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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 07:41

Que naissait Philippe Léotard en 1940. Humour et désespoir sur fond éthylique, ça rend le personnage attachant : « Celui qui n’a pas lu dans le rire de l’eau se demande depuis combien de temps elle se compare aux cheveux d’une femme. »

Ses interprétations de Ferré ou de Brassens sont remarquables.

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 20:33

Que Cesare Pavese décidait d’en finir en 1950.

« L'homme seul - qui a été en prison - se retrouve en prison / toutes les fois qu'il mord dans un quignon de pain. / En prison il rêvait de lièvres qui détalent / sur le sol hivernal. Dans la brume d'hiver / l'homme vit entre des murs de rues, en buvant / de l'eau froide et en mordant dans un quignon de pain. // On croit qu'après la vie va renaître, / le souffle s'apaiser, et l'hiver revenir / avec l'odeur du vin dans le troquet bien chaud, / le bon feu, l'écurie, les dîners. On y croit, / tant que l'on est en taule, on y croit. Puis on sort un beau soir / et les lièvres, c'est les autres qui les ont attrapés / et qui, en rigolant, les mangent bien au chaud. / On doit les regarder à travers les carreaux. // L'homme seul ose entrer pour boire un petit verre / quand vraiment il grelotte, et il contemple son vin : / son opaque couleur et sa lourde saveur. / Il mord dans son quignon, qui avait un goût de lièvre / en prison ; maintenant, il n'a plus goût de pain / ni de rien. Et le vin lui aussi n'a que le goût de brume. // L'homme seul pense aux champs, heureux / de les savoir labourés. Dans la salle déserte / il essaye de chanter à voix basse. Il revoit / le long du talus, la touffe de ronciers dénudés // qui était verte au mois d'août. Puis il siffle sa chienne. / Et le lièvre apparaît et ils cessent d'avoir froid. »

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 20:22

Que naissait Jules Romains en 1885. Il posa cette question ontologique fondamentale : « Ça vous chatouille ou ça vous gratouille ? ». Malgré cela, il n’est plus du tout à la mode. Il y a quelques années dans la bouquinerie de Gros Textes en attendant les clients j’ai relu quelques tomes de ses Hommes de bonne volonté et je trouve dommage de n’en vendre jamais. Je crois qu’on a toujours la série complète au fond de la boutique.

« On récompense des écrivains parfois pour leur œuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais ? »

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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 21:42

Que mourait Friedrich Nietzsche en 1900. On dit que son dernier geste conscient fut, le 3 janvier 1889, de se précipiter au coup d’un cheval que battait un cocher et de l’embrasser. Ensuite il sombra dans 10 ans de démence.

« La connaissance tue l'action, pour agir il faut être obnubilé par l'illusion. »

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 21:50

Que mourait Simone Weil en 1943. Elle plaça la barre de l’expression à un niveau assez haut : « Il faudrait dire des choses éternelles pour être sûr qu'elles soient d’actualité. »

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 21:17

Que naissait Georges Perros en 1923. Il s’évertua à mener « Une vie ordinaire »

« Ici naquit Georges Machin / qui pendant sa vie ne fut rien / et qui continue Il aura / su tromper son monde en donnant / quelques fugitives promesses / mais il lui manquait c'est certain / de quoi faire qu'on le conserve / en boîte d'immortalité. // Prendre l'air était son métier. »

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 21:16

Que mourait Eugène Dabit, écrivain prolétarien, en l’année 1936, quand le prolétariat tenait tête au capital. Son premier roman « L’hôtel du nord » est devenu un classique grâce au cinéma et à Marcel Carmé. Il y a de la poésie du quotidien dans son œuvre.

« Puisqu’on vit, il faut manger, cuisiner, recommencer les gestes quotidiens, rapprocher les deux tables, y poser les assiettes, les couverts, des bouteilles. »

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 21:38

Que mourait Christian Dotremont il y a 40 ans, un poète du temps où l’on tricotait et déchirait presque aussitôt des mouvements littéraires révolutionnaires, des groupes éphémères, des revues comètes et des internationales quasi solitaires qui, on ne sait par quel miracle, résonnent encore : « …Mais il m'est arrivé de te regarder / Depuis longtemps j'en avais envie, / De garder ce qui est autour avec ce qui est dedans, / De trouver dans le fruit qui est là le goût du fruit que je cherche ici, / D'avancer dans l'ombre même la dague sans garde du regard, / De caresser les angles du soleil, / De faire ce que j'imagine, d'imaginer ce que je fais, mon amie, / De brûler à la flammèche de la bougie le grand livre où sont comptées les grandes choses, et les petites… »

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:05

Que mourait Groucho Marx en 1977. J’aime me replonger périodiquement dans ses répliques mêlant l’absurde à la goujaterie : « Le surgelé est une invention remarquable, mais qui remplace difficilement une épouse charmante qui vous accueille dans une étreinte vorace.»

 

« Une femme: Demain, j'appellerai un dentiste.  

 Groucho: Appelez-en trois, qu'on fasse un bridge. »

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 21:14

Que naissait Elsa Morante en 1912. En 1979 je recopiais des pages de ses romans sur des carnets. Je m’apprêtais à quitter les jeunesses communistes et commençais à fréquenter les milieux anarchistes : « Le pouvoir, …, est dégradant pour celui qui le subit, pour celui qui l'exerce et pour celui qui l'administre. Le pouvoir est la lèpre du monde! »

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

Également Chez Gros Textes - Catalogue

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.