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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:32

Campos-copie-1.jpg

Le son sur l'épaule de Manuelle Campos

 

Des textes…

 

La marée se répand sur les dalles, grimpe à l’assaut des murs qui laissent échapper des bulles gloussant sourdement à la lumière.

Insurrection de l’eau. Émergence de la mélodie.

 

Des musiques…

 

Piste 3 : je n’ai pas changé les cordes de cette guitare acoustique basse depuis son achat, il y a cinq ans, afin que leur son atteste de l’usure du temps. 

                                                                                            Manuelle Campos

 

Des trames…

  La ligne s’étend, se déroule sur la feuille comme une onde, musique visuelle d’un temps qui s’écoule, vibrante écriture de millier d’instants. 

                                               Frédéric Dégranges

  

90  pages au format 14 x 21, un CD 6 pistes, 15 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

ISBN : 978.2.35082.205.1

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:21

Vitres ouvertes de Murièle Camac (polder 155)

Camac-Polder-155.jpg

  

Un jour on a jamais rien vu de Simon Allonneau (polder 156)

 

Ce jeune auteur s'appelle Simon Allonneau. L'éditeur me dit ne savoir rien de lui. C'est grave. Il devrait se méfier des poètes, qui plus est jeunes et dont on ne sait rien d'eux ! C'est vrai que les éditeurs sont pas des flics nés, mais tout de même : quelqu'un qui fait dire à ses "personnages" (qui seraient plutôt les voix de son voisinage proche?), "comme ils sont mignons de ne pas égorger les vieillards avec leur casquette / ils pourraient le faire mais ils sont adorables", est peut-être un dangereux futur terroriste  qui s'initie à la poésie, qui sait ? Cependant, l'éditeur s'est peut-être dit que si quelqu'un écrit aussi "JSUIS TOUT SEUL A RIRE ENFERME DANS UN PLACARD / EN TRAIN DE FAIRE UNE BLAGUE A PERSONNE", ou "Il ne faut pas draguer une fille en lui disant pardon / i faut lui dire tebell mais i faut pas lui dire jettem", c'est finalement un type qui n'est pas foncièrement mauvais…

Charles Pennequin

(Préface)

 Dans un gouvernement utopique de la poésie, dont je voudrais qu’il soit plus rigolo que les autres, Murièle Camac pourrait deve-nir déléguée à l’ouverture d’esprit ou, si vous trouvez cela d’emblée trop flatteur, experte en sociologie lucide ou en tourisme éclairé.

 

  Pour une fois qu’un poète ne semble pas parler que de lui-même ! Cela fait une drôle d’impression d’ailleurs ! Puisque la lumière des autres prend le pas sur l’obscurité de soi. Pas d’introspection, en apparence du moins. Le regard de l’auteur est entièrement tourné vers l’extérieur, et pas seulement vers les choses, mais aussi vers les hommes, d’origines et de nationalités différentes...

 Patrice Maltaverne (préface)

 

50 pages au format  10 x 15, couverture : Michael Mc Carthy, 6 € (+ 1 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

 

Allonneau-Polder-156.jpg

 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:29
 

Zavatar le hasard et autres avatars

 de Françoise Donadieu

 

 

Art poétique

 

   Ils arrivaient  par un chemin vicinal, oui, oui, j’ai bien dit vicinal, j’adore ce mot  vous pas ? Disons  alors, un chemin de traverse, si vous préférez, j’aime bien aussi. Vous le voyez?  c’est un chemin de rien du tout, un chemin qu’a l’air de rien, perdu dans la nature, à côté mais très loin des grandes routes, un chemin où on cueille les mûres, qu’on quitte pour aller chercher les champignons, sur lesquels marchent les chiens, les enfants, roulent les vélos et…mais où êtes-vous passé? Je vous ai perdu? Quoi? Je vous ai lâché la main? Vous dites? je ne connais pas le principe de base d’un écrivain, ne jamais s’écarter de la voie principale, emmener le lecteur tout droit là où depuis le début on sait que l’on va arriver, sur un rythme de mitraillette, sujet verbe complément,  et ne pas le laisser respirer un instant, il est pas là pour bayer aux corneilles le lecteur, pas là pour avaler des couleuvres, il veut du rapide, du vécu, du senti, du saignant, du bouleversif, de l’émotionnant, il s’en cogne du chemin vicinal, du chemin de traverse! Et la preuve! Où on en est maintenant? Revenez, revenez, rendez-moi votre main, je vous fais mes excuses, pourtant, c’était joli, l’automne, les noisettes… Compris, je reprends aux deux qui arrivaient par le chemin susdit.

                                                                                                 

Donadieu

100 pages au format 10 x 15 cm composé de 6 nouvelles, orné de 5 pages couleur de Marius Rech, 8 € 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:18
         artufel

 

J'aurais dû prendre des photos 

de Yves Artufel

 

 

Je me souviens très bien                                                     

de ces soirs très tard

où pensant toucher l’éternité,

on se dit qu’on va fleurir enfin

et puis tout à coup

on se sent pleuvoir

et on a le regard

imbécilement profond.

 

 

  

70 pages au format 10 x 20 cm, 6 € 

couverture de Marion Zylberman

 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:09

Principe d’indétermination  

 de

Vincent Calvet calvet.jpg

   

A l’intérieur de ton crâne aussi poussent une herbe de printemps et de magnifiques pissenlits. 

*

Pourquoi frémir sous la voûte de l’espace ? Que faut-il craindre ? L’univers a ses bornes. Elles sont ouvertes. 

*

Si la lumière pouvait porter nos regards vers les confins du visible, elle repousserait ses limites jusqu’à se retrouver. La solitude de la lumière est désirable. 

*

Sentir le frais de l’herbe sous les pieds, le souffle du vent sur la peau, frôler les feuillages, vérifier la Vie. 

*

Faire offrande au vent d’un cerf-volant.

 

 

70 pages au format 10 x 15, 7 € 

couverture  : Emilie Mouillac 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:30

Sont chroniqués dans cette fournée :

 

Le numéro 49 de Comme en Poésie

Pour un réalyrisme de Roland Nadaus

Ventres de Stéphainie Ferrat, éditions Potentille

Villes d’Afrique de Dominique Dieterlé, éditions Le chien du vent

Le numéro 148 de la revue Verso

Le numéro 29 de la nouvelle revue moderne

Sous la guirlande des mots de Jean-François Forestier, éditions Donner à Voir

Un dernier battement d’elle de Pascale Albert, éditions Donner à Voir

Le numéro 45 de la revue Traction Braban

 

lecture mai - juin

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:30

Faits divers d’hiver de Jean Foucaultfoucault.jpg

  

Faits divers d’hiver

 

Est-ce un jeu trop facile sur les mots ?

Mais « trop facile » n’est-il pas employé un peu vite pour écarter le jeu de mots parce que le jeu avec les mots ça fait aussi un peu peur. Ça vous a un côté diabolique. Ça assume pour le moins une tension qu’on n’a nulle envie de mettre à jour directement.

Le fait divers d’hiver montre surtout que l’homme n’est pas un être rationnel. Et le reconnaître, ça fait peur, parfois.

Et puis chacun sait aussi que ces faits ne sont pas d’une seule saison.

Le poète peut d’ailleurs s’essayer aux faits de printemps.

Il se trouve que ceux là ne me sont venus qu’en hiver. Ils devraient donc comporter de temps à autre des allusions à la neige, puisqu’ainsi se traduit parfois l’hiver sous mes latitudes.

Mais en tant qu’homme j’ai toutes les latitudes.

Il n’y aura donc pas nécessairement de la neige dans ces faits malgré tout si d’hiver.

 

*

ISBN : 978-2-35082-200-6                              

70 pages au format 13 x 21 cm, 9 €        

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:05

Contre-chant d’Antoine SimonSimon.jpg

  

les mots te manquent pour dire

les mots que tu voudrais dire

tu ne sais plus dans quel ordre

il convient de les aligner

ni ordre ni convenance

n'ont jamais été

ta tasse de thé

tu mets les mots mêlés mots

et sons mots et sens

dans un grand chapeau qui les contient tous

et tu mélanges jusqu'à obtention

d'une pate homogène

tu n'as plus alors qu'à confectionner

une boule compacte

l'étaler sur la feuille

l'affiner au rouleau

et voilà

tes phrases tournent dans le cercle sans fin

auquel pas un seul point ne manque

 

*

ISBN : 978-2-35082-199-3

80 pages au format 13 x 21 cm, 9 €                               

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:58

D’infinis petits riens de François-Xavier Farine

 

Farine  « Ta poésie est une caméra qui pose son regard, opère des travellings, fouille la vie, à la manière d'un Réda ou d'un Martin. (...) Ce brouillard de la vie quotidienne, tu le traduis de la manière la plus simple, ce qui est fait pour me réjouir. De cette simplicité, tu composes un hymne. De l'ordinaire tu fais ton ordinaire.

Ton découpage crée une cadence, une respiration et met l'essentiel en évidence. Ton poème est une marqueterie de notations empreintes de bonté, de partage, de tendresse sur tout ce que tu approches. Ta simplicité n'en est pas moins très caractérisée et je ne lui trouve pas d'équivalence. »

 

                  (Lettre de Jean L’Anselme à François-Xavier Farine,

                                                                    21 juin 2007.)

   

Le temps de reprendre la route,

j'arrive

derrière le rideau des peupliers.

Nous courrons à notre rythme,

parlant à peine, réglant nos souffles,

martelant l'asphalte

ou la terre brune de nos foulées.

― C'est dur de reprendre après bientôt un an

Mais l'envie de battre à nouveau le ciel avec les jambes

pour déboucher soudain, dans l'herbe,

face au vent,

au détour d'un sentier, est toujours la plus forte.

Inutile de me dire de foncer vers le jour !

 

*

ISBN : 978-2-35082-198-6

48 pages au format 13 x 21 cm, 9 €  

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:44

 Haddad.jpg

L’autre bout des choses de Slaheddine Haddad

 

Ce recueil est plus qu’un recueil, plus que des poèmes alignés, il est l’expression de la lutte menée par le peuple tunisien pour devenir maître de son destin. Comme une histoire relatée, au jour le jour, on suit la parole du poète qui nous rappelle l’urgence de la lutte avec en exergue les autres témoins de cette période comme Samir Mestiri qui écrit : « "Dégage" est un cri primaire et cathartique, il libère les passions refoulées correspondant à l’an zéro de la révolution ».

Jean Michel Bongiraud

 

*

 D'où nous vient cette conviction

De savoir avancer sans trébucher ?

Déjà enfants, nous avions

Appris à enfanter, à comprendre

Que la brume déjà nous  enveloppait

Pourtant

Le temps était fait d'épaisseur creuse,

Le rire d'éclats évanescents.

Et moi,

Je ne voulais croire, qu'à la beauté permanente

 

Marre des montres qu'on remonte

Comme pour exciter le temps !

 

ISBN : 978-2-35082-197-9                                               

60 pages au format 13 x 21 cm, 9 € 

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.