Partager l'article ! Serge Maisonnier: Le matérialisme est peut-être sans âme mais a beaucoup d’esprit. Le grand malentendu entr ...
Le matérialisme est peut-être sans âme mais a beaucoup d’esprit.
Le grand malentendu entre la tradition juive et le logos grec c’est le christianisme.
L’amitié est sans doute née du troc, du commerce entre les hommes. L’amitié d’abord, puis la guerre ensuite.
Dans sa troisième méditation Descartes conclut avoir très évidement démontré l’existence de Dieu. Et c’est lui qui dans sa préface taxe les athées d’arrogants.
Avec Marx, Nietzsche et Freud la modernité aussi a eu ses tyrans de l’esprit.
La Renaissance, du christianisme contaminé par l’art. Le Romantisme, de l’art contaminé par le christianisme.
L’aphorisme a au moins deux atouts. Le premier, et pas le moindre, est de ne pas lasser par de trop longs développements, et le second, d’obliger le lecteur, frustré par la concision, à penser par lui-même.
88 pages au format 14 x 21, 8 €
dans un spectacle Gaston Couté
Si des ouvrages présentés dans ce blog vous intéressent, vous pouvez les commander en envoyant un chèque correspondant à la somme indiquée (+ un forfait port de 1 €) à l'adresse des éditions
:
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes
pour tout renseignement complémentaire (conditions d'envois et de remises pour les libraires, collectivités...), vous pouvez écrire à gros.textes@laposte.net
Les pages ventes par correspondance sont en chantier.
Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.
Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.
Les aphorismes ont ceci d'intéressant que leur fausseté obligatoire contraint le lecteur à rectifier de lui-même.
La concision est soit l'effet d'une pré-connaissance partagée, comme à Sparte, soit d'une paresse qui craint d'avoir à se hasarder dans les détails, où justement se tient le diable.
A dix ans, on écrit un quatrain pour la fête des mêres. A dix-huit, une profusion de poèmes enflammés à sa belle. A vingt huit on se voudrait littérateur. Après, vient une période incertaine. A cinquante ans on est revenu de la poésie. A cinquante huit on se met à écrire ses mémoires. A soixante on en est fatigué et on préfère jeter de temps ebn temps sur le papier un aphorisme, histoire de se dire qu'on n'a pas renoncé...
La poème est mouillé comme la rosée, l'aphorisme sec comme un coup de trique.
Il faut bien des tyrans de l'esprit, sinon les civilisations ne penseraient pas.
Lorsque Descarte expose sa preuve ontologique, l'idée qui la sous-tend est d'une profondeur qui vaut cent fois le pari mesquin de Pascal.
Ce qu'on ne peut imaginer n'existe pas. Ce qu'on peut imaginer a existé, existe ou existera quelquefois. Ce qui est en revanche excèdera toujours l'imagination des hommes.
L'aphorisme ne démontre rien; ce n'est d'ailleurs pas là sa vocation. Un aphorisme doit être provoquant. C'est la philosophie à "coup de marteau". Un aphorisme n'est ni vrai, ni faux; seulement, et c'est déjà pas si mal, sentencieux. Il assène ses vérités sans démonstration. Libre à chacun d'en faire ce qu'il veut. Et même de n'en rien faire. C'est, en tous cas, dans cet esprit que j'écris mes aphorismes.