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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:09

Principe d’indétermination  

 de

Vincent Calvet calvet.jpg

   

A l’intérieur de ton crâne aussi poussent une herbe de printemps et de magnifiques pissenlits. 

*

Pourquoi frémir sous la voûte de l’espace ? Que faut-il craindre ? L’univers a ses bornes. Elles sont ouvertes. 

*

Si la lumière pouvait porter nos regards vers les confins du visible, elle repousserait ses limites jusqu’à se retrouver. La solitude de la lumière est désirable. 

*

Sentir le frais de l’herbe sous les pieds, le souffle du vent sur la peau, frôler les feuillages, vérifier la Vie. 

*

Faire offrande au vent d’un cerf-volant.

 

 

70 pages au format 10 x 15, 7 € 

couverture  : Emilie Mouillac 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:30

Sont chroniqués dans cette fournée :

 

Le numéro 49 de Comme en Poésie

Pour un réalyrisme de Roland Nadaus

Ventres de Stéphainie Ferrat, éditions Potentille

Villes d’Afrique de Dominique Dieterlé, éditions Le chien du vent

Le numéro 148 de la revue Verso

Le numéro 29 de la nouvelle revue moderne

Sous la guirlande des mots de Jean-François Forestier, éditions Donner à Voir

Un dernier battement d’elle de Pascale Albert, éditions Donner à Voir

Le numéro 45 de la revue Traction Braban

 

lecture mai - juin

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:30

Faits divers d’hiver de Jean Foucaultfoucault.jpg

  

Faits divers d’hiver

 

Est-ce un jeu trop facile sur les mots ?

Mais « trop facile » n’est-il pas employé un peu vite pour écarter le jeu de mots parce que le jeu avec les mots ça fait aussi un peu peur. Ça vous a un côté diabolique. Ça assume pour le moins une tension qu’on n’a nulle envie de mettre à jour directement.

Le fait divers d’hiver montre surtout que l’homme n’est pas un être rationnel. Et le reconnaître, ça fait peur, parfois.

Et puis chacun sait aussi que ces faits ne sont pas d’une seule saison.

Le poète peut d’ailleurs s’essayer aux faits de printemps.

Il se trouve que ceux là ne me sont venus qu’en hiver. Ils devraient donc comporter de temps à autre des allusions à la neige, puisqu’ainsi se traduit parfois l’hiver sous mes latitudes.

Mais en tant qu’homme j’ai toutes les latitudes.

Il n’y aura donc pas nécessairement de la neige dans ces faits malgré tout si d’hiver.

 

*

ISBN : 978-2-35082-200-6                              

70 pages au format 13 x 21 cm, 9 €        

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:05

Contre-chant d’Antoine SimonSimon.jpg

  

les mots te manquent pour dire

les mots que tu voudrais dire

tu ne sais plus dans quel ordre

il convient de les aligner

ni ordre ni convenance

n'ont jamais été

ta tasse de thé

tu mets les mots mêlés mots

et sons mots et sens

dans un grand chapeau qui les contient tous

et tu mélanges jusqu'à obtention

d'une pate homogène

tu n'as plus alors qu'à confectionner

une boule compacte

l'étaler sur la feuille

l'affiner au rouleau

et voilà

tes phrases tournent dans le cercle sans fin

auquel pas un seul point ne manque

 

*

ISBN : 978-2-35082-199-3

80 pages au format 13 x 21 cm, 9 €                               

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:58

D’infinis petits riens de François-Xavier Farine

 

Farine  « Ta poésie est une caméra qui pose son regard, opère des travellings, fouille la vie, à la manière d'un Réda ou d'un Martin. (...) Ce brouillard de la vie quotidienne, tu le traduis de la manière la plus simple, ce qui est fait pour me réjouir. De cette simplicité, tu composes un hymne. De l'ordinaire tu fais ton ordinaire.

Ton découpage crée une cadence, une respiration et met l'essentiel en évidence. Ton poème est une marqueterie de notations empreintes de bonté, de partage, de tendresse sur tout ce que tu approches. Ta simplicité n'en est pas moins très caractérisée et je ne lui trouve pas d'équivalence. »

 

                  (Lettre de Jean L’Anselme à François-Xavier Farine,

                                                                    21 juin 2007.)

   

Le temps de reprendre la route,

j'arrive

derrière le rideau des peupliers.

Nous courrons à notre rythme,

parlant à peine, réglant nos souffles,

martelant l'asphalte

ou la terre brune de nos foulées.

― C'est dur de reprendre après bientôt un an

Mais l'envie de battre à nouveau le ciel avec les jambes

pour déboucher soudain, dans l'herbe,

face au vent,

au détour d'un sentier, est toujours la plus forte.

Inutile de me dire de foncer vers le jour !

 

*

ISBN : 978-2-35082-198-6

48 pages au format 13 x 21 cm, 9 €  

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:44

 Haddad.jpg

L’autre bout des choses de Slaheddine Haddad

 

Ce recueil est plus qu’un recueil, plus que des poèmes alignés, il est l’expression de la lutte menée par le peuple tunisien pour devenir maître de son destin. Comme une histoire relatée, au jour le jour, on suit la parole du poète qui nous rappelle l’urgence de la lutte avec en exergue les autres témoins de cette période comme Samir Mestiri qui écrit : « "Dégage" est un cri primaire et cathartique, il libère les passions refoulées correspondant à l’an zéro de la révolution ».

Jean Michel Bongiraud

 

*

 D'où nous vient cette conviction

De savoir avancer sans trébucher ?

Déjà enfants, nous avions

Appris à enfanter, à comprendre

Que la brume déjà nous  enveloppait

Pourtant

Le temps était fait d'épaisseur creuse,

Le rire d'éclats évanescents.

Et moi,

Je ne voulais croire, qu'à la beauté permanente

 

Marre des montres qu'on remonte

Comme pour exciter le temps !

 

ISBN : 978-2-35082-197-9                                               

60 pages au format 13 x 21 cm, 9 € 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:33

pincon-celui-qui.jpg

Celui qui était dans le lit et

Te dire que je ne me marie plus d’Isabelle Pinçon

(2 livres en 1)

 

Elle a rêvé d’un couple qui était dans une relation épouvantable, dans une violence effroyable et c’était de l’amour.

 

Une bombe sous le lit, la femme à côté qui découvre celui qui était dans le lit, explosé, décapité.

 

 

Il va se coucher tout de suite, il se tourne dans l’autre sens, il est épuisé, elle regarde son petit nounours à califourchon sur un nuage bien rond, elle peut se repasser les films, quand ils font l’amour devant la télé, quand ils foPincon-te-dire-que.jpgnt l’amour dans les bois, quand ils font l’amour sous les tropiques.

 

*

 

Je dis : la jouissance part de soi, d’abord, uniquement de soi, je dis : le reste, lhommequireste, ne pourrait être qu'un divertissement, une histoire d'il était une fois, deux fois, trois fois, un dessert à manger sans modération, j'élabore d'incontournables théories sur les lois de l'amour, je dis : la jouissance…

 

Sinon ce sont les vieux fantômes de l'enfance.

 

C’est pire sinon, c’est pire.

 

Elle commence à se goinfrer de bonbons par erreur sur la douceur.

 

ISBN : 978-2-35082-196-2

 76 pages au format 10 x 15 cm, 8 € 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:38

BLEU ciel non compris de Lili Frikh

Collection "l'espace d'un soupir"

Frikh.jpg

ISBN : 978-2-35082-195-5

  

La plupart des auteurs, nous nous amusons à écrire. Parfois l'éditeur croise quelqu'un qui joue sa vie à l'écriture. C'est exceptionnel. Si je dis que Lili Frikh, c'est de la famille d'Artaud, Céline ou Rimbaud, on va dire que je déconne. Non je crois pas.

 

       Il y a deux catégories d’écrivains, les éclaireurs et les allumeurs. On connaît les Phares, mais l’époque a besoin d’allumeurs, non pas à la façon de ce personnage d’André Hardellet «qui s’oppose au contentement du désir après l’avoir fait naître», mais à la manière de Lili, allumeuse — de nos réverbères : «Quand  j’allume  un homme, c’est en espérant qu’il éclaire». À lire Bleu, nous sommes ses allumés — devenus éclairants.

                                                            Extrait de la préface d’Alain Borer

 

B L E U   

INCURABLE    / N°061

Jamais demander la lune aux autres. Me la demande à moi. Quand je l’ai, je la donne et quand je la donne, je l’ai. Petite, c’était ma langue au chat tout de suite. Je roulais déjà ses pelles au Diable, sans rechigner. Quand faut y aller, faut y aller, se dépêcher, devancer l’appel, savoir qu’on est sur la liste, ne pas attendre son tour, ne pas espérer y échapper, ne pas remettre à plus tard la fonte des rêves. « Chaque chose en son temps ! »  Foutaises ! Pas celle là. Celle-là, je l’ai faite d’abord, d’instinct, toutes émotions cessantes. Quand faut y aller, faut y aller directement  au diable, aller s’y faire voir, montrer le bout de son nez. Que le mal soit déjà fait !

C’est toute l’histoire qui en dépend, le « Il était une fois,.. ». Et il était une fois, une princesse qui refusait de s’endormir au fond du bois, qui voulait dire je t’aime du « J » jusqu’au « E », sans rien oublier de l’autre, sans rien inventer, que soi. C’est l’amour qui donne ça, le paradis en passant par l’enfer. Saloperie d’itinéraire, difficile à modifier. Y’en a peut-être d’autres, j’ai pas trouvé. De toutes façons, faut traverser le feu, parcourir tous les tremblements, sans oublier les blessures qui s’ouvrent avec les yeux, Bleus incurables.

 

132  pages au format 14 x 21, + un CD, 55 minutes d’enregistrement de l’auteur sur une création sonore de Bruno NöX Méria, 12 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 21:20

Entre la salle des fêtes de Châteauroux-les-Alpes et notre épicerie littéraire, Gros Textes fêtera ses 20 ans dans le cadre de la manifestation l'ivresse des livres. Ce sera le 13 mai. Pour en savoir plus c'est là :

link

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 21:03

Pedini-polder-153.jpg

Prendre part à la nuit de Jean-Baptiste Pedini (polder 153)

 

Si les textes qui composent ce livre sont des sortes de photographies d’instants crépusculaires, de moments suspendus en pleine nuit, des instantanés de vie dans l’obscurité, j’ai le sentiment qu’ils témoignent en contrepoint des ombres qui habitent l’esprit du veilleur, tellement d’ombres qui se bousculent, celles de l’enfance et de ses peurs, celles des visages absents, de la solitude, de la difficulté à être.

 

Ce qui se joue, en somme, (…) c’est une cicatrisation : à la fois, elle rappelle la blessure et dit le travail pour en réparer les dommages. Reste une trace sur la peau dont on peut apprécier le dessin qu’on pourra lire de multiples manières.

 

Jean-Christophe Belleveaux

(Préface)

42 pages au format  10 x 15, couverture : Lise Debelroute, 6 € (+ 1 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

 

 

La bonne humiliation de Jean-Marc Proust (polder 154)

 

Proust-polder-154.jpg

Mes poèmes ne sauvent pas

ils maintiennent.

Ils n’exaltent rien, ils constatent.

Mes poèmes ne sont pas intelligents,

ils refusent le mystère et le trope.

Ils s’écrivent sans pulsation ni rythme.

Ma poésie se tient droite comme un urinoir.

Elle est un vieux pansement sale.

Je suis né sans suicide ni désespoir.

Je suis né rien.

De ce rien j’ai créé la maladie

et j’ai pensé que j’avais bien fait.

De cette maladie est née l’humiliation

et l’humiliation est bonne :

elle est la vie.

 

50 pages au format  10 x 15, + 4 pages couleur recto de Marie-Christine Texier, 6 € (+ 1 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

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Portrait du blogueur

dans un spectacle Gaston Couté

couté

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pourquoi bloguer

Je m'efforce d'insérer dans ce blog les annonces des publication des éditions associatives Gros Textes, des billets d'humeur et des chansons de ci de là. Ceci n'ayant rien d'exhaustif.

pour commander des livres

Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions :
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes

pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net

bouquinerie

 

 

Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.