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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 20:16

Une heure avec la revue Décharge n°173 (http://www.dechargelarevue.com/Decharge-173.html).

J’aime bien Jean-François Mathé, ses textes, l’auteur je le connais pas. « Tu as regardé le vent / finir en lambeaux dans les arbres / et plus aucun appel n’est venu / de ce que tu avais pris pour une voix. » Il est de ces auteurs dont les phrases font presque toujours écho, je sais pas pourquoi et ne cherche guère à le savoir.

Sympa, trop sympa Jacmo, on dirait qu’il a pensé à moi question écho en faisant se succéder Mathé, Sourdin, Berchoud et Cornière.

 

Aller, de Bruno Sourdin, je vais sortir pour les besoins de cette heure un memoriam à l’ami Jégou, le marin sorte de parrain de Gros Textes (un des tout premiers poètes à nous avoir confié des textes du temps où je connaissais personne) «… Et maintenant qui m’appellera frère ? / Qui versera du vin pour me consoler ? Qui braillera avec moi à tue-tête sans se soucier du lendemain ? / Qui m’accompagnera dans ma longue nuit ? / Tous sanglots ravalés // Je détourne la tête pour cacher mes larmes / Je sais seulement qu’il est parti / Je ne sais où » (en gras un vers extrait de « Une meurtrière dans l’éternité » d’Alain). Je me souviens, ça me fait penser à notre au revoir sur un quai de gare à Gap une fois qu’on l’avait invité par ici. On avait tous les deux caché nos larmes avant de nous quitter. C’était la deuxième fois qu’on se voyait et comme il était déjà bien malade, chacun se doutait qu’il n’y aurait pas de troisième.

 

Merde, y’aurait pas des trucs plus gais ? Ben non après c’est pareil pas pire avec des extraits de « le dit des rides » de Bruno Berchoud. Il excelle pour parler des vieilles personnes Berchoud. Là c’est sa maman. Un peu d’humour quand même lorsque la Mère s’insurge quand son fils lui ramène un ventilateur – faut ventiler les vieux depuis qu’ils sont morts en grappes en 2003 – « Elle dit, le geste à la parole sa main en marionnette à hauteur de la tempe, c’est mon fils qui déraille prendrait sa mère pour une voiture ». Malgré tout, il arrive un moment où c’est comme ça « Mais non ma mère, la chaise ou l’escabeau tu n’y monteras plus », on en est tous là.

 

François de Cornière, ben lui il fait toujours dans le condensé de vie qu’il fait tenir avec son temps et son espace en quelques lignes qui font mouche à tous les coups. La question banale, le petit nuage que tu sais pas pourquoi il vient te bouleverser, la musique du moment, les vieilles photos comme des fantômes ou des voix lointaines qui se sont tues (pas tout à fait quand même, déconne pas, sinon le poème sert à rien), des scènes de film avec un silencieux (le machin pour tuer en toute discrétion), une pancarte au bord de l’autoroute qui indique ligne de partage des eaux… « Mon émotion est toujours là. / Je me demande / ça tient à quoi ? / ça tient à quoi ». J’en suis là aussi et je crois que je me fous de la réponse.

 

Si vous avez encore le temps pour une jolie chanson zavez qu’à cliquer là : https://www.youtube.com/watch?v=4az34HljL9s

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