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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:19

cairns-9.jpg Trésors de mes quatre ans :

Mousse de la forêt

Caillou du jardin

Galet de la plage

Epine de sapin

Fleur de lavande.

Et la terre toute entière

Dans ma poche trouée !

 

Petit rocher

Cent fois jeté

Cent fois cogné

Cent fois broyé

Sans fin lavé

Tu deviendras

Sable doré

 

                                               Liska

  

  

Nous continuons notre présentation des éditeurs spécialisés dans la poésie avec les éditions Corps Puce. Un coup de projecteur sur nombre d’auteurs de ce catalogue varié.

 

Que dire de plus sinon répéter inlassablement que donner à lire ou à entendre un poème par jour à nos élèves, c’est le minimum culturel que l’on peut attendre de l’école. Répéter inlassablement aussi que remplir la bcd de poésie est plus que nécessaire : vital. Vital pour découvrir qu’apprendre à lire ce n’est pas seulement faire du bruit avec sa bouche, mais s’ouvrir des univers de sensations, des mondes imaginaires, des pistes parallèles au réel…

 Patrick Joquel

 

 60 pages au format 13 x 21, 6 €                                  

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 22:31

Pendant des années, lorsqu'il s'agissait de présenter des chanteurs à textes comme on dit, je citais une phrase (approximative) de Leprest "si la poésie ne se lit plus trop aujourd'hui, on peut encore l'écouter". (en fait je suis pas très sûr des sources mais tant pis, flemme de vérifier, je sais, avec internet etc..., bon merde écoutons et chialons ensemble). Allain Leprest, depuis des années je me disais qu'il fallait obligatoirement qu'on l'invite pour une ivresse des livres (la manifestation littéraire et poétique de Rions de Soleil Gros Textes). Il s'est pendu le 15 août. Raté !

 

 

 

 

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 17:36

Tilman-moi-les-mots.jpg

 

 Ils sont présentés plus bas dans le blog. Voici les couvertures.

 

 

 

54 pages au format 10 x 15, 6 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tilman-un-trimestre.jpg

 

 

 

 

Ecrit à deux voix, textes et dessins, 80 pages au format 14 x 21, 8 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eli-Elahu.jpg

 

 

 

 

 

Edition bilingue, traduit de l'hébreu par Isabelle Dotan et Racheli Uzan, 50 pages au format 14 x 21, 6 €

 

 

 

 

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 23:09

 

Libert

 

Merci

 

Chaque matin

 

Je remercie le jardin

De semer l’oubli sous mes pas

De tendre son filet de pluie

Sur le clavier des ruines

Et de porter vivace

Le poème du jour

À la bouche de nos soifs

 

*

 

          Charmer

 

         Je mélèze

         Tu aubépines

         Il platane

         Nous rhododendrons

         Vous peupliez

                        Ils charment

 

 

(54 pages au format 14 x 14, 8 €)

 

Béatrice Libert vit, écrit et crée à Liège, en Wallonie. Elle anime des ateliers d’écriture et dirige la collection Arts et Pédagogie aux éditions Couleur Livres. Elle a publié poèmes, récits, nouvelles et essais.

http://beatricelibert.unblog.fr/

 

Willy Welter est artiste plasticien : peinture, gravure, sculpture, art numérique. Actuellement, professeur de peinture et dessin à l’Institut Supérieur des Arts Saint-Luc à Liège, dans la section peinture et sculpture.

Expose son travail depuis 1974 en Belgique et à l’étranger.

http://web.mac.com/willywelterx/

 

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:35

numéro 4 ne paraîtra pas au printemps comme prévu mais à l'automne. 

Pour l'heure je prépare quelques sorties en été. Gros Textes (sans son numéro 4) sera entre autres à Bazoches du Morvan les 2 et 3 juillet, à Lodève entre le 16 et le 23 juillet et ensuite à Sète où plusieurs de nos auteurs seront présents, Patrick Dubost (enfin Armand le poête, voir son CD un peu plus bas), Natyot (idem) ou encore un auteur israélien, Eli Eliahu avec un recueil à paraître tout prochainement "Moi et pas un ange" dont voici un extrait :

 

Tout d’abord

 

J’ouvre les yeux le matin

et tout d’abord

je cherche le corps

pour m’habiller.

 

Il est là où je l’ai laissé

la nuit,

bien plié.

 

Ça fait des années que c’est ainsi.

Je le trouve toujours, et toujours

je suis stupéfié.

 

 Et Pierre Tilman avec deux recueils, "un trimestre" dont voici un extrait

  

 

à un moment

 

j'ai perdu son haut son bas

ses bras ses jambes

j'ai perdu ses côtés

je ne savais plus où elle commençait

où elle finissait

elle se continuait dans mes mains

dans ma peau

dans mes lèvres

et moi je me continuais en elle

et je ne savais plus où

je commençais

où je finissais

nous ne savions même pas

si nous commencions quelque part

et si nous finissions quelque part

par la chair nous étions animaux ok

par l'air chaud qui sortait de et qui

entrait dans nos bouches

nous étions air

etc etc

et plantes

et océan

et danse des cellules

et bruits énormes des poils qui se touchent

et craquements de peau

et collisions d'organes

et puis si tu me manges

je deviens nourriture

et je deviens boisson

si tu me bois avec ta langue

et puis aussi

ça c'est curieux

comme tout est calculé

et disposé sur les cases d'un échiquier

ce travail incessant de l'intelligence

qui ne s'arrête pas

qui est seulement suspendu quand les corps

vont trop fort

alors l'intelligence se tapit dans un coin

et regarde ce qui se passe

attend que ça se passe

et quand les corps vont moins fort

le travail recommence

les yeux regardent

le cerveau analyse

et ça travaille

ça bosse

on vit ok

mais qu'est-ce qu'on va en faire ?

comment on va rendre utile

cette inutilité-là ?

 

 

et "C'est de moi que je manque" dont voici quelques extraits

 

 

Je me bats contre les moulins à vent

je me bats contre la maladie

je me bats contre le mauvais sort

je me bats contre la montre

 

c’est contre moi que je me bats

 

*

 

je perds mes moyens

je perds le fil

je perds l’occasion de me taire

je perds la raison

je perds pied

 

c’est moi que je perds

 

*

 

je cours après les honneurs

je cours après la fortune

je cours les filles

je cours les magasins

 

c’est après moi que je cours

 

 
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:24

Liska m'avait fait connaître cette chanson il y a bien quelques années. Liska est partie sur une plume d'arc-en-ciel au paradis des poètes là ousqu'on chante des chansons autour de la grande table de Jean-Claude Touzeil à Durcet en mangeant des paupiettes de poète et en riant beaucoup.

"La vie est courte petite et il n'y a pas de gagnant" , c'est pourtant aussi simple que ça.

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:10

Natyot.jpg

 

 

Il y a des mots dans lesquels on voudrait donner des coups de pied pour qu’ils avancent, se projettent, sortent de la bouche comme un vomi de pierres. C’est vrai, certains mots sont des pierres, des mots pierres trop lourds pour remonter à la surface, grimper sur la langue, se hisser, et sortir une bonne fois pour toutes. C’est là qu’on voudrait leur donner des coups de pied, pour les aider à jaillir, les libérer de leur poids. Comme ça les mots pierres tomberaient sur la table, ou par terre ou dans ta gueule, on les regarderait comme des cailloux qu’ils sont, et on n’en parlerait plus.   

 

 

54 pages au format A5 sur papier ivoire 120 g avec un CD parce que Natyot dit ses textes sur des musiques de Denis Cassan. 10 €

 

NUIT

Comment on fait pour qu’elle s’arrête cette ritournelle de la nuit ?

Parce que là, la tête va partir en arrière, elle va tomber et se casser comme une assiette sur le carrelage. Avec le bruit patatras.

J’appelle au secours pour ma tête.

Au secours.

En attendant une réponse, je vais dehors la nuit voir les petits points qui brillent. Les petits points qui brillent vraiment beaucoup j’aime. Et s'ils clignotent alors c'est encore mieux, mais peut être c’est la violence.

Toujours il se passe quelque chose de violent la nuit. Même si on n'y assiste pas, on sait que dans la rue d'à côté, dans notre dos, ou bien plus loin dans la forêt, ça frappe quelque part, ça gicle. Les petits points qui brillent c'est des couteaux des fois.

Ca gicle beaucoup plus la nuit que le jour. La nuit, on cache cache, on dans les coins sombres, on derrière les arbres, partout avec l'envie de tuer. La nuit couvre. Cache cache la nuit. Crache.

 

Je reste assise dans nuit longtemps, jusqu'à jour, jusqu'à ce qu'on ne voit plus les petits points qui brillent. Je rentre, fatiguée à fond, je dis je ne le ferai plus c'est trop fatiguant de rester à regarder la nuit avec la violence dans le dos tout ça parce que la ritournelle ne s'arrête pas. Mais c'est juste la fatigue à fond qui fait dire ça. Je ne le ferai pas d'arrêter. Je pense déjà à la prochaine fois, alors tu vois bien que c'est la fatigue.

 

 

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:05

 

polder-150-Taos.jpg

 

Idées-flammes, mots ardents : Taos l’acérée mène son combat de poète et sa plume est brûlante.

 

Passée au feu.

 

Tison pour tison, voici Bleu de chauffe. Soit un ensemble de 42 poèmes aux lueurs tantôt sanguines, tantôt bleutées, flamboyante offrande à l’été. Texte des 35 ans, le recueil donne à lire une saison d’amour et de joie, pleine d’interrogations, et remplie de souvenirs, déjà. Mémoire incendiaire dans un paysage d’étangs et de rivières. Le papier s’embrase, le bois rougeoie. Et ça crépite. Et ça danse. Étincelles.

 

                                        Sarah Vergez-Seija

 

82 pages format A6, 6 €

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:00

Je continue. Dit-il. D'accueillir la pluie sur    polder-149-Jaen.jpg

   mon visage.

 

Elle est ma sœur, ma virginité, mon  inceste.

 

Il fait nu. Et froid. Le vent claque des dents,

   appuie une épaule

 

contre la forêt. Rien n'existe. Dieu me rêve.

   Je suis sauf.

 

Cette façon de parler entre la vie et la mort sollicite la beauté comme remède à l’inexistence.

[ ...]

Face aux désastres du monde, le poète échafaude une autre scène onirique par la force du langage et de la beauté.

                                                                             

                                                                         Jean-Pierre Barbier-Jardet

 

58 pages au format A6, 6 €

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 22:46

CD Armand

 

 

c'est édité par le GMVL (groupe musique vivante de Lyon) (ou quelque chose comme ça) et coproduit (ou quelque chose comme ça) par Gros Textes

Sur ce premier CD, Armand lit

"Le début du monde" (éd. Color gang)

"Le répondeur d'Armand" (éd. Gros Textes)

et "Les voeux d'Armand" (inédit)

 

on peut aller voir le site d'Armand pour plus d'infos.

  http://armand.le.poete.free.fr/accueil.html

c'est très drôle et très profond et extrêmement subtil.

 

On peut le commander à Gros Textes et Gros Textes l'envoie à votre adresse en échange d'un chèque de 15 €

 

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.