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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:39

La semaine de Gros Textes n°3 (20-26 janvier)

 

Cette semaine j’ai quasiment bouclé la fabrication du livre de François Philipponnat évoqué la semaine dernière, « cent remarques sur tout » tomes III et IV.  Aller encore un petit extrait :

Dans les trains

les gens regardent

leur billet de train

 

- En vélo, non

 

J’ai également achevé la mise en page d’un bouquin que je ne vais pas tarder à fabriquer « C’est ça qui me plait et tant pis pour les emmerdeurs » de Billy Childish, en éditions bilingue traduit de l’anglais par Jean Poncet. Voici la quatrième de couverture :

« … et puis on sort dans la rue on a un fils qui vous aime et qu'on aime aussi et on boit du thé et on a plusieurs paires de pantalongs une voiture cabossée et tout plein de chapeaux – on a une femme on dîne en ville on fait l'amour on dort comme un grand et aussi le matin on chie – parfois on se rase – on se laisse pousser la moustache et on palpe l'arrière de ses dans avec sa langue – j'ai les tibias comme des couteaux une pipe en terre dans la gorge et des poèmes pour vous tous c'est ça qui me plaît et tant pis pour les emmerdeurs. ».

Pour faire plus ample connaissance avec ce drôle de bonhomme on peut aller sur wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Billy_Childish

Sur you tube, on trouve des extraits de ses concerts. J’y reviendrai, je pense que ce sera une publication importante pour nos éditions tant l’originalité de style de l’auteur est forte et correspond parfaitement à l’esprit Gros Textes.

 

J’ai lu

« Urticantes » de Jean-Claude Touzeil, illustré par Yves Barré, Rougier V. éd.,

http://www.rougier-atelier.com/ c’est plein de malices, d’humour, de trouvailles, jeux de mots, détournements et approximations, un inventaire de questions où la gentille drôlerie fait mouche à tous les coups. Je peux citer au hasard pour un aperçu de l’affaire : « Est-ce qu’il vous arrive d’avoir peur devant un distributeur de jetons ? », « Est-ce qu’on peut affirmer avec certitude que le mois d’août ? », « Est-ce que quand oiseau nous fûmes, nous nous plûmes ? », « Est-ce qu’avoir le cul entre deux chaises peut véritablement faire avancer le dossier ? » et le petit mouton noir littéraire pour conclure : « Toi savoir si scriptman « La disparition » toujours vivant ? »

 

« Après les morts etc… » de Stani Chaine, éd. La rumeur libre, http://www.larumeurlibre.fr/ . Sous titré « (inconsidérations) ». Il règne sur ces inconsidérations un mélancolie légère qui n’a rien de triste, qui tente de coller au plus près de l’existence avec ses amours et ses visages, les saisons et les départs, le temps et les tombes, Stani restitue tout ça avec application en petits textes en prose et une grande délicatesse, l’art de la bribe : « Tout provient des bribes… Les bribes sont des déchets, des traces, des passages, des fragments arrachés au fil de rencontres…  Les bribes s’inscrivent sur une page blanche qui voyage… Que dire de l’après ! Un épiphénomène ; quoi qu’il en soit. Et tout redevient bribes. La vie, quoi.»

 

« Rais de soleil dans l’hiver » de Jean-Noël Guéno, éd. du Petit Pavé,

http://www.petitpave.fr/catalogue-coll-semainier-4-15-1.html  . J’ai toujours dans un coin le projet d’un numéro thématique de la revue Gros Textes sur « les gens de peu ». Ce recueil m’y fait penser tant il est un hommage à « ceux qui ne sont rien ou si peu, qui avancent colmatant les brèches de l’épave avec les mains, le cœur. Soutiers d’un monde cruel, quand d’autres comptent, amassent, pillent, méprisent. » . Plane sur ce recueil l’ombre de René-Guy Cadou, le poète de Rochefort, emblématique de tout un courant d’humaine simplicité : « Oui, seulement vivre, et goûter à la douceur des jours, sans tenailles dans le corps. La beauté à fleur de lèvres devant la mer étale. Le cour ouvert comme une auberge de Cadou : la salle est sombre dans la clarté d’été, fraîche et profonde, le vin et l’eau glacés ; le temps s’est arrêté dans le murmure léger des voix… »

 

Et une chanson pour terminer. On reste du côté de la douceur de Cadou dans une interprétation de Marc Robine.

 

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Les pages ventes par correspondance sont en chantier.

Nous allons tenter dans les semaines qui viennent de proposer à la vente à partir du blog certains livres de notre épicerie littéraire.

Pendant le chantier, si vous tombez sur un bouquin que vous cherchez, vous pouvez envoyer un mail à gros.textes@laposte.net, et on vous dit comment faire.