promesse / sans avoir à y tenir / mais qui une fois jetée / infuse tout doucement / comme le goût des pertes / comme le goût des absences / comme le goût des chagrins / Alors on reste là / à attendre quand même / au cas où / reviendrait en mémoire / ce jour où la chaleur / qu’on aurait su garder / au creux d’une distance / viendrait se déposer / dans une caresse / qui n’est jamais venue. »

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:41

Un week-end en déplacement achats de livres pour les revendre dans notre bouquinerie associative. J’ai passé quelques moments en bord de route, en bord d’étang ou de lac (journées caniculaires dans la région de Grenoble) avec « L’autofictif père et fils » d’Eric Chevillard. Des années que cet auteur (un des plus originaux du moment selon moi) tient un blog où il consigne trois pensées chaque jour. Ici c’est la cuvée 2009-2010. Une absolument au hasard : « Il ne naît que des bébés clowns. Hélas, notre monde n’offre pas de débouchés pour tous et la plupart se réorientent vers la finance, le commerce ou la mécanique ». Somptueux. Ou la politique. C’est soir de résultat électoraux et je ne sais pourquoi, moi qui ne vais voter qu’une fois sur quatre et toujours avec dégoût, je me passionne pour ce que chacun a à dire de sa victoire (qui annonce généralement de futures défaites) ou de… son insuccès relatif.

 

J’ai sous les yeux une citation d’Elfriede Jelinek extraite de son roman peut-être le plus époustouflant, « les exclus » qui se passe dans les années 50 : « Les socialos ne sont pas précisément le parti favori de Witkowski - on n'est pas des ouvriers - mais cette fois, ils ont fait du bon boulot, faut être juste. Peut-être ont-ils enfin tiré la leçon de l'histoire et vont-ils soutenir d'emblée les seules forces dignes d'être soutenues, les forces du capital, il n'en n'existe d'ailleurs pas d'autres, car l'argent gouverne le monde, se dit l'invalide qui n'en possède point et donc logiquement ne gouverne rien mais comme chacun sait, l'argent gouverne bien tout seul. » Voilà pour la soirée de dimanche.

 

Non, pour coller à l’état d’esprit d’un certain nombre d'entre nous ce soir, une bande annonce du film de Youlountas, « je lutte donc je suis », j’ai les larmes aux yeux à chaque fois avec cette intro d’Angélique Ionatos qui lit le poète Odysséas Elytis : « Et viendront des années pâles et faibles / préservées dans la gaze. / Et chacun aura ses quelques grammes de bonheur. / Et toutes choses ne seront plus en lui / que de belles ruines. » et une chanson de Jean-François Brient (dont je ne saurais trop recommander « De la servitude moderne », film conçu à la façon de ce que faisaient les situationnistes dans les années 70 mais bon j’en parlerai une autre fois.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 21:54

Une heure avec le numéro 37/38 de la revue Contre-Allées,

http://pierresel.typepad.fr/la-pierre-et-le-sel/2013/11/revue-contre-all%C3%A9es.html.

 

L’auteur phare (dont le nom est écrit en rouge sur la couverture) c’est Serge Pey. Je commence par là. La revue aussi notez bien, mais souvent les revues je commence n’importe où, et presque jamais par le début. Serge Pey écrit des tombeaux. C’est un genre littéraire qui parle des morts. Il y a ceux de Charlie en 2015, Maspéro, des copains, sa chienne. Je vais m’arrêter sur la chienne : « Quand je la retrouvais / ses yeux me disaient / qu’on mesurait la poésie / d’une situation / à la quantité de hasards / qu’elle était capable d’unir // Nous étions souvent d’accord / quand nous parlions de philosophie // Je lui présentai un jour / ma montre aux veines ouvertes / cinquante cordes qui descendaient du ciel / et aussi une guillotine comme une boussole / qui décapitait les directions // Ma chienne me disait alors : / La poésie a toujours le devoir d’accomplir / une action qui s’échappe d’elle ».

 

La mort fait de multiples autres apparitions au fil des pages et des auteurs, le deuil qui ébranle, la vie qui avance avec ses pertes, le noir où se perd la lumière, les morts qui se nourrissent de chicons (dans le nord). Ouf, il y a toujours un coin de cuisine qui résiste nous rappelle Isabelle Pinçon. Mais au final on tourne toujours autour du gouffre puisque le poème aussi est hanté comme les maisons "Poème lieu hanté / mots fantômes de voix / jouant à cache-cache / avec le lecteur" (Christian Garaud). Même lorsque la revue laisse de côté la poésie pour poser une question à laquelle 4 poètes ont répondu : « Inconnus à cette adresse… à qui parle le poème ? ». Alain Guillard répond : « Aux morts qui coagulent en nous. » Voilà voilà voilà.

 

Et pour finir un petit sourire (noir) par ici : https://www.youtube.com/watch?v=eYjC0pmFtXg

 

 

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 21:49

Une heure avec Christian Bulting, « Nico icône des sixties » encore chez Gros Textes. C’est 100 poèmes parfaitement calibrés qui à mes yeux n’en font qu’un tant les vers semblent couler comme eau de Loire se moquant de la fin puisque c’est encore de l’eau. Comme pour Jean-François Dubois (cf article plus bas), l’histoire intime croise la grande, les anonymes côtoient allègrement des célébrités, le délicat poème d’amour n’est jamais loin de l’évocation de massacres, la beauté voisine avec le sordide. Et tout ça a un nom, ben oui, la vie.

« Par un matin de soleil du mois d'août / Et je suis retourné sur tes traces Guillaume / À la pension Constant à Stavelot maintenant / Hôtel « Ô mal aimé » que tu quittas à la cloche / De bois maintenant une plaque commémo / Avec « La chanson du mal aimé » calligraphiée / Sur les murs « Mon beau navire ô ma mémoire » / Et à l'instant même alors que je bois / Une blanche Hoegaarden au-dessus du lac / De Robertville me ramène à toi avec qui / Je bois de la bière printemps été automne / Hiver sur les rives de la Loire quelle fête / À chaque fois tes cheveux tes yeux tes mots / Qui s'enroulent aux miens et nos rires nos rires / Qui nous lavent de la nuit du gris de la vie / Ordinaire de la vie sans amour sans nous / Qui écrivons notre histoire à notre pas / Sans images d'Epinal qu'il s'agirait d'incarner / Mais avec nos vies bancales nos vies amochées / Nous ne voulons plus du moche des coups de poignard / Dans le dos juste les coups de cœur partagés / Tu en aurais eu un pour Monschau en français / Montjoie pour notre plus grande joie un hiver / De neige avec le petit hôtel cosy / Pour abriter nos vies alliées nos corps désirants »

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.