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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 21:03

Que mourait Arthur Rimbaud en 1991, « ange frais débarqué à Marseille hier matin… ».

Elle est retrouvée. Quoi donc ? Ben l’éternité.

Chuis con

Ce 10 novembre je suis allé faire un tour à Marseille essayer de me rappeler les premiers vers du bateau ivre en tournant autour d’une statue (monument à Rimbaud sur la plage du Prado).

C'est un 10 novembre

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 11:47

Que mourait Ange Bastiani en 1977.

Il a écrit sous les pseudonymes Ralph BertisZep CassiniLuigi Da CostaAnge Gabrielli Victor Saint-VictorVic Vorlier ou encore Maurice Raphaël. C’est sous ce dernier pseudo que je le préfère. Son passé dans les années 40 semble encore trouble. Malgré le plaisir que j’ai à le lire, je n’aurai pas aimé me trouver dans une cave avec lui en 1942.

«Le grand air, y a rien de meilleur pour la santé. Même pour un mort. » 

« Tout le monde ! En piste ! En piste. Tous en brassette, tous dans la ronde, main dans la main… dansez, dansez, embrassez qui vous voudrez. Ouvert le bal. C’est pas Satan qui conduit. Pas M. Bondieu non plus. Qui donc alors ? sans importance aucune. C’est la vadrouille. »

Et ça tombe bien, je pars en vadrouille à Marseille pour une nuit de la poésie samedi 10 à partir de 18 heures au 100 boulevard Jeanne d’Arc dans le cinquième. Si par hasard…

 

Sinon ce 9 novembre il y a 100 ans pile mourrait Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky que par commodité, on préférait appeler Guillaume Apollinaire.

Et toujours ce 9 novembre en 1991, devenait livide Ivo Livi qui préférait s’appeler Yves Montand. Il a chanté du Guillaume Apollinaire ici sur une musique de Serge Bessière.

 

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 21:37

Que mourait Zoé Oldenbourg en 2016 et Roger Grenier un an pile plus tard. Deux auteurs dont je lirai peut-être quelque chose un jour ou peut-être pas.

Ce 8 novembre matin, nous étions quelques centaines devant le tribunal de Gap pour le procès de 7 personnes qui ont fait preuve de solidarité avec des migrants à quelques dizaines de kilomètres d’ici et risquent de lourdes peine pour ça.

Cet après midi j’ai relu à voix haute des extraits du « mal des fantômes » de Benjamin Fondane dans l’édition de Plasma des années 70. Disparu à Auschwitz en 1944, l’auteur dans ce recueil témoigne de la montée de l’horreur, de l’angoisse des déracinements et de l’étouffement qui s’empare des esprits. Pourtant l’espoir et la tendresse pour l’humanité, l’appel à la lutte et la résistance sont toujours à portée de main.

« Mon père qu’as-tu fait de mon enfance ? / qu’as-tu fait du petit marin au regard bleu ? / J’étais heureux, heureux parmi ces malheureux… / Plus tard j’ai vu Charlot et j’ai compris les émigrants, / plus tard, plus tard moi-même… / Emigrants, diamants de la terre, sel sauvage, / je suis de votre race, / j’emporte comme vous ma vie dans ma valise, / je mange comme vous le pain de mon angoisse, / je ne demande plus quel est le sens du monde, / je pose mon poing dur sur la table du monde, / je suis de ceux qui n’ont plus rien, qui veulent tout / - je ne saurai jamais me résigner. »

 

 

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 21:03

Que naissait Fernand Deligny en 1913. J’ai découvert son « graine de crapule » il y a une quarantaine d’année lorsque je passais le BAFA. Puis « Les vagabonds efficaces » dans la foulée avant de devenir instituteur pour un peu plus de deux décennies avec quelques citations pour boussole. « Une nation qui tolère les quartiers de taudis, les égouts à ciel ouvert, les classes surpeuplées, et qui ose châtier les jeunes délinquants, me fait penser à cette vieille ivrognesse qui vomissait sur ses gosses à longueur de semaine et giflait le plus petit, par hasard, un dimanche, parce qu'il avait bavé sur son tablier. »

« Mais pourquoi faudrait-il que la parole appartienne à quelqu’un même si ce quelqu’un la prend ? »

 

 

Ce 7 novembre, j’ai fabriqué quelques exemplaires supplémentaires d’un ouvrage de Cathy Ko publié l’année dernière « Maîtresse Poet Poet ». Il vient d’obtenir le prix Joël Sadeler.

 https://www.recoursaupoeme.fr/incontournables-de-poesie-pour-la-jeunesse/

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 21:54

Que mourait Jehan Rictus en 1933. Il est de ces poètes tels Gaston Couté ou Jean Richepin que la poésie officielle a ignoré ou snobé mais que le monde de la chanson ou de la scène a su garder vivant. Son poème fleuve « Le revenant » est à mes yeux de la trempe de « La prose du transsibérien ». « …Tout d’ même, si qu’y r’viendrait ! / Qui ça ?... Ben quoi ! Vous savez bien, / Eul’ l’ trimardeur galiléen, / L’ Rouquin au cœur pus grand qu’ la Vie !... »

Monique Morelli en a donné une version largement résumée.

Ce 6 novembre, j’ai mis en page un livre de Marcel Migozzi à paraître prochainement. Je dis souvent sur scène ce poème extrait de « Cité aux entrailles sans fruits » paru en 2010 (il m’en reste quelques uns…). Oué ça peut aller avec Rictus.

« Gloire à l’ancienne cuisine aux soupes / De pommes de terre, au placard ouvert / Sur le peu essentiel de bouche, / À la flûte de pain ouvrier, merci, / À ce fruit rouge, rien qu’un seul, / À l’étagère alourdie du seul livre / De la maison, dico de poche, / Au lavoir puits figuier, trinité des mois chauds, / Au cabanon, bois et charbon, et gloire aussi / À la vie, la présente, engrossée par l’enfance // (fidélité aux origines) »

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 18:27

Que mourait Reiser en 1983. Comme Gébé, ses dessins m’auront beaucoup fait rire (souvent jaune) en méditant et réciproquement.

 

 

C'est un 5 novembre

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 21:58

Que mourait Stig Dagerman en 1954. J’ai toujours eu une grande curiosité pour ce jeune anarchiste suédois perclus de doutes d’interrogations et de tiraillements entre une conscience sociale et politique et une conscience artistique. Avant de se suicider à 31 ans, il a beaucoup écrit en très peu d’années en des phrases parfaitement ciselées qui semblent couler avec une élégance naturelle. J’ai plaisir à réécouter régulièrement l’interprétation par les « Têtes raides » de son majestueux « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier ».

« Tout ce qui m'arrive d'important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l'on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l'espace d'une seconde ou l'espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie. »

 

Ce 4 novembre, j’ai lu un texte d’un autre écorché, André de Richaud. En chinant hier pour notre bouquinerie j’ai dégoté une vieille édition chez Robert Morel de son « Je ne suis pas mort ». L’auteur de « La douleur », interné à 55 ans dans un asile de vieillard sur la côte d’Azur, n’avait plus donné signe de vie et nombre de ses amis le croyait mort. Il se manifeste en une longue plainte sereine, lucide et crue.

J’en ai profité pour feuilleter « La création du monde », une œuvre de jeunesse, l’édition de 1968 toujours chez Robert Morel et goûter là encore le subtil balancement des phrases. « A travers tous ces fils d’alcool qui s’emmêlent dans mon gosier, entends combien ma voix devient plus magistrale et pleine de lumière. C’est que, ce soir, je te parlerai de mes grands platanes et de mon interminable rivière et aussi de mon ciel tour à tour, selon l’ordre de Dieu, chauffé à blanc ou trempant ses longues étoiles dans la plus fraîche des nuits. »

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 21:57

Que naissait Albert Cossery en 1913. Il a vécu plus de 60 ans dans une chambre de l’hôtel « La Louisiane » à Saint-Germain des Prés d’où il sortait chaque jour à 14 heures 30 sapé comme un prince.

Sa vie fut un exemplaire éloge de la paresse qu’il insuffle dans ses romans où il décrit un petit monde de la marge et du dénuement haut en couleur qui manifeste avec force et fantaisie son rejet de la société marchande.

À la question : « Pourquoi écrivez-vous ? », Albert Cossery répond : « Pour que quelqu'un qui vient de me lire n'aille pas travailler le lendemain »

« Je serai toujours du côté des petits, jamais de celui des salopards et si, après avoir lu mes livres, vous ne savez pas qui sont les salopards, c’est que vous n’avez rien compris… »

 

 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 21:26

Que mourait George Bernard Shaw en 1950. Ce prix Nobel de littérature est toujours une mine quasi inépuisable de citations qui dérangent plus ou moins gentiment à peu près tout le monde.

« Une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut. »

 

Ce peut être l’occasion de conseiller la lecture de ce bouquin publié en début d’été chez Gros Textes, « Juste qu’on peut vivre » de Cyril C. Sarot

https://sites.google.com/site/grostextes/publications-2018/c-sarot-cyril

« Marché du travail : un aiguillon pour faire avancer le bétail. »

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 20:47

Que naissait Jean Tardieu en 1903. J’aime tout particulièrement les poètes qui savent passer des questions existentielles fondamentales ou de la poésie de combat à l’humour absurde et la boîte à idées ouverte à tous vents.

« Alors, monsieur Poutre, veuillez me raconter à moi qui n'étais pas là, l’événement qui s'est produit en votre absence et qui vous a été rapporté par votre femme, bien qu'elle n'y ait pas assisté! »

 

Jacques Carelman, le dessinateur d’objets introuvables mais aussi de jolis affiches contestataires de 68 (Le CRS SS) eut l’idée de naître le jour anniversaire des 26 ans de Tardieu.  La quantité d’idées géniales et saugrenues semées par ces deux là est impressionnante.

 

Ce peut être l’occasion de conseiller la lecture de ce petit livre que j’ai édité en tout début d’été, "Puis tu googlas le sens du vent pour savoir d’où il venait" d’Emanuel Campo https://sites.google.com/site/grostextes/publications-2018/campo-emanuel

« Quelque part dans le monde, quelqu’un vient à l’instant de me piquer une idée. »

 

C'est un 1er novembre

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dans un spectacle Gaston Couté

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Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

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Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
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pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

Également Chez Gros Textes - Catalogue

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Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.