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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 20:43

Le catalogue Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/.

Sur le blog vous trouverez du quotidien au sens propre du terme (enfin je vais essayer), notes de lecture, poèmes, aphorismes, humeurs, chansons, liens... Début lundi 29 décembre 2014.

 

-3 - Traction Braban 59, la revue qui paraît même pendant les vacances,

http://traction-brabant.blogspot.fr/

Un gentil fouillis généreusement bordélique…

« Wouf 

voui / c’était bon ça / on courait / dans le champ des passables / on ramenait la baballe / du boulot on / reniflait le cucul des femelles / on se frottait au mollet / de rien du tout on était un / bon chienchien / voui / c’était ça » (Perrin Langda)

 

-2 - Verso 158, aux lèvres la terre & le ciel,

http://revueverso.blogspot.fr/

numéro très nature, l’harmonie, les éléments, tout ça, retour aux fondamentaux.

« Ni lire ni écrire, encore moins calculer, elle ne sait que rire à ce qui advient, y compris du pire. La  jeune géante accueille l’océan entre ses cuisses sombres et jouit avec indifférence car son cœur est tourné vers le peintre du dimanche occupé, sous les nuages, à découper les teintes qui feront l’horizon. » (Jacques Vincent)

 

-1 - En passant à côté du vieux cimetière de Saint Marcelin, j'ai pensé à cette chanson que mon père aimait bien : https://www.youtube.com/watch?v=G-CjcZoyr0w

 

1 – Je vous souhaite une année 2015

pleine de plaisirs situationnistes façon Vaneigem :

« Plaisirs de la paresse, de la ténacité, de la rencontre, de la solitude, de la musique, de la création, plaisir de parler, de se taire, de rire, de chier, de rêver, d’enlacer, de pleurer, de pisser, de crier, de caresser, de mouiller, d’éjaculer, de bondir, de rouler, de goûter, de humer de toucher, de se joindre et de s’éloigner, plaisirs non de survivre mais de vivre comme il vous plaira, vous vous suffisez à vous-même, car vous participez du tourbillon sensuel où ce qui vit n’a plus à pressentir la mort, si ce n’est une mort enfin naturelle, si lointaine qu’elle s’écoule, comme au cœur des arbres séculaires, de l’oubli nonchalant d’exister.

La séparation a réduit la plupart des plaisirs à des rôles d’intermédiaires, elle en fait des véhicules vers autre chose. Quand la danse, au lieu d’exprimer la joie du corps, sert à séduire et fasciner une proie, quand les caresses subordonnent leur jeu au chemin programmé de l’accouplement, la diversité du vivant s’effrite en produits répertoriés selon les normes du rendement.

Je ne ferai pas des plaisirs une voie vers la révolution, je ne prendrai pas le contrepied de cette impatience qui vous a fourni prétexte à ne pas oser vivre, comme si la vie commençait le lendemain du Grand Soir. Il est temps que les plaisirs se suffisent à eux-mêmes, car leur authenticité, leur unité et leur variété inépuisable tient seulement au plaisir pris par chacun à créer la vie qu’il porte en soi. »

Raoul Vaneigem, le livre des plaisirs 1979

 

2 - Comme en poésie 60, l’inutile poésie de tous les jours. (15 ans déjà), « Ayez de l’humour, ça ne coûte rien » rappelle l’infatigable revuiste, Jean-Pierre Lesieur. « J’ai demandé à mon / imprimante en trois dimensions / de me reproduire / un spermatozoïde inquiet / cherchant / à boire dans un bar / pour oublier / son voyage désastreux »

http://comme.en.poesie.over-blog.com/

« « Pas un jour sans une ligne », écrire est bien une drogue.

*

On vit, on meurt et aussitôt on vous rempote. »

(Werner Lambersy)

 

3 - Duos de Joël Picard, éd. Donner à voir, les éditions amies des arbres.

http://www.donner-a-voir.net/

«…

 Quand Gustave se sentait trop seul il prenait son arbre dans / ses bras, longtemps,    longtemps dans son corps / étrangement se glissait un grand sourire. // Dire que cela venait de l’arbre serait peut-être aller trop loin / Dire que cela n’en venait pas serait peut-être aussi absurde. »

 

4 - Décharge 164, la revue hotte de père noël pour les amateurs de poésie.

http://www.dechargelarevue.com/ site relooké !

De l’élégance classique de Jean Joubert,  « Désormais dans ce pays rêvé, c’est toujours l’hiver ; / saison de cheveux blancs, d’arbres tordus, / de longues nuits comme des serpents noirs / qui s’étirent. / Le chemin luit d’un double rai de glace / que tracèrent les roues des charrettes fantôme. » aux torsions existentielles de Jean-Paul Klée, « vinaigrette vie koi vouliez-vous / donc de la sorte sinuer ?... /  on ne supporte plus vos zallu / zives façons Symboli / sme saupoudrant toute la  / poëzie qu vous faisiez (comme si / chanteur châtré toute la / journée voulant se raconter mais il / ne se livrait qu’à demi)… » en passant par l’humour de Lucien Suel « La tévéa est une taxe élastique », « Dans un hôtel borgne, une lampe sur deux ne fonctionne pas »

 

 

 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 20:36

overblog devenant une vraie torture tant pour la rédaction que pour la consultation, Gros Textes a migré ici : https://sites.google.com/site/grostextes/

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:22

Papier Carbone

de

Pauline Catherinot

 

Les Demoiselles -

 

Le ciel gris - Le corps plein de ces consciences_

Sur les épaules Sur le cou Les consciences_

Cracher le sanglot Survivre à ces demoiselles

Dans un dernier souffle

La réminiscence de leurs dentelles

Plein de ces chimères

Un songe (Une enclave)

Sous le linceul - L'éternité rongée

La pleine conscience_

Du corps Du poids

[Suffoquent] Les dentelles lèchent la terre

Sur les épaules Sur le cou LES CONSCIENCES_

Ils crèvent de trop de conscience_

Traverser et se mêler - aux carcasses vides

La pluie est tombée (doucement)

Desiderata amputé

Se heurter - à la mathématique

Maudire les aspirations passées- les jours de printemps

Que le chuintement d'une voix qui agonise

Emporte les demoiselles et leurs robes mortes

Agonir le sceau de leurs initiales -

Le ciel gris - le corps plein de ces consciences_

[Reposent] les viscères enfermés dans des bocaux / hermétiques

Épandre leurs cendres

Graver leurs noms sur le ruisseau

Se laisser bercer par les vagues de sang

Se délivrer enfin de ces ombres puissantes_

Les genoux plantés dans la terre

Déposer le baiser (le cercler)

 

 

50 pages au format 14 x 21, 8 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:17

Où est-ce que ça coule ?

de

Patrick Sirot

 

 

A quand, toi qui sais? On pourrait commencer comme ça, comme ça, on pourrait commencer comme ça, on pourrait commencer par-là, par-là, là, là, là par-là, par la, par la, par l’animal, on pourrait commencer par l’animal, par l’animal, on pourrait commencer par l’animal. On pourrait commencer par la ni mal ni bien, on pourrait commencer par la ni bien ni mal, moitié-moitié. On pourrait commencer par mi mal, mi bien, moitié-moitié, on pourrait commencer par l’ami mal et l’ami bien, on pourrait commencer par l’animal namibien. On pourrait commencer par le mâle éléphant de Namibie et sa namibienne femelle, on pourrait commencer par l’éléphante qui l’accompagne, par les fentes de Nama, on pourrait commencer par les béances africaines, les failles, les fossés, les trous, on pourrait commencer par les trous, par les puits sans fin, secs sans eau, on pourrait commencer par les béantes crevasses, on pourrait commencer par les béantes craquelures par leurs fentes béantes, on pourrait commencer par les fentes sèches, les fentes et les agonies sèches des éléphantes de Namibie anéanties, on pourrait commencer par la longue agonie de l’antilope de Namibie. On pourrait commencer par la longue agonie, on pourrait commencer par la longue agonie sèche, on pourrait commencer par la longue agonie sèche des éléphants, on pourrait commencer par la longue agonie sèche des enfants des éléphants. On pourrait commencer par l’éléphanteau, on pourrait commencer par les enfants des antilopes à genoux dans la poussière de sable, on pourrait commencer par les fantômes ensablés dessous la dune. On pourrait commencer à genou comme les gnous ensablés, on pourrait commencer ensablé comme nos gourdes espérances et les poux des gueux et les je et les nous, pas vrai Jacquot, on pourrait commencer par le je et le nous. Hein, Jacquot, nous les gueux à genou, à quand Jacquot, à quand, à quand la fin de l’animal ami de Namibie?

A quand Jacquot la fin de l’homme des hommes?

Jacques à quand, toi qui sais tout?

A quand la fin du Namibien Nama, l’homme des hommes? Des Namaquois? Des Namaquas du fleuve orange? Le Khoïkhoï du fleuve orange?

Le Khoïkhoï qui cause Khoisan, qui cause consonne, qui cause clic, qui cause claque, qui cause pour qu’ça sonne et ça sonne, qui cause consonne pour qu’ça consonne et ça consonne qui cause klaxonne pour qu’ça klaxonne et ça klaxonne, et ça klaxonne, et ça klaxonne, et ça klaxonne le glas des gnous, le glas des gnous Nama.

A quand la fin, Jacquot, toi qui sais tout?

A quand la fin des Namans maudits, des mots dits Namaqua, des mots dits Naoiquoi?

A quand Jacquot, toi qui sais tout?

A quand que ne caquetteront plus les clucs, les clocs, les clecs, les clacs, les clics?

A quand Jacquot, toi qui sais tout?

A quand que le son du Khoisan ne sonnera plus?

Quand la langue qui klaxonne se sera tue Jacquot, Jacquot,

Jacquot, toi qui sais, Jacquot est-ce que tous les O de nos os limpides tomberont des nuages?

 

 

ISBN : 978-2-35082-251-8 94 pages au format 14 x 20 cm, 10 €

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:14

Mille milliards de pucerons

de

Francis Krembel

 

 

Seul m’émeut

le rire silencieux de l’arbre

sa croissance inaudible

son flegme ajouré de feuilles.

 

Seul m’émeut

la stridence des broussailles

l’embrouillamini des ronces,

leur virulence.

 

Seul m’émeut

le vent du Nord qui givre février

 

 

ISBN : 978-2-35082-257-0 50 pages imprimées sur bouffant 90 g, au format 10 x 15 cm, orné de 3 pleines pages couleur (recto non paginé) de Marc Alessandri, 6 €

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:09

Pas même le bruit initial

de

Bernard Ascal

 

 

ai-je ligoté les pattes

de l’oiseau

ai-je ligoté les ailes

de l’oiseau

l’ai-je relâché

dans la forêt

puis sans me retourner

me suis-je éloigné

me persuadant de son envol

 

 

ISBN : 978-2-35082-248-8 70 pages au format 14 x 21, orné de 5 pleines pages couleur (recto non paginé) de l’auteur, 10 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:02
Bernard Loesel

Du bon usage de la lettre anonyme

de

Bernard Loesel

À l’inventeur du Viagra Monsieur, C’est bien beau d’inventer de nouvelles molécules, comme vous dites, mais faudrait peut-être voir à penser à nous autres les vieilles. La libido du bonhomme, on a largement donné ! Pas question de remettre le couvert au nom, vous manquez pas d’air, du « progrès » ! Ligue de protection des panthères grises

ISBN : 978-2-35082-258-7 80 pages au format 14 x 21, 10 €

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:08
Jean-Claude Martin

Rien ne sert de mourir

(Petits arrangements avec les mots)

de Jean-Claude Martin

« En un mot », en deux mots, j’eusse aimé vous dire, à mots couverts (et l’idéal eût été sans mot dire), que je n’avais pas trouvé le fin mot de l’histoire. Je croyais avoir mon mot à dire et j’en arrive au dernier mot après m’être payé de mots... À Dieu, si je le vois, j’en toucherai un mot…

ISBN : 978-2-35082-255-6

60 pages au format 10 x 15 cm, 6 €

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:50
Bergère / Durigneux...

Demain de nuits de jours

de Jean Louis Bergère

photos de Michel Durigneux

Avec la parution de mon album Demain de nuits de jours composé et écrit autour du thème de "l'apparition/disparition", le projet de ce livre est né en compagnie du photographe Michel Durigneux, dans ce désir commun et ancien déjà, de rassembler un jour nos expressions et univers, bientôt rejoints et encouragés par l’éditeur Yves Artufel. Un livre imaginé dans l’écho de ce dernier opus, et confectionné avec les "voix écrites" de quelques auteurs, poètes que j'affectionne particulièrement. Ces voix précieuses qui m'accompagnent au jour le jour avec leurs "mots langue", bulles d'air, couleurs, rythmes, sonorités, chairs d'étoiles et de terres, et qui depuis longtemps déjà nourrissent, irriguent ici où là mes eaux de chansons et d'écriture. Un livre en prolongement donc, et qui serait alors comme une "résonnance" à l'envers... Demain de nuits de jours comporte onze chansons, ils sont donc onze ici à poursuivre la recherche. Pour chaque auteur invité, il s'agissait d'écrire un texte à partir d'une des chansons de cet album, soit en ayant la connaissance préalable du seul titre de la chanson attribuée, ou du texte de la chanson ou de la chanson complète (c'est à dire avec texte et musique). Avec une belle générosité et dans toute leur singularité, ils m’ont offert beaucoup plus que je n’aurais espéré ; cette matière vivante régénérée, cette nouvelle traduction au-delà de toute simple réponse illustrative. Qu’ils en soient tous remerciés.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:29

Diti Ronen

בית שסדקיו שירה

Une maison fissurée

de poèmes

Traduction de l’hébreu Isabelle Dotan

 

Je suis née au printemps

à une heure favorable

à la maternité Freund à Tel Aviv.

Le monde était obscur et accueillant.

Le soleil n’avait pas encore jailli.

Le ciel était clair et ouvert.

Alentour, sable et silence.

Personne ne pensait à la mort ou à la guerre.

L’aube se leva lentement

et les premiers baigneurs faisaient chemin vers la mer.

Dans le quartier Kerem Hatémanim1,

les enfants furent poussés hors du lit pour courir

dans les rues de la ville,

les journaux du matin saillant

dessous leur aisselle

et à Neve Tsedek2, blanchisseuses

et femmes de ménages embrassaient leurs enfants

et partaient vers les maisons de riches.

...

 

ISBN : 978-2-35082-256-3

46 pages bilingues au format 14 x 20, 5 €

Diti Ronen
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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

Recherche

pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.