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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 21:51

12 - Un chanteur qui aura accompagné depuis des décennies mes soirs de blues. La voix fout un peu le camp à force de gueuler mais l'émotion rapplique en sus.

11 - Ici c'est la radio, on parle de poésie plutôt pas mal et on lit un poème de Pauline Catherinot

http://www.rfi.fr/emission/20150410-poesie-francophone-contemporaine/

 

10 - Ici on parle de moi : 

http://houdaer.hautetfort.com/archive/2015/04/09/rencontres-avec-des-z-hommes-remarquables-4-yves-artufel-5599941.html

 

2... Un extrait long pour le long week end de Pâques. 

Lettres d'engueulade : Un guide littéraire de Jean-Luc Coudray, éditions l’arbre vengeur.

 http://www.arbre-vengeur.fr/?p=3015

"La situation – Quelqu’un se fiche de vous parce que vous n’avez pas de compte sur Facebook.

La lettre – Bonjour, tu m’as fait hier une réflexion, fustigeant mon absence d’inscription sur un réseau social en ligne, type Facebook, et mon indifférence au sujet des nouveaux outils de communication.
J’en déduis que l’individu normal, dans un contexte mondial de circulation d’informations et de marchandises, devrait, à l’image d’une entreprise d’import-export, envoyer et recevoir quotidiennement, grâce à son adhésion à Facebook, une quantité importante de photos ou de messages. Il devrait collectionner les « amis », entités branchées sur sa page, fournisseurs ou destinataires des informations en question. Ainsi, il devra mimer le comportement de l’économie planétaire dont la croissance et la vitalité se mesurent au nombre d’échanges et non à la véritable création de richesses.
De même que la jouissance corporelle s’amplifie par l’augmentation des passages de matière au travers des frontières organiques, lorsque nous mangeons, évacuons, copulons, de même les déplacements de marchandises entre pays multiplient les taxes, prélèvements et plus-values, engraissant des parasites qui jouissent des allers-retours de l’agitation économique.
Tu soumets ton plaisir à la quantité de photos de vacances, de plaisanteries de camelots, de gags à tout faire qui traversent les orifices électroniques de ton territoire virtuel, t’offrant un bénéfice et une réparation narcissique à chaque déplacement, dans la pure logique pulsionnelle propre à la pornographie des corps ou des multinationales.
Les enflures affectives, les sagesses de bureau, les bisous de reconnaissance, les émotions touristiques, les confidences de chanson, les trouvailles alcooliques, les photomatons de belle-sœur, les anniversaires flashés comme par des radars autoroutiers, les visages cirrhosés d’enthousiasme, les bébés dépossédés du droit sur leur image, les gâteaux tristement excessifs, sont échangés comme des bonbons ou des pansements.
Diffusé en ligne, le banal devient du conforme, l’ordinaire du vulgaire, le sentiment de l’émotion, la tendresse de l’attendrissement, l’amitié de la trivialité.
La valeur relationnelle se mesure désormais au débit. La vie sentimentale se gère avec un outil professionnel. Les amis se capturent comme des clients.
Je suis au regret de te dire que je préfère fréquenter mes amis sans passer par la planète.
Cordialement"

 

1 - Carnets d’oflag, proses et critique littéraire de Georges Hyvernaud. 

"La plupart des privilégiés de la fortune et de la culture échappent, par de basses ruses d'esprit, à cette certitude que leurs privilèges ont pour condition le malheur de la plupart des hommes."

 

31 - Carnets d’oflag, proses et critique littéraire de Georges Hyvernaud, préface de Jean José Marchand, éditions Ramsay

« Divertissements. On taille des petits bouts de bois. On fabrique des horloges, des boîtes, des jeux d’échecs. On s’émerveille de sa patience et de son ingéniosité. On bricole et on peinturlure, comme le prisonnier de Vigny tresse la paille pour oublier. Et ça finit par faire une espèce de vie très vivable, et même affairée et essoufflée. Excusez-moi, disent-ils, je suis très pris. Ils s’étonnent que les journées passent si vite. Ça doit être aussi la réflexion de l’écureuil quand il fait tourner tout un jour les barreaux de sa cage. »

 

30 - Lettre anonyme, nouvelles et autres inédits de Georges Hyvernaud, préface de Roland Desné, éditions Ramsay

« J’ai mis du temps à reconnaître mon inconsistance politique. Au sortir de l’adolescence, il m’arrivait d’assister à des meetings et d’y pousser comme tout le monde des cris qui n’étaient pas dépourvus de sincérité. J’ai même, une fois, défilé, avec plusieurs milliers de types, derrière des pancartes et des drapeaux. C’est ce que des journaux, à l’époque, appelèrent un sursaut d’indignation populaire. Je ne sais plus au juste, à présent, ce qui nous indignait. Je ne me rappelle que l’écœurante fatigue de ce piétinement grégaire sous le soleil de juin. Notre indignation sentait la sueur. On se traînait comme un enterrement, comme un régiment qui revient des manœuvres. A toutes les fenêtres, des familles digéraient en nous regardant marcher. Ça a duré des heures, et puis le cortège s’est émietté. C’est ce qu’il y a de plus triste dans les cortèges. Je me suis retrouvé seul parmi les passants éreintés. Seul comme une huître. La grande déception des dimanches soirs pétrifiait les gens aux terrasses des cafés. Ils considéraient sans entrain le dernier verre de leur journée. Encore un dimanche d’épuisé. Ils l’avaient vidé de toutes ses joies, passé au presse-dimanches.»

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