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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 20:37

Une heure avec Isabelle Bonat-Luciani « Quand bien même », éditions Les Carnets du dessert de Lune, http://www.dessertdelune.be/isabelle-bonat-luciani.html.

 

C’est juste un pas en arrière pour voir la vie avec ce qu’il faut de recul, c’est du peut-être et du parfois pour à peine effleurer les jours qui s’effacent, c’est de mélancolie sereine et sûre de sa fragilité, c’est un parfum tenace dans sa légèreté.

 

« Derrière tes mots / j’ai cherché / tous les gestes / en fermant les yeux / comme les gosses / qui comptent / ça-sera-toi / et qui lancent / dans un endroit secret / une promesse / sans avoir à y tenir / mais qui une fois jetée / infuse tout doucement / comme le goût des pertes / comme le goût des absences / comme le goût des chagrins / Alors on reste là / à attendre quand même / au cas où / reviendrait en mémoire / ce jour où la chaleur / qu’on aurait su garder / au creux d’une distance / viendrait se déposer / dans une caresse / qui n’est jamais venue. »

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:41

Un week-end en déplacement achats de livres pour les revendre dans notre bouquinerie associative. J’ai passé quelques moments en bord de route, en bord d’étang ou de lac (journées caniculaires dans la région de Grenoble) avec « L’autofictif père et fils » d’Eric Chevillard. Des années que cet auteur (un des plus originaux du moment selon moi) tient un blog où il consigne trois pensées chaque jour. Ici c’est la cuvée 2009-2010. Une absolument au hasard : « Il ne naît que des bébés clowns. Hélas, notre monde n’offre pas de débouchés pour tous et la plupart se réorientent vers la finance, le commerce ou la mécanique ». Somptueux. Ou la politique. C’est soir de résultat électoraux et je ne sais pourquoi, moi qui ne vais voter qu’une fois sur quatre et toujours avec dégoût, je me passionne pour ce que chacun a à dire de sa victoire (qui annonce généralement de futures défaites) ou de… son insuccès relatif.

 

J’ai sous les yeux une citation d’Elfriede Jelinek extraite de son roman peut-être le plus époustouflant, « les exclus » qui se passe dans les années 50 : « Les socialos ne sont pas précisément le parti favori de Witkowski - on n'est pas des ouvriers - mais cette fois, ils ont fait du bon boulot, faut être juste. Peut-être ont-ils enfin tiré la leçon de l'histoire et vont-ils soutenir d'emblée les seules forces dignes d'être soutenues, les forces du capital, il n'en n'existe d'ailleurs pas d'autres, car l'argent gouverne le monde, se dit l'invalide qui n'en possède point et donc logiquement ne gouverne rien mais comme chacun sait, l'argent gouverne bien tout seul. » Voilà pour la soirée de dimanche.

 

Non, pour coller à l’état d’esprit d’un certain nombre d'entre nous ce soir, une bande annonce du film de Youlountas, « je lutte donc je suis », j’ai les larmes aux yeux à chaque fois avec cette intro d’Angélique Ionatos qui lit le poète Odysséas Elytis : « Et viendront des années pâles et faibles / préservées dans la gaze. / Et chacun aura ses quelques grammes de bonheur. / Et toutes choses ne seront plus en lui / que de belles ruines. » et une chanson de Jean-François Brient (dont je ne saurais trop recommander « De la servitude moderne », film conçu à la façon de ce que faisaient les situationnistes dans les années 70 mais bon j’en parlerai une autre fois.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 21:54

Une heure avec le numéro 37/38 de la revue Contre-Allées,

http://pierresel.typepad.fr/la-pierre-et-le-sel/2013/11/revue-contre-all%C3%A9es.html.

 

L’auteur phare (dont le nom est écrit en rouge sur la couverture) c’est Serge Pey. Je commence par là. La revue aussi notez bien, mais souvent les revues je commence n’importe où, et presque jamais par le début. Serge Pey écrit des tombeaux. C’est un genre littéraire qui parle des morts. Il y a ceux de Charlie en 2015, Maspéro, des copains, sa chienne. Je vais m’arrêter sur la chienne : « Quand je la retrouvais / ses yeux me disaient / qu’on mesurait la poésie / d’une situation / à la quantité de hasards / qu’elle était capable d’unir // Nous étions souvent d’accord / quand nous parlions de philosophie // Je lui présentai un jour / ma montre aux veines ouvertes / cinquante cordes qui descendaient du ciel / et aussi une guillotine comme une boussole / qui décapitait les directions // Ma chienne me disait alors : / La poésie a toujours le devoir d’accomplir / une action qui s’échappe d’elle ».

 

La mort fait de multiples autres apparitions au fil des pages et des auteurs, le deuil qui ébranle, la vie qui avance avec ses pertes, le noir où se perd la lumière, les morts qui se nourrissent de chicons (dans le nord). Ouf, il y a toujours un coin de cuisine qui résiste nous rappelle Isabelle Pinçon. Mais au final on tourne toujours autour du gouffre puisque le poème aussi est hanté comme les maisons "Poème lieu hanté / mots fantômes de voix / jouant à cache-cache / avec le lecteur" (Christian Garaud). Même lorsque la revue laisse de côté la poésie pour poser une question à laquelle 4 poètes ont répondu : « Inconnus à cette adresse… à qui parle le poème ? ». Alain Guillard répond : « Aux morts qui coagulent en nous. » Voilà voilà voilà.

 

Et pour finir un petit sourire (noir) par ici : https://www.youtube.com/watch?v=eYjC0pmFtXg

 

 

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 21:49

Une heure avec Christian Bulting, « Nico icône des sixties » encore chez Gros Textes. C’est 100 poèmes parfaitement calibrés qui à mes yeux n’en font qu’un tant les vers semblent couler comme eau de Loire se moquant de la fin puisque c’est encore de l’eau. Comme pour Jean-François Dubois (cf article plus bas), l’histoire intime croise la grande, les anonymes côtoient allègrement des célébrités, le délicat poème d’amour n’est jamais loin de l’évocation de massacres, la beauté voisine avec le sordide. Et tout ça a un nom, ben oui, la vie.

« Par un matin de soleil du mois d'août / Et je suis retourné sur tes traces Guillaume / À la pension Constant à Stavelot maintenant / Hôtel « Ô mal aimé » que tu quittas à la cloche / De bois maintenant une plaque commémo / Avec « La chanson du mal aimé » calligraphiée / Sur les murs « Mon beau navire ô ma mémoire » / Et à l'instant même alors que je bois / Une blanche Hoegaarden au-dessus du lac / De Robertville me ramène à toi avec qui / Je bois de la bière printemps été automne / Hiver sur les rives de la Loire quelle fête / À chaque fois tes cheveux tes yeux tes mots / Qui s'enroulent aux miens et nos rires nos rires / Qui nous lavent de la nuit du gris de la vie / Ordinaire de la vie sans amour sans nous / Qui écrivons notre histoire à notre pas / Sans images d'Epinal qu'il s'agirait d'incarner / Mais avec nos vies bancales nos vies amochées / Nous ne voulons plus du moche des coups de poignard / Dans le dos juste les coups de cœur partagés / Tu en aurais eu un pour Monschau en français / Montjoie pour notre plus grande joie un hiver / De neige avec le petit hôtel cosy / Pour abriter nos vies alliées nos corps désirants »

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 22:58

Une heure avec Jean-François Dubois, « Une frêle chaloupe » chez Gros Textes dans la collection Alpes Vagabondes. Il s’agit encore de photos retrouvées et décrites, des vieilles photos où « Avec le temps, les images s’étaient piquées, les formes estompées, les couleurs avaient pâli dans une nuance verdâtre envahissante, comme si les pelouses et les berges boisées avaient imposé leur dominante, qu’un même débordement sournois avait rongé lignes et contours… »

 

Il est souvent question de cimentière, de tombeaux de vagues et lointaines tantes Maria ou d’anciens voisins et la petite histoire rejoint la grande par des chemins de traverse entre les allées et l’on regarde sous un angle particulier Walter Benjamin ou Georges Bataille et dans cet exercice d’effacement, les vieilles photos se mêlent à de vieux films et le couple Cadou peut se retrouver à proximité de Ian Fleming et son James Bond.

 

Dans un dernier chapitre, l’auteur abandonne l’image pour le document littéraire et historique en remontant à quelques élément biographiques d’un lointain ancêtre du 18ème siècle et dérouler un arbre généalogique qui, comme j’imagine en voyant les vieilles personnes sur les photos qu’elles pourraient être de ma famille, pourrait être celui de n’importe qui. La frêle chaloupe sur laquelle nous sommes embarqués étant destinée à se perdre dans une brume s'épaississant où les formes deviennent de plus en plus indistinctes.

(Bon l’image vaut ce qu’elle vaut mais à cette heure un peu tardive ma foi…)

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 16:45

Une heure avec Raymond Federman et deux livres « Chut », éditions Léo Sheer et « Retour au fumier », éditions al dante. Une phrase de ce dernier pour faire lien avec l’heure d’hier et les arbres. L’auteur revient sur un lieu où il a passé un morceau d’enfance et retrouve bien des années après les arbres qu’il a connus : « … ces feuilles flétries sont plutôt pathétiques. Eux aussi ils ont dû souffrir pendant toutes ces années. Est-ce que tu crois qu’ils se souviennent de moi ? Peut-être que je devrais pisser sur leur tronc comme j’avais l’habitude de le faire après avoir cueilli leurs cerises ».

 

De Federman, jusqu’il y a peu, ne n’avais lu que deux recueils de poésie, ici & ailleurs et L’extatique de Jules et Juliette. Karin Huet m’a fait connaître sa prose, on n’ose parler de roman, très personnelle et originale. Les deux ouvrages tournent autour de l’événement biographique central, l’arrestation, la déportation et l’extermination de sa famille par les nazis en 1942. Au moment de l’arrestation la mère du jeune Federman a le temps de le pousser dans un cagibi et lui dire « chut », c’est autour de cette expérience que tourne « Chut », un devoir ou plutôt un désir de mémoire, mais une mémoire que l’on sait défaillante, tout est à dire à partir de quelques photos trouvées dans une boîte, seuls biens qui n’auront pas été pillés dans l’appartement familial et que l’auteur retrouvera quand il y retournera après la guerre. Fiction et réalité se placent aux mêmes niveaux : « Eh bien moi je leur dirai, vous vous gourez, c'est de la fiction pure que je vous raconte, parce que toute mon enfance, je l'ai complètement oubliée. Elle a été bloquée en moi. Donc tout ce que je vous dis, c'est inventé, c'est de la reconstruction. Et puisque tout ce qui s'écrit est fictif, comme l'a dit Mallarmé, ce que je suis en train d'écrire, c'est de la fiction. » Ce qui rend ces ouvrages extrêmement attachants c’est que de tout cela, Federman donne à rire, un rire salvateur et bienfaisant, le plus majestueux pied de nez à l’horreur pour celui qui a fait sienne cette phrase de Beckett : « rire ou pleurer c'est la même chose à la fin ».

 

Dans « Retour au fumier », Federman raconte les années de guerre dans une ferme du sud-ouest de la France, ses souffrances et humiliations, sa résistance et un tableau d’une certaine France rurale plus cauchemardesque que pittoresque. Un des ressorts de l'efficacité du récit vient de ce que le narrateur s’adresse à un interlocuteur virtuel qui malgré son absence ne cesse de relancer l'auteur, de lui signaler ses redites et ses digressions de conteur bavard : "Non Federman, ça tu l'as déjà dit et puis tu vas ennuyer tout le monde avec ces histoires..." Et Federman n'en faire qu'à sa tête.

 

Ici à la place de chanson, un entretien avec Raymond Federman paru dans le matricule des anges : http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=18331

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 22:41

Une heure avec Arbre(s), anthologie des éditions Donner à Voir, http://www.donner-a-voir.net/.

 

Pour la plupart, on retrouve les auteurs du chemin des poètes de Durcet et c’est un plaisir de se remémorer de bons moments. L’anthologie est à l’image de ces moments, quelque chose de simple et de fraternel, comme un clin d’œil à nos frères verticaux certainement plus proches de nous qu’on n’imagine. J’ai vu vieillir quelques arbres de mon enfance, un cerisier sauvage qui me servait de château-fort gamin et qui, aujourd’hui, ne tient à la vie que par un fil de quelques branches, on en a vu naître d’autres mourir, on voit ceux qui nous survivront et ceux qui serviront à nous chauffer. On vit avec leurs ombres, leurs fruits, leur bois et les tableaux qu’ils dessinent dans le paysage, changeant le tableau : « Il y a / sur le velours de la mémoire / un arbre qui penche et nous parle // Un arbre ou peut-être un ruisseau // Un arbre qui court en nous-mêmes // Et c’est cela qui chante en nous // Ce poème / - passager des feuilles - / qui réinvente les saisons / chaque matin. » (Alain Boudet).

 

Et parfois, il raconte, l’arbre, l’histoire de nos vies comme une école de patience et d’attention dans de multiples dimensions et sans avoir l’air d’y toucher : « Mon père avait planté un petit noyer / Il l’a arrosé, il l’a préservé des chevreuils / Par un grillage. / … Il allait le surveiller très souvent… / Nous sommes émus de tant de soin. / Le noyer pousse encore / Et se joue du mauvais temps / Alors que mon père n’est plus. / Sa protection a été efficace, / qui n’était ni policière ni militaire. / Mon père avait prévu : / Maintenant, il s’est bien déployé / Et s’étire sur plusieurs mètres. / C’est une œuvre à la noix ! »

 

Bon, elle traîne peut-être déjà quelque part sur le blog cette chanson de Louis Capart, mais bon, je trouve qu’elle fait joli ici aussi : https://www.youtube.com/watch?v=JEoy8YL--50

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 21:21

Une heure avec « Pleins de vie » de John Fante. C’est toujours une fête pour moi un roman de Fante. Un roman bourré d’amour, d’humour et de poésie. Il n’y a rien qu’un accouchement qui se profile, un trou dans le plancher dans lequel faillit passer la mère, un père peu commode sensé venir le réparer. « Papa était debout près de la fenêtre de la salle d’attente. Quand j’ai posé la main sur son épaule, il s’est retourné. Je n’ai pas eu besoin de parler. Aussitôt il a pleuré. Il a posé sa tête sur mon épaule, et ses larmes m’ont fait mal. Je sentais les os de ses épaules, les vieux muscles tendres ; je respirais l’odeur de mon père, la sueur de mon père, l’origine de ma vie. Je sentais ses larmes brûlantes et la solitude de l’homme et la douceur de tous les hommes et la beauté infiniment douloureuse des vivants. »

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 21:17

Une heure avec Jean-Pierre Andrevon que je connaissais essentiellement en tant qu’auteur de SF dont je fus fan (je lis beaucoup moins de SF aujourd’hui et j’avais un peu perdu de vue cet auteur), une heure avec son recueil de poèmes, Obstinément des femmes des chats et des oiseaux, éditions le pédalo ivre. Andrevon n’est pas poète, ça se sent et c’est ce qui me le rend extrêmement attachant, je veux dire il ne cherche pas à jouer au poète, il met un doux balancement à des propos d’une désarmante simplicité qui confère à ses écrits une sorte de grâce à la Prévert (le recueil se referme sur un inventaire) avec la pointe d’humour qui grince juste comme il faut : « Au bord du gouffre / qui nous attend / inévitablement / on dit on crie / on gémit / ah ! si j’avais des ailes / ah ! si j’avais des ailes / et une voix / en bas / nous fait / si tu en avais / mon gros nigaud / mon grand bêta / tu ne volerais pas / bien haut / on t’abattrait / vite fait ». Le vers est court, la rime facile n’est pas dédaignée façon comptine qui fait sourire mais qui aussi nous tire larme quand il parle de son ami juif, le petit Elie du temps de leurs quatre ans.

 

Poésie obstinée, cri d’amour à la vie (« Les enterrements / je les déteste / tant / que j’irai même pas au mien / ou alors en / me cachant / dans une caisse / au couvercle serré / juste por observer / par une fente / du bois / tous ces vivants / narquois ») qu’on déguste goulument par tous les bouts, c’est le prototype parfait du livre compagnon qui coule limpide sur nos saisons (ce qu’il en reste) : « Et les hivers et les étés // Et la froidure des hivers / et les fruits dorés de l’été / et les promesses printanières / l’automne rougi par les regrets / et le vent qui vient des montagnes / et la ville tendue de fumées / et tous mes châteaux en Espagne / la voix qui criait Liberté / et les révolutions à faire / et les révolutions manquées / et les révoltes de poussière / et la poussière des années / et les années dans les années / et dans le puits de ma mémoire / un livre d’occasions manquées / ma tête ouverte aux courants d’air / de ce qui me reste d’hivers »

 

Andrevon, il chante également et c’est vraiment bien (je conseille d’écouter jusqu’à la fin) :

https://www.youtube.com/watch?v=BNKysICrJlo

https://www.youtube.com/watch?v=2G7_23ENXJI

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 22:17

Une heure avec Le loup toqué de Nikolaï Zabolotski, éditions la rumeur libre, traduit par Jean-Baptiste Para. http://www.larumeurlibre.fr/auteurs/nikolai_zabolotski.

C’est une anthologie poétique avec des œuvres qui courent de 1926 à 1958 soit l’ensemble de ses années d’écriture.

 

J’ai retrouvé dans la première partie l’univers naïvement déjanté qui m’avait séduit dans l’œuvre de son copain Daniil Harms. Sa biographie témoigne des mêmes souffrances liées aux purges staliniennes des années 30 dont les deux auteurs furent victimes. Il raconte dans cette anthologie en quelques pages saisissantes et terrifiantes, comme toujours dans ce genre de récits, l’histoire de son incarcération qui va sensiblement modifier son écriture me semble-t-il.

 

Dans l’ensemble de textes qu'on peut qualifier de jeunesse et qui donne son titre à l’anthologie Le loup toqué, on lit une sorte de fable où un loup tente de dépasser sa condition avec une force révolutionnaire utopique : « J’ai découvert quantité de lois. / Si vous placez une plante dans un bocal / Et soufflez dessus avec un tube en métal, / La plante s’emplira d’air animal / Et vous verrez sortir une petite tête, / Des menottes, des gambettes, / Et les feuilles se flétriront à jamais. / Grâce à ma force d’âme / J’ai cultivé un petit chien à partir d’une plante / Qui s’est mise à chanter comme une jeune mère. » Cette tentative échoue, le loup toqué meurt, on lui rend hommage, « Nous, les loups, nous poursuivrons là-bas / Ton œuvre éternelle. Cap vers les étoiles. »

 

Une pointe de mélancolie cachée derrière un absurde avant-gardiste est cependant toujours présent qui va dominer l’écriture à son retour de camp en 1945. « Fais donc tinter tes cloches, carillonneur ! / N’oublie pas que le monde est couvert d’écume et de sang ! / J’ai souhaité reposer à Ravenne, / Mais Ravenne n’était pas le remède non plus. » Continuons à chercher alors.

 

Si vous avez un moment pour écouter la voix et l'énergie incroyable de Vissotski,

c'est dans le ton  https://www.youtube.com/watch?v=x_HhWosCvYc

 

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.